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Les loups en France



Vache attaquée par un loup et défendue par des taureaux - Jacques Raymond Brascassat, né à Bordeaux le 30 août 1804, mort à Paris le 28 février 1867

Lorsque les loups peuplaient la France Si aujourd’hui, certains déplorent l’apparition de loups sur le territoire national, alors que d’autres s’en réjouissent, la France, a de tout temps été un territoire de chasse pour ce grand prédateur. Entre 1796 et 1797, il y eu 11 838 loups abattus dans notre pays. C’est dire que notre pays en était littéralement infesté et aucune région, excepté la Corse, ne fut exempte de la présence de cet animal sur son territoire.
Sans vouloir faire l’apologie de cet animal de légende, si on a accusé le loup des pires méfaits, sachez également que ce « monstre » a également élevé des enfants des hommes. Pour mémoire, citons la fameuse légende de Remus et Romulus, les fondateurs de, Rome qui furent tous deux allaités par une louve.
Nombre de légendes ont été rédigées avec pour thèmes le loup, représenté souvent comme un animal terrifiant, voir même, démoniaque.
La fameuse bête du Gévaudan, fit pendant très longtemps la Une de gazettes tant en France qu’à l’étranger.
Un grand nombre de lieux ont dans leur toponymique le nom du loup, comme par exemple le Pas de Loup à Montpellier, la rue du Loup, de Bordeaux, Le val aux Loup, Canteloup, Chêne aux loups et tant d’autres lieux de France qui rappellent l’existence de cet animal fabuleux. Certains lieux rappellent le courage et la détermination de quelques hauts faits de personne ayant été victime d’une attaque de loup et s’étant défendu avec courage tuèrent leur agresseur. Comme à Vivey, une commune de la Haute Marne où une croix a été élevé à la mémoire de Jean Christophe Léaulté, et sur la plaque apposé sur ce monument on peut lire :
La croix du Loup « A la dévotion de Ian Christophe Léaulté de Vivey, maire de cette commune.
Le 21 décembre 1811, ce respectable vieillard entant dans sa 79ème année, fut assailli en ce lieu par un loup furieux qui le blessa.
Son courage lui rendit son ancienne vigueur.
Armé, seulement d’une petite serpe, il étendit à ses pieds ce terrible animal et délivra ce pays du monstre qui en avait été longtemps la terreur.
Six personnes avaient déjà péri de ses morsures quand leur vengeur en mourut lui-même, 85 jours après sa victoire.
Arrête, passant, honore se mémoire et prie Dieu pour le repos de son âme.»

De nombreux récits racontent les crimes commis par des loups enragés ou non et en France les récits et anecdotes de manquent pas de signaler les attaques meurtrières de cet animal sanguinaires. Pour illustré ces propos, voici quelques récits glanés ici et là sur les terrifiantes attaques de cet animal
A Removille, une croix a été édifié et sur laquelle il est écrit : « en mémoire d’Alexis, fils d’Alexis du Val de Removille, par un loup enragé le 10 octobre 1755 et à l’instant Jean du Sire fut mordu. Prier Dieu pour le leur âme. Requiescant in pace. » La croix comporte deux rosasses figurant des tibias entrecroisés.

Dans le registre des sépultures de Vaumas, dans l’Allier, on peut lire :
- Le 15 mai 1599 a été tué et mis à mort par les loups un serviteur de Mayet Dupérin et son corps tout dévoré par les loups
- Le 10 juin 1599 a été tué et mis à mort par les loups une servante de chez Guette et son corps à moitié mangé et dévoré par les loups et le reste a été enterré au cimetière de Vaumas.
- Le 15 juin 1599 a été tué et mis à mort par les loups une chambrière de Maiet Duperrin. Sa tête fut emportée par les loups et le reste de son corps a été enterre au cimetière de Vaumas.
- Le premier jour de septembre 1599 a été tuée et massacrée par des loups la fille de La Fayette. Son corps a été enterré au cimetière de Vaumas.


La rue Loup à Bordeaux

D’autres récits du même acabit pourraient remplir des pages complètes de ce site. Les registres de très nombreuses paroisses de France relatent des faits similaires. De très nombreuses victimes le furent de loups enragés et si elles n’étaient pas tuées sur coup, elles décédaient des suites de la rage contractée par les morsures des carnassiers. Si les campagnes furent le territoire de loups mangeurs d’hommes, les villes n’échappaient pas à leurs incursions et de très nombreuses cités eurent la visite de loups. A Bordeaux, on racconte que pendant la grande peste de 1347 à 1352, des loup firent intrusion dans la cité et dévorèrent quelques citadins.



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