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Marguerite de Navarre


Marguerite de Navarre - Jardin du Luxembourg

Elle est connue connue également sous le nom de Marguerite de Valois, ou encore Marguerite d’Angoulême. Elle est née à Angoulême le 11 avril 1492 et elle est la sœur ainée de François Ier. Elle est la fille de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie.
En 1509, elle épouse le duc Charles d’Alençon, le couple vit alors dans l’austère château d’Alençon et pour cette jeune fille de 17 ans entourée d’une belle-mère bigote, et d’un mari illettré, qui ne pense qu’à la guerre, la vie est loin d’être heureuse, mais l’avènement de son frère au trône de France le 1er janvier 1515 va complètement bouleverser sa vie, cadeaux somptueux, bals, titres, elle est l’une des premières dames de la cour et elle éclipse la timide reine Claude, l’épouse de son frère.
Très cultivé, elle entre en contact avec les lettrés et savants de son époque et deviendra protectrices de certains.
En1520, elle publie ses premiers essais poétiques dont le « Dialogue en forme de vision nocturne », qu’elle écrit après le décès de la petite Charlotte de France. Sa correspondance avec l’évêque de Maux, Guillaume Briçonnait, qui devient vite son directeur spirituel témoigne de ses préoccupations intellectuelles et spirituelles.
Au lendemain de la défaite de Pavie, Sa mère Louise de Savoie, qui exerce la régence du royaume envoie sa fille en Espagne et Marguerite se voit confier les délicates négociations avec l’empereur Charles Quint afin d’obtenir la libération de son frère.
En 1525, son mari décède et en 1527 elle épouse en seconde noce Henri d’Albret. De leur union naîtra Jeanne d’Albret, la mère de celui qui deviendra Henri IV. En 1530, Marguerite donne naissance à un fils qui décèdera à l’âge de 6 mois. Le 22 septembre 1531, la France perd une des grandes dames de la Renaissance en la personne de Louise de Savoie.
Marguerite publie alors son poème « le miroir de l’âme pècheresse » qui lui vaudra les foudres de la Sorbonne. Marguerite se tourne alors à la nouvelle foi dont elle protège les adeptes. À Nérac, elle accueille tous ceux dont l’adhésion au luthéranisme les mettent en danger. Elle héberge Clément Marot, Jean Calvin, et plus tard Pocque et Quintin, les tenants du libertinisme spirituelle.
Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1334 des placards sont affichés dans différentes villes et même sur la porte de la chambre du roi à Blois, ce qui irrite profondément le roi qui se sent insulté. Marguerite est soupçonnée d’être devenue une adepte de la nouvelle foi mais elle n’est pas inquiété par contre elle assiste impuissante aux premières perquisitions et aux premiers bûchers.
En1534, son mari Henri d’Albret, voulant annexer la Navarre espagnole prend contact avec l’empereur Charles Quint et cela déplait à François Ierr. Marguerite se sent écarteler entre ses devoirs conjugaux et sa vive affection fraternelle. En représailles, François Ier impose le mariage de Jeanne d’Albret avec le duc de Clèves, malgré l’opposition de sa sœur qui fera tout afin d'obtenir l’annulation de cette union.
Lors de son séjour à Cauterets elle écrit l’Heptaméron.
Depuis 1542, de retour en grâce elle séjourne quelque fois à la cour. En 1547, Marguerite apprend depuis son lieu de retraite à l’abbaye de Tusson, la mort de son frère le roi François Ier. Elle épanche son chagrin dans « La Navire » et « Comédie sur le Trépas du Roi ». En 1548, sa fille, Jeanne, épouse Antoine de Bourbon
Marguerite de Navarre s’éteint, le 31 décembre 1549, dans son château de Tarbes. Elle enterrée dans la nécropole de rois de Navarre dans la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Lescar.


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