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Faits divers


La catastrophe du 12 décembre 1917


Chateau Gaillard
Faits divers
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Le jour de l'an 1918 Jean Louis Mélo de Priziac, canonnier au 108° régiment d'artillerie lourde, ne le passera pas auprès de sa famille. Il fait partie des renforts envoyés par delà les Alpes, après le désastre italien d'octobre 1917. L'ennemi arrêté sur les bords de la Piave, les autorités militaires accordent à nos soldats des permissions spéciales. C'est ainsi que le 12 décembre 1917, un train formé de 17 voitures et 2 fourgons part de Bassano pour Chambéry. Il quitte la gare de Modane à 23h15 avec 900 permissionnaires à bord. Peu avant Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), l'horrible se produit : sans motrice à l'arrière pour le retenir, le train prend de la vitesse dans ces pentes continues. Les freins, serrés au maximum, ne répondent plus. Le mécanicien tente le tout pour le tout, il renverse la vapeur. Mais les soupapes éclatent, la vapeur jaillit. Au kilomètre 121, le train explose brusquement. Dix-neuf wagons s'écrasent les uns dans les autres. Ce n'est plus qu'un enchevêtrement de métal et de bois, où le feu, très vite se déchaine. La population et des soldats écossais dont le train vient d'arriver en gare dégagent morts et blessés. Ces derniers sont transportés dans les hôpitaux de Modane et de Saint-Jean-de-Maurienne. Les obsèques des 700 morts ont lieu devant toute la population du village le lundi 17 décembre. Quelques corps sont repris par les familles, mais la plupart sont inhumés dans le cimetière qu'il a fallu aménager à la hâte. Jean-Louis Mélo, l'une des 267 victimes identifiées, repose dans une tombe individuelle.
Ceux qui, brulés ou carbonisés, n'ont pas pu être identifiés, sont inhumé dans des fosses communes. Plus tard, une grande partie de ces victimes seront exhumées et transférées au cimetière national de Lyon-la-Doua..." Extrait de "1914-1918, des champs aux tranchées" ouvrage de l'association Mémoire du canton du Faouët (56) p.187-188

Explosion de Halifax


Halifax Catastrophe de Halifax
Catastrophe de Halifax
Catastrophe de Halifax

Bien que cet évènement ne ce soit pas produit sur le territoire national, elle concerne directement notre pays, puisque cette tragédie a été provoque par l'explosion d'un navire français dans le port de Halifax, en Nouvelle Ecosse (Canada). Le 6 décembre 1917, le transporteur de munition Mont-Blanc, fait escale à l'entrée du port de Halifax après avoir été chargé au États-Unis. Il vient rejoindre un convoie à destination de la France et dans ses cales, il transporte 2 400 tonnes d'explosifs, incluant du TNT, du fulmicoton et de l'acide picrique. Sur le pont du navire sont entreposé des futs de Benzène. A la suite des manœuvres d'un autre navire de secours norvégien le Imo, un collision se produisit entre les deux navires. Les étincelles produites par la collision enflammèrent les vapeurs de benzène et le feu se propageât rapidement au reste de la cargaison du Mont-Blanc. Il s'ensuivit une gigantesque explosion qui pulvérisa le bâtiment Français et détruisit une partie de la ville de Halifax. Le bilan de cette catastrophe a été d'environ 2 000 morts, 9 000 blessés dont 6 000 gravement. L'explosion a été entendue à plus de 450 km et des vitres furent fracassées à plus de 100 km du lieu de l'explosion. Celle-ci provoqua un tsunami qui éleva les eaux du port de deux mètres et l'ancre du Mont-Blanc fut retrouvée à plus de 2,5 km du lieu de la catastrophe. 134 marins ou soldat perdirent la vie dans cet accident.


Chateau Gaillard
Faits divers

Le naufrage de l'Afrique


L’Afrique est un paquebot appartenant à la ligne maritime des Chargeurs réunis ; construit en 1907, il fera sa traversée inaugurale le 22 juillet 1908. Il avait pour mission de rallier les différents ports de l'Afrique française (AOF et AEF) Il sombrera aux premières heures de la journée du 12 janvier 1920, par gros temps, aux abords nord-est du plateau de Rochebonne à moins de 23 milles (42 km) des Sables-d'Olonne (Vendée, France) avec à son bord 568 personnes. Cette catastrophe, considérée comme la plus grande catastrophe maritime française, sera consommée dans l'ombre de la grande guerre et de l’élection présidentielle la même année.


Le tremblement de terre de Nice


Le sinistre imprévu qui vient de jeter la consternation dans nos régions méridionales et s’étendant jusqu’à Lyon, outre de terribles ravages en Italie, à pris en France des proportions dont on voulait, en premier abord, en dissimuler la gravité.
Maintenant que les détails se sont succédé, plus précis chaque jour et plus circonstancies, on peut se faire une idée exacte de l’énormité du désastre dont les conséquences ont amené la mort d’un assez grand nombre de victimes.
Grâce aux divers envois de nos correspondants, c’est à Nice et à Menton que nos illustrations vont transporter nos lecteurs.
Ces deux villes ont été particulièrement éprouvées et la panique y a causé un affolement extrème, autant que justifié.
Dans la matinée du mercredi 23 février, à 5 heures 55 minutes, une formidable secousse a fait osciller sur leur base toutes les maisons de Nice. Cette secousse a été suivit de plusieurs autres.
Aussitôt, tous les habitants se sont précipités au dehors pour éviter d’être ensevelis par une écroulement possible.
Une foule énorme se pressait au hasard, s’entassant dans les rues et sur les places. Le désordre était général et rarement on avait vu d’aussi désolantes scènes. Chacun cherchait un refuge, un abri, se dirigeant vers la gare. Mais tout le monde ne pouvait pas fuir.
Six mille personnes seulement on pu y parvenir, emportées par des trains supplémentaires, les uns roulant vers Paris les autres sur l’Italie.
Cependant, de toutes parts, les voitures de places étaient prises d’assaut ainsi que les cabines de bains, les omnibus, les barques et tout ce qui pouvait servir de gite provisoire. Des campements en plein air se sont installés ça et là. Et tandis que la panique allait en grandissant, les troupes disséminées par la ville, plaçaient des fonctionnaires à la porte des maisons abandonnées.
Heureusement, peu de maisons se sont écroulées, il faut citer cependant l’Ecole municipale de jeunes filles du quartier Saint Etienne, où périt Mme Chaylon, l’institutrice. Il y en a beaucoup d’inhabitables et un nombre considérable de lézardées. Le clocher de l’église Saint August in est tombé. Menton a été surtout fort atteint par le tremblement de terre. Des scènes analogues à celles qui se sont produites à Nice rendait l’aspect de la ville tout à fait navrant.
Maisons et hôtels étaient abandonnées par les habitants , et de nombreux effondrements se sont produits en faisant quelques victimes. Un grand nombre de villas sont plus ou moins endommagées. L’Hôtel des Postes est en ruine, la caserne de gendarmerie est ravagée.

Note : Article parue dans le Monde Illustré du 5 mars 1887


Notre population si gaie, si folle avant-hier, a eu un terrible réveil ce matin. Le mercredi des Cendres a failli être pour notre cité le mercredi des décombres. A 6 heures moins 17 minutes, un terrible tremblement de terre secouait notre cité. La première oscillation a été presque imperceptible, quelques personnes à peine l’ont sentie. Huit minutes après, une seconde oscillation ébranlait les maisons sur leurs bases. C’était comme un déchirement. Tout craquait, les murs, les meubles, les cloches sonnaient, les chiens aboyaient, des personnes effarées, tremblantes sautaient de leur lit et s’empressaient de quitter leur domicile. Bientôt les rues présentaient un spectacle des plus attristants. Des femmes à peine vêtues, affolées couraient ça et là, pleurant, criant, serrant dans leur bras des bébés arrachés tout nus de leur berceau. Le flot humain, de toutes les artères débouchait sur les places. Instinctivement, on demandait du secours contre ce terrible danger que rien ne peut conjurer, on se presse les uns contre les autres, on cherche ses parents, ses amis, comme pour être plus forts pour lutter contre le malheur qui menace. A 6 heures 5, la troisième oscillation se produit. Des femmes se couchent par terre s’évanouissent, les enfants poussent des cris, c’est un spectacle déchirant. On ne se sent plus en sûreté et l’on court plus loin dans la campagne, à la recherche d’un endroit découvert. La secousse est moins forte heureusement, plus légère, mais on n’est pas rassuré et l’on tremble de plus belle. Il n’y a rien de plus effrayant, en effet, que ce danger qui est général, qu’on ne peut ni prévoir, ni conjurer et dont on ne peut se rendre compte. Les maisons sont toutes abandonnées, toute notre population est dehors, on ne pense qu’à sa propre conservation sans s’inquiéter des dégâts.

Relation du tremblement de terre à Nice, parue dans Le Petit Niçois, 24 février 1887


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