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La Cathédrale St Just et St Pasteur de Narbonne (11)


L'Abbaye de Bonne-Dame-de Bourg-Dieu
La Cathédrale St Just et St Pasteur

Place sous le patronage de saint Just et de saint Pasteur, c'est un édifice des plus remarquables par la hauteur de sa voûte et la hardiesse de sa construction. Il n'y a de bien entier que le chœur, mais c'est sans contredit un des plus beaux édifices gothiques que l'Europe possède, par la pureté du style de l'architecture, et par la richesse et la profusion des ornements ; les voûtes ont dans œuvre 40 mètres d'élévation, la légèreté et la grâce des piliers, la multiplicité et le luxe des vitraux, la solidité et la hardiesse d'exécution des travaux extérieurs, tout concourt à rendre cet édifice très remarquable ; aussi les connaisseurs de tous les pays le considèrent-ils avec autant d'intérêt que de curiosité ; il est, dans l'état actuel, le quart de ce qu'il devait être dans son plan primitif. L'ensemble de ce monument annonce le beau temps de l'architecture gothique ; cependant les deux tours qui le surmontent manquent un peu de légèreté, et n'offrent pas ces découpures élégantes que l'on admire sur la plupart des tours gothiques de la même époque, et que l'on remarque même dans plusieurs parties de l'édifice.
On lit dans les anciennes chroniques, que cette église fut consumée par les flammes au Vème siècle. Un évêque, nommé Rustique, commença à la rebâtir en 441, et l'on prétend qu'elle fut achevée en 445, ce qui annonce assez l'état où elle devait se trouver. Charlemagne en fit recommencer la construction sur un plan plus vaste, mais sans doute très peu solide, puisqu'elle tomba en ruine du temps de Louis IX. A cette époque, un archevêque de Narbonne, qui avait accompagné le roi en Afrique, entreprit la reconstruction de ce temple, qu'avait préméditée son prédécesseur Guy-Fulcoldi, devenu pape sous le nom de Clément IV. Ce pape envoya de Rome à Maurice, archevêque de Narbonne, la pierre fondamentale de cette église, bénie d'avance ; la fondation fut commencée le 13 avril 1272. La construction du chœur, celle des chapelles et les deux grandes tours ne furent achevées qu'en 1332; mais la nef ne fut point bâtie. L'édifice resta ainsi imparfait jusqu'au commencement du XVIIIème siècle, époque ou un archevêque de Narbonne, nommé Ex.Laberchère, résolut de le continuer ; il posa la première pierre de la nef le 13 avril 1708. Quelque temps après l'argent manqua, et le travail fut suspendu. En 1772, M. de Beauveau, archevêque, essaya de le continuer, et ne fut pas plus heureux. Enfin, depuis 1840, les travaux d'achèvement se poursuivent avec activité, grâce au zèle du conseil de fabrique et au concours du gouvernement.
Au milieu du chœur de l'église cathédrale, on voyait jadis l'un des plus anciens tombeaux des rois de la troisième race : celui de Philippe le Hardi, mort à Perpignan en 1285. Le corps de ce prince ayant été transporté de Perpignan, on le fit bouillir dans de l'eau et du vin, afin de séparer les chairs, qui furent enterrées à Narbonne, des os qui furent rapportés à Paris.
On a rétabli dans une chapelle de St-Just un mausolée sur lequel on voit une assez belle statue en marbre blanc, portant l'armure en usage au XVème siècle ; elle représente un guerrier nommé de Lasbordes, dont les descendants existent encore, dit-on, à Narbonne


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