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La Cartographie


Carte de Cassini Table de Peutinger

Comment pourrait-on se déplacer d’un point à un autre si les cartes et les plans n’existaient pas ? En une voilà une question embarrassante. Aujourd’hui, grâce à un réseau sophistiqué de satellites, on peut déterminer avec précision le lieu où l’on se trouve. Les GPS et autres outils modernes permettent de localiser exactement l’endroit que l’on recherche, voir même de déterminer le meilleur itinéraire pour si rendre, en tenant compte des conditions de circulation et des différents radars implantés sur les routes.
. On a même eu recours aux satellites en utilisant le GPS pour pouvoir mettre en place le tablier du viaduc de Millau !
Or de tout temps la cartographie a été l’éternel souci des gouvernants de toutes nations. En effets comment gagner une bataille sans les cartes des lieux de combat? Comment faire pour déterminer avec précision l’étendu d’un domaine?
Les romains furent peut-être les premiers à favoriser les cartographes afin de connaitre les limites de leur empire. Mais combien d’autres ont travaillé à tracer routes et hameaux qui ont modèlé la France d’hier, mais aussi celle d’aujourd’hui

Carte de Cassini

L’une des toutes premières cartes routière est peut-être les Tables de Peutinger. Ces tables seraient en fait une copie effectuée par un moine de l’abbaye de Colmar en 1265. Copie réalisée à partir d’un original datant de la première moitié du IIIème siècle, et dont l’auteur serait un certain Castorius.
Cette carte serait peut-être une reproduction de la grande carte de l’Empire Romain dessinée sur le mur d’un portique de Rome et préparé par le gendre de l’Empereur Auguste, un certain Agrippa.
Les tables de Peutinger se présentent sous la forme de onze feuilles de parchemin collée ensemble et représente le monde connu depuis l’est de l’Angleterre jusqu’à l’embouchure du Gange en Inde. La forme en est un rouleau de 6,80 mètres de long sur 34 cm de larges.

César-François Cassini
César-François Cassini

Au fil du temps d’autres cartographes prendront le relais et nous citerons, Abraham Ortell, né à Anvers, le 14 avril 1527 et décédé dans cette ville le 28 juin 1598, qui est un cartographe néerlandais. Il est, avec Gerardus Mercator, le grand fondateur de la cartographie; Guillaume le Testu qui entre 1555 et 1556 publiera un atlas en 56 cartes.

César-François Cassini
Pour les curieux, voici la carte de Piri Reis qui est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapi à Istanbul. Elle est attribuée à l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l'aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l'Afrique et les côtes orientales de l'Amérique du Sud.

Sir Robert, Géographe ordinaire du Roi, qui tracera la Carte du Royaume de France en 1758. N’oublions pas le plus célèbre de tous les géographes français, César-François Cassini dont les 150 cartes de France sont les plus célèbres encore aujourd’hui. Parmi les grands cartographes modernes, nous nous devons de rendre hommage à Élisée Reclus, auteur d’une Géographie Universelle composée de 19 volumes parus entre 1875 et 1894. Citons également Paul Vidal de la Blache, créateur de la revue « Les Annales Géographique» et auteur du Tableau de la géographie de la France publié en 1905. Pour terminer le site de l’I.N.G. (Institut Géographique Nationale) nous donne non seulement les cartes détaillées de notre douce France mais de plus nous pouvons découvrir notre pays, vue du ciel grâce à des photos aériennes et des images satellites.



Gérard Mercator

Gérard Mercator


Le Monument aux mort de 1870 à Marseille
Portrait de Mercator par Frans Hogenberg, 1574
Le Monument aux mort de 1870 à Bordeaux
La projection de Mercator de 1569

Mathématicien et géographe d'ascendance belge ou allemande, Mercator est né à Rupelmonde. Il fait ses études à l’Université de Louvain en 1530 sous la direction de l’astronome Frisius qui l’initie à la construction et représentation du globe. En 1538, il fait paraître sa première carte du monde après celle de la Terre Sainte, sortie l'année précédente. À partir de 1552, il accepte la chaire de cosmographie à l'université de Duisbourg et travaille à l’élaboration d’une projection de la Terre qui le conduit à publier en 1569, les 18 feuilles de « La projection de Mercator » qui fournit enfin aux navigateurs une réelle description des contours des terres.
L’originalité de Mercator repose sur la projection de la surface terrestre sur un cylindre tangent à l’équateur ce qui présente l’avantage de ne pas déformer les angles. On parle aussi de représentation cylindrique tangente, où les méridiens sont espacés régulièrement tandis que la distance entre les parallèles augmente avec la latitude. Ce qui exagère beaucoup les surfaces au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur.
À la fin du XVIème siècle, la géographie du monde est enfin exprimée dans sa forme et ses proportions véritables. Avec l’imprimerie, l’Europe devient un centre d’information et de diffusion de cartes géographiques de plus en plus fiables.
Mercator connut lors de sa vie des démêlés avec les autorités ecclésiastiques, qui le soupçonnaient d'hérésie. Ainsi en 1533, il dut quitter Louvain pour éviter une enquête sur ses croyances personnelles et, dix ans plus tard, il fut arrêté pour hérésie à Anvers et emprisonné à Rupelmonde, mais réussit à se tirer de ce mauvais pas.
Mercator fut inhumé à Duisbourg, où il vivait depuis 1552 et où ses ouvrages sont exposés. .


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