# # # # # # Bouton

La Bataille de Mérignan (14 septembre 1515)



La Bataille de Marignan

Tout écolier doit connaître par cœur quelles que dates importantes de l’Histoire de la France. 1515 fait partie de cette liste de dates et doit être aussi enregistré dans le cerveau de nos petites têtes blondes au même titre que 1789 ou 732.

Depuis Charles VIII, les rois de France tentent de pénétrer en Italie, mais l’Europe s’oppose à leurs ambitions, en Italie même, ils rencontrent tantôt l’appui, tantôt l’hostilité des puissances locales. En 1495, Charles VIII doit abandonner complètement la péninsule. Son successeur, Louis XII, après une nouvelle tentative, ne conserve que le Milanais, mais une puissante coalition, la Sainte Ligue, se forme contre lui, vaincu, il quitte à son tour le pays.
A peine couronné, son cousin, le jeune et brillant François Ier, veut regagner le terrain perdu ; il s’assure l’alliance de Venise et la neutralité de l’Angleterre.
Mais le duc de Milan, Maximilien Sforza, est protégé par une puissante armée suisse, intervenue en Italie sous l’impulsion du cardinal de Sion, Matthäus Schiner, adversaire acharné des Français. En aout 1515, ayant tourné les Suisses, François Ier débouche en Italie et avance rapidement. Les confédérés, pris de court, veulent lui vendre leur départ contre une somme de 700 000 écus, abandonnant Sforza à son sort. Mais le fougueux Schiner, arrivant avec un renfort de 20 000 hommes, les en dissuade ; ils attaquent furieusement les Français.

Bataille de Marignan, dessinée d'après le bas-relief de Primatice de Bologne, sur le mausolée de François Ier, à Saint-Denis

L’engagement a lieu à Marignano, au sud est de Milan, le 13 septembre 1515 ; le terrain, difficile, resserré entre deux marais, empêche le déploiement de la cavalerie française. Les piquiers suisses enfoncent tout, ni le corps des gendarmes royaux, ni la puissante artillerie adverse ne peuvent les arrêter. Interrompu par la nuit, le combat reprend des l’aube du lendemain.
Mais vers midi, surviennent ses alliés vénitiens qui ont marché toute la nuit. Ils prennent les Suisses à revers. Ceux-ci épuisés, amorcent une retraite en bon ordre. Ils gardent une allure redoutable. Leurs ennemis, à bout de forces, ne peuvent les poursuivre.
Cette bataille marque un tournant dans l’histoire Européenne. François Ier annexe le Milanais puis amène tous ses adversaires à composition. Les Suisses affaiblis par leurs lutte intestines renoncent définitivement à la grande politique et signent avec la France une paix perpétuelle.


Plan du site - Moteur de recherche | Index Général | Page Aide | Contact © C. LOUP 2017 .