Bouton


Bertrand Du Guesclin



Voici un personnage pour le moins controversé ! Si pour certains historiens, il est un héro national, ayant défendu la couronne de France avec bravoure et héroïsme, pour d'autre il n'est qu'un sombre coupe jarret plus enclin à pourfendre les juifs et dont la carrière militaire n'est qu'une succession de désastres et d'avatars de toutes sortes. Même l'origine de son nom n'est pas sûr, de plus certains historiens lui conteste même la particule qui précède son patronyme. Alors qui croire, les historiens modernes qui en ont fait un héros national où bien ses chroniqueurs contemporains qui ont décrit toutes ses exactions. Je laisse le lecteur juger par lui même !


Bataille des éperons d'or
Bataille des éperons d'or- Nicaise de Keyser, 1836

Bertrand Du Guesclin, fils aîné de Robert II du Guesclin (v. 1300-1353(Selon Froissart le nom serait Claiquin, Claikin, Claiakin et Bertrand Clacquin pour le chroniqueur de l'Histoire des Quatre Premier Valois ), seigneur de la Motte-Broons et de son épouse Jeanne de Malesmains (morte en 1350), dame de Sens. Sa laideur (on dit de lui qu'il est «le plus laid qu'il y eut de Rennes à Dinan»), et sa brutalité lui valent l'opprobre paternelle, et il doit gagner le respect de la noblesse à la pointe de son épée. Il se fait remarquer dès son enfance par sa force, son habileté dans les exercices du corps et ses gouts belliqueux. Lors d'un tournoi sur la Place des Lices à Rennes, où il a interdiction de participer, il défait tous ses adversaires, avant de refuser de combattre son père en inclinant sa lance par respect au moment de la joute (à la grande surprise de l'assemblée). il n'a alors que 15 ans.


Pour certains historiens le Tournois de Rennes n'est qu'une auréole imaginaire dont ont affubla Du Guesclin afin de justifier l'héroïsme de ce grand guerrier. Pendant les treize premières années de guerre pour la succession de la Bretagne, il brille par son absence. Simon Luce remarque "Aucun document authentique ne permet de dire ce que fit du Guesclin pendant les treize premières années de la guerre...Nous l'avons complètement perdu de vue.. C'est une lacune regrettable.. Nous ne savons si Bertrand participa aux combats mais il est certain que les montres* assez nombreuses que l'on à conservées des gents d'armes français enrôlés pour une expédition ne mentionnent pas son nom"

Bataille des éperons d'or
Victoire de Bertrand du Guesclin à Montiel le 14 mars 1369

Pour Cuvelier, auteur d'une chanson de geste, il définie l'époque où évolue Du Guesclin et une période de doutes, de trahisons permanentes, de turpitudes et de violence abjectes. Nous sommes aux XIVème siècle, la violence est étendue sur tout le territoire nationale. Des bandes de brigands comme les Tard venus, les Flagellants et autres routiers sillonnent la France semant la mort et la désolation sur leurs passages. La monarchie est conduit par des être falots, plus préoccupés de la splendeur de leurs oripeaux que par le bien être du petit peuple qui vit dans une misère noire. La fine fleur de la chevalerie a été décimé lors de batailles conduites par des être incapables et arrogants, et pour finir la grande peste de 1348 a décimé plus d'un tiers de la population. Voila pour le contexte dans lequel évolue Du Guesclin. A cette époque où la loyauté chevaleresque avait encore un sens, où l'honneur était aussi une vertu, on se battait toujours après s'être présenté de front devant l'adversaire.
Bertrand fut le champion des agressions dans le dos, des embuscades et des combines pernicieuses, tuant même les chevaux pour mieux occire les cavaliers, ce qui qui pour un chevalier était le comble de l'infamie. Le seul endroit où l'ont est sûr de le retrouvé est à la tête des Grandes Compagnie pendant la guerre de succession de la Castille, soutenant Henri de Trastamare contre Pierre le Cruel. Et pendant cette période il accompli les pire exactions contre les juifs d'Espagne qui, jusqu'alors vivaient en bonne intelligence, avec les Ibères et les Maures. Que ce soit à Magalon, Borja ou Briviesca, il sema la mort et la terreur. Dans cette dernière, les juifs s'étant réfugiés dans une tour, Du Guesclin ordonna à ses sergents :"Apportez moi des graisses et oignez de tous côtés la porte de cette tour"; il embrasa lui même la porte et participa à la mises à mort, avant d'aller piétiner les cadavres dans la tour devenu un crématorium. Trois fois prisonnier, pendant les grandes batailles, comme à Najera, vaniteux, servile, vendu à la Couronne qui par trois fois paya sa rançon, voila un portait peu flatteur de celui qui sera nommé Grand Connétable de France en 1370 par le roi Charles V. Il meurt le 13 juillet 1380 devant le siège de Châteauneuf de Randon alors qu'il combat les Grandes Compagnie !


*Montres : Présentation des hommes d'armes aux seigneurs qui les commandaient, consignées sur parchemin, souvent avec le montant de la solde et l'armement.

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