Ils ont gouverné la France Logo

De Vercingétorix à Hollande

Pharamond

Cette notice trouvée dans un vieux grimoire de la Bibliothèque de France et daté de 1570 et écrit en français de l’époque nous retrace la vie du roi Pharamond. et portant pour titre : « Cronique sommairement traictee des faictz heroiques de tous les rois de France, des personnes, choses memorables de leurs temps. 1570 »
Note : N’ayant que très peu de notion de l’écriture du français en 1570, je vais quant même essayer de vous la traduite pour la rendre plus compréhensive. Je réclame toute votre indulgence pour les erreurs qui se sont glissées dans la traduction de ce texte.



Pharamond

Pharamond, fils de Marcomire, premier duc de Franconnie, autrement la France Orientale, qui après avoir fait preuve de prouesses en plusieurs batailles et rencontre contre les [Vuandel* ] et autres ennemis, fut élu roi sur les Français alors qu’il était âgé de cinquante ans. cette élection eu lieu dans la cité de [ Vuizbourg ], par les voix de tous les princes, ducs et autres seigneurs de France et nommément de [ Salgast ] grand pontife de Jupiter : des philosophes et autres grands prêtres de Diane, du consentement desquels fut le dit Pharamond couronné roi de France en l’an du monde 419 après J.C. Il ressort qu’Honorius, alors Empereur des romains ne fut pas content de cette élection parce qu’elle portait préjudice à son empire si est-ce que les guerres en lui et les [ Gots et Vuandel ] furent cause, qu’il n’y pu donner aucun empêchement. Au moyen de quoi Pharamond régna paisiblement en ses terres qui pour ne vouloir perdre temps ordonna des affaires de son royaume et entre chose notable institua quatre dictateurs : des nobles qui jugeaient des causes et différents. C’est lui qui le premier instaura la loi Salique et autre règlements de son royaume et la police de son peuple qui lors était assez rude et mal façonnée de mœurs et de conditions. En ce tems la [ S. Hierosme] secrétaire de Damasus Pape travaillait grandement à la traduction des lettres Saintes de la Langue grecque en langue latine et mourut au troisième règne de Pharamond, en la ville de Bethleem âgé de 91 ans. Pendant ce même temps les [ Vuandel, Suedes et Allains] usurpèrent le trône d’Espagne. L’année d’après se tint le Concile d’Ephèse tenu contre les [ Nestoriens et Pélagiens ] sous le règne du pape Célestin I natif de [ Champaigne ]. Or après que Pharamond eut régné sept ans, il décéda de ce siècle en l’an de salut 427 duquel il ne se trouve où il fut inhumé. Vray et quelques historiens germains disent qu’il fut porté en grande [ superstition (à la façon des Payens) ] au haut de la montagne[ Frankemberg ]avec son père Marcomire où il avait élu son sépulcre. Note : les mots entre crochet [] sont reproduits textuellement
* Certainement les Vandales

Les Mérovingiens



Clodion le Chevelu (395-448) :

Clodion le Chevelu

Prédécesseur de Childéric, Clodion le Chevelu était le chef des Francs Saliens, peuple originaire de Germanie qui prendront possession du nord de la Gaule entre 425 et 430. Ce roi règne sur Cambrai, Arras, la vallée de la Somme, le Hainaut, la Picardie et la Flandre. Entre sa mort en 448 et l'avènement de Childéric Ier ce situera un certain Mérovée qui donnera son nom à la dynastie des Mérovingiens.

Mérovée (412-457) :

Mérovée Mérovée

Mérovée, dont on ignore la famille, régna après Clodion. A cette époque, la Gaule était divisée, entre quatre peuples puissants, savoir :
1° Les Francs, qui s'étaient fixés dans le nord ;
2° les Bourguignons, établis à l'est sur les bords de la Saône et du Rhône ;
3° les Visigoths, possesseurs des provinces méridionales au delà de la Loire;
4° enfin les Romains qui, conservaient encore les provinces du centre.


La bataille de Tolbiac - Eugène Delacroix
Mérovée

Ces différents peuples étaient ennemis les uns des autres. Mais, en 451, l'invasion du fameux Attila, roi des Huns, dont le nom était redouté depuis les bords du Volga jusqu’à ceux de la Seine, les réunit contre cet ennemi commun.
Mérovée contribua puissamment à la victoire de Châlons-sur-Marne remportée par les quatre peuples des Gaules, sur ce conquérant, qui se faisait appeler le Fléau de Dieu. Attila perdit deux cent mille hommes dans cette journée, et fut chassé des Gaules. Cet exploit de Mérovée affermit les Francs dans leurs possessions, et c'est sans doute pour consacrer la valeur et les services de ce prince que l'histoire a donné aux rois de la première race le nom de Mérovingiens.
Les francs Saliens implanteront leur royaume dans la Gaule Belgique avec Tournai pour capitale. Etant les premiers à avoir exploité le sel par évaporation de l'eau de mer il en n'ont hérité le nom : salien vient de sel !


Childéric (436-481) :

Childéric

Né vers 436, il devient le roi des Francs Saliens. Rejeté par ses proche qui lui reprochent sa luxure, il trouve refuge auprès de ru roi de Thuringe. Childéric reviendra six ans plus tard accompagné de Bésine; l'épouse de son protecteur et le couple donnera naissance à Clovis le plus célèbre des roi Mérovingiens.



Clovis (466-511) :

Clovis

Né à Tournai vers 466 Clovis est un barbare et un païen. Petit roi d'un minuscule territoire, il lui faut à peine trois jours de marche pour attendre les frontières de son modeste territoire. A sa mort en 511, il aura conquit un vaste territoire et aura construit un empire., En 487, il écrase les armées romaine commandé Syagrius à Soissons et prend possession des terres situées au sud de son royaume jusqu'a la vallée de la Loire. Il épouse Clotilde, une princesses burgonde chrétienne de confession. Tolbiac Il résistera pendant cinq ans à son prosélytisme mais sa conversion sera sa plus grande victoire car elle lui vaudra l'appuis de l'Eglise et il gagnera ainsi la confiance des populations gallo-romaine, chrétiennes depuis longtemps. En 497, il écrase les Alamans à la bataille de Tolbiac. Cette victoire agrandira son royaume jusqu'aux Alpes. En 498, il est baptisé solennellement par Saint Rémy, évêque de Reims


Note Le baptême de Clovis
Le baptême de Clovis - François Louis Hardy de Juinne dit Dejuinne

Une légende raconte que pendant la cérémonie de son baptême, une colombe descendit du ciel portant dans son bec la "Sainte Ampoule", huile sacré dont seront oint tous les rois de France.

En 507, il écrase les armées Wisigoths à Vouillé, près de Poitiers. Leur Chef Alaric est tué par Clovis et le royaume de Clovis s'étend jusqu'à la Garonne. En 509, les Francs Ripuaires qui occupent les rives du Rhin sont définitivement annexés. Clovis meurt en 511.

A la mort de Clovis le royaume construit conquête après victoire sera partagé entre les quatre fils de Clovis.


Thierry Ier (511-534) - Royaume de Reims :


Thierry 1er

Fils ainé de Clovis, Il hérite de son père les territoires des Ripuaires avec Colonne, la Vallée de la Moselle avec Metz et Trèves, la Hesse, L'Alémanie et la Champagne à l'est de la France, l'Albigeois, le Rouergue et l'Auvergne au sud. Thierry 1er prendra Reims comme capitale. De cette base il ira soumettre la Thuringe et imposera le tribut aux saxons de Germanie. Thierry 1er décèdera en 534 et c'est son fils Thibert 1er qui héritera du domaine royal que l'on désignera sous le nom d'Austrasie.

Thibert Ier (504-555) - Royaume de Reims/Metz :

Le baptême de Clovis
L'éducation de l'enfance de Clovis - Lawrence Alma-Tadema

Né en 504, il succèdera à son père en 534 et agrandira son royaume en venant en aide à ses oncle Childebert et Clotaire et se verra attribué une partie de la Bourgogne. Il continuera ses conquêtes en allant défaire les Ostrogoths en Italie puis écrasera le Grec Justinien. Il meurt d'un accident de cheval en 548.

Théodebald (535-555) - Royaume de Reims/Metz

Théodebald et le fils de Tibert Ier et il lui succède. Mais dégénéré il meurt sans descendance et s'est son grand oncle Clotaire Ier, roi de Soisson qui prend possession de l'Austrasie.



Clodomir (495 -524) - Royaume d'Orléans :

Clodomir Clodomir

Née en 511, Clodomir est le second fils de Clovis, il hérite des terres s'étendant d'un côté de la Loire jusqu'à Chartres, Sens et Auxerre, de l'autre jusqu'à Bourges et Poitiers. Roi d'Orléans, il choisit cette ville pour capitale. Avec ses frères Childebert et Clotaire, il attaque les rois burgondes Gondemar et Sigismond. S'emparant de ce dernier, Clodomir le précipite au fond d'un puis avec femme et enfants. Le Burgonde Gondemar venge la mort de Sigismond en tuant Clodomir. Gonditique son épouse se trouve veuve avec trois enfants. Clotaire résout les problème de succession en épousant la veuve et supprimant les héritiers. Sur les trois enfant un seul réussira à être sauvé. Vivant caché dans un monastère, Clodoald deviendra moine et fondera l'abbaye de Novientum qui deviendra Saint Cloud.



Childebert Ier (496-558) - Royaume de Paris:

Childebert_Ier

Né en 496 et troisième fils de Clovis, il reçoit en héritage la vallée de la Seine, avec d'un côte les terre s'étendant jusqu'à la Somme, de l'autre jusqu'à l'Anjou et les rivages de la Manche. Il règne également sur Bordeaux et Saintes. Complice pour se partager l'héritage de leur frère Clodomir, il participe à l'assassinat des enfants de son frère et tente aussi de ce débarrassé de Clotaire mais échoue dans cette funeste entreprise. Réconcilier avec son Clodomir ils écrasent les armées du roi Wisigoths d'Espagne Alamaric. Childebert meurt en 558 sans héritier male et c'est son frère Clotaire qui va hériter du royaume de Paris.

Clotaire Ier(497-561) - Royaume de Soisson :

Clotaire_1er

Né en 497 et dernier fils de Clovis il ne reçoit à peine plus que son père avait lui-même hériter à la mort de Childéric : Cambrai, Tournai, Laon, Arras. Soisson est son lieu de résidence. Par un curieux revirement du sort, il va récupérer la totalité du territoire que son père avait laisser en héritage à ses quatre fils.. Bien que marié six fois, à sa mort en 561, il ne laisse que quatre fils et le royaume de Clovis vas être partager une nouvelle fois.

Caribert Ier(521-567) Royaume de Paris :

Clotaire_1er

Fils de Clotaire 1er et d'Ingonde, lui et ses trois frères vont se partager le Régnum Francorum. Caribert 1er reçoit Paris et l'Ouest de la Gaule jusqu'aux Pyrénées. A sa mort en 567, il ne laisse qu'une fille, Berthe et en vertu de la fameuse loi Salique, ses deux frères, Gontran et Sigebert, ainsi que son demi-frère Chilpéric vont se disputer âprement sa succession. La France se trouve ainsi séparée en trois territoires : l'Austrasie, entre la Meuse et le Rhin s'étend jusqu'aux Vosges en englobant la Champagne; la Neustrie part de rives de l'Escaut jusqu'à la Garonne englobant ainsi les royaumes de Soisson et Paris et pour finir la Bourgogne située entre la Loire (les actuels département de la Loire, de l'Allier et la Hautes Loire) le Rhône et la Saône avec pour capitale Chalon sur Saône.

Chilpéric Ier
(529-584) - Royaume de Neustrie :


Chilpéric Ier Brunehaut

Fils Argonde, une des six épouse de son père Clotaire, il est né en 529; il hérite du territoire que son grand père Clovis avait lui même hérité lors de la mort de Childéric. Son avènement marquera l'un des sommet de la sauvagerie du règne des mérovingiens, entre meurtre d'épouses, assassinats commis par ses ex-épouses et massacres son règne sera le règne du sang.
Un maire du palais de Chilpéric, nommé Landri, était l'amant de Frédégonde. Un matin, le roi entra dans la chambre de son épouse; elle était courbée et se lavait la tête ; il la frappa par derrière avec sa canne. La reine croyant que ce coup partait de la main de son favori, dit: Pourquoi me frappes-tu ainsi, Landri ? Bientôt, levant la tête, au lieu de son amant, elle voit le roi son époux. A cette vue, Frédégonde est saisie d'effroi; et Chilpéric, irrité, part brusquement pour la chasse. Après son départ, Frédégonde fil appeler Landri, lui raconta l'événement, et tous deux résolurent, plutôt que de souffrir la torture et la mort, de faire tuer le roi. Celui-ci, arrivant à Chelles au commencement de la nuit, fut frappé, en descendant de cheval, de plusieurs coups de couteau par les satellites de Frédégonde, et expira sur-le-champ. C'est son fils Clotaire II qui lui succèdera à la tête de la Neustrie.


Clotaire II (584-629) Royaume de Neustrie

Clotaire II

A la mort de Chilpéric, Clotaire II n'a que quatre mois, c'est donc sa mère, Frédégonde qui assume la régence. A la mort du roi de Bourgogne, oncle de Clotaire II, Frédégonde accapare la Bourgogne. A la mort du roi d'Austrasie Childebert II, Frédégonde défait les Austrasiens à Latofao. (ce lieu s'appelle actuellement Le Bois du Fay à proximité de la commune de Savigny-Waleppe - Ardennes (06)) - Les Austrasien prendront leur revanche après la mort de Frédégonde et Clotaire sera vaincu à Etampes. En 613, Brunehaut, la reine des Austrasiens ayant commis tant d'exaction que son peuple, lassé, la livre à Clotaire. Celui-ci la fera torturer pendant trois jour avant de la faire attacher nue à un cheval fougueux. Avec son règne, on verra apparaitre le caractère héréditaire de la fonction de Maire du Palais. Clotaire II meurt en 629 en laissant deux fils : Caribert qui mourra trois ans après son père et Dagobert, le roi d'Austrasie.


Dagobert 1er(600-639) - Royaume de Neustrie :

Dagobert 1er

Né en l'an 600, Dagobert 1er monte sur le trône de l'Austrasie en 622. Ce jeune roi n'entend pas se laisser guider sa conduite par le Maire du Palais Pépin de Landen, ni même par l'archevêque de Metz. Très vite il impose son autorité. A la mort de son père, en 629, il prend la couronne de roi de Bourgogne et de Neustrie, ne laissant à son frère Caribert que le royaume d'Aquitaine. En 632, son frère Caribert décède et Dagobert 1er devient le roi unique de tous les Francs. Mais Dagobert se rend vite compte que les peuples de la Neustrie et de l'Austrasie ne peuvent cohabité sous la même couronne. Les Austrasiens on besoin d'un roi bien à eux; c'est donc Sigebert III, fils de Dagobert qui va prendre la tête du royaume d'Austrasie.

Sigebert Ier (535-575) - Royaume d'Austrasie

Né en 535 d'Indegonde, une six épouses de Clotaire Ier, il hérite en 561 de l'Austrasie ainsi que quelques de terres en Auvergne et d'une partie de la Provence avec Marseille, Avignon et Uzès. A décès du roi de Paris, Caribert il hérite une partie de ses possession. En 567, il épouse Brunehaut, la fille du roi des Wisigoths Arthanagild. Jaloux de cette union, son rival Chilpéric répudie sa femme Audovère pour épouser Galswinthe, la sœur de Brunehaut. Jalouse la maitresse de Chilpéric étrangle Galwinche. Brunehaut convainc Sigebert à attaquer Chilpéric dans le but de venger sa sœur. Celui-ci enlève à son frère une partie de l'Aquitaine. En 575, dépouillé de tout son royaume, Chilpéric s'enferme dans Tournai. Son Vainqueur, Sigebert s'apprête à se faire proclamer roi lorsqu'il est assassiné par deux sicaires à la solde de Frédégonde, la sanguinaire épouse de Chilpéric.

Chiperic

Childebert II (570-595) - Royaume d'Austrasie


Fils de Sigebert Ier et de Brunehaut, Childebert II n'a que cinq ans lorsqu'il hérite du royaume de son père. C'est donc sa mère qui va régner à sa place. En 587 elle signe le traité d'Andelot avec Gontran, roi de Bourgogne et oncle de Childebert. Il y est stipulé qu'à la mort de l'un des deux rois, le survivant héritera du royaume de l'autre. En 593, à la mort de Gontran, Childebert hérite de la Bourgogne. Il est empoisonné deux ans après en laissant deux enfants mineurs. Thibert II, qui ceint la couronne de l'Austrasie et Thierry II qui hérite de la Bourgogne.

Thibert II (586-612) - Royaume d'Austrasie

Fils de Childebert II, il n'a que neuf ans à la mort de son père; c'est donc Brunehaut, sa grand mère qui va assumer une nouvelle fois la régence, ce qui a le don d'exciter les grands du royaume. En 599, allié au roi de Bourgogne Thierry II est vainqueur de la bataille de Dormelles où il défait son cousin Clotaire II, roi de Nrustrie et lui enlève le nord de son royaume. Toujours aidé par son frère, il attaque les Basques. C'est alors qu'une brouille s'installe entre les deux frères. Brunehaut soutient le partie de Thierry et elle incite celui-ci à renverser son frère. Thibert est vaincu à Toul et sa sanguinaire grand mère s'en empare et elle fait assassiner lui avec enfants. Thierry II ne règnera qu'un an sur la Bourgogne. A vingt-six ans il est emporté par la dysenterie laissant Sigebert II, un enfant que le roi de Neustrie, Clotaire II, se hâte de l'envoyer rejoindre son père dans la tombe.

Clotaire II (584-629) - Royaume d'Austrasie

A la mort de Thierry II, roi de Bourgogne et d'Austrasie, les grands du royaume redoutant une nouvelle régence de Brunehaut la livre à Clotaire II qui lui réserve un une mort particulièrement horrible. Clotaire veut réunir en un seul royaume la Bourgogne et l'Austrasie. En faisant assassiner Sigebert II, il se retrouve ainsi l'unique roi des Francs. C'est à partir de son règne que la fonction de Maire du Palais sera une charge héréditaire. Se rendant compte que la Neustrie, profondément romaine ne peut pas cohabiter avec l'Austrasie, qui est est profondément germanique, il donne la Neustrie à son fils Dagobert Ier.


Sigebert III (631-656) - Royaume d'Austrasie

Thierry 1er

Fils de Dagobert Ier et de Radegune, l'une des concubine de son père, il n'a que trois ans lorsque son père le fait sacrer roi d'Austrasie sous la tutelle de Cunibert, l'archevêque de Cologne et de d'Adalgise, duc d'Austrasie. En 639, à la mort de Dagobert, Sigebert conserve son royaume mais c'est Grimoald, Maire du Palais d'Austrasie qui assume la régence du royaume. Profondément religieux, le jeune roi ne pense qu'à fonder ou à visiter les monastère. Ce penchant pour la religion enchante donc Grimoald qui pousse le jeune roi à adopter son fils Childebert, s'assurant ainsi une place dans la succession au trône. Mais Sigebert s'éprend d'une certaine Himnechilde qui l'épouse et de cette union nait Dagobert II. A la mort de Sigebert, c'est son fils légitime Dagobert II qui est désigné roi d'Austrasie, mais Grimoald expédie Dagobert II dans un monastère perdu aux confins de l'Irlande où le jeune roi restera enfermer pendant vingt ans.


Childéric II (650-675) - Royaume d'Austrasie

Childéric II

A la mort de son oncle Sigebert III, Childéric II est proclamé à six ans roi d'Austrasie. Ce petit fils de Dagobert II est le le fils de Clovis II est il est placé sous la tutelle de sa tante Himnechilde, et par le Maire du Palais Lafoaldus. Des dissensions entre les grands du royaume de Neustrie et de Bourgogne lui pemette de se rendre maitre de la Neustrie. Son absolutisme lui attira bon nombre d'ennemis et il sera assassiné dans la forêt de Lognes près de Paris.


Dagobert II (646-679) - Royaume d'Austrasie

Dagobert II

Enfermé pendant plus de vingt ans dans un couvent irlandais, il monte sur le trône de l'Austrasie qu'en 656. Les machination de Grimoald pour l'écarter du trône ayant lamentablement échouées, il se vengera en faisant assassiner Dagobert II trois ans après son accession à la couronne.

Gontran (561-593) - Royaume de Bourgogne

A la mort de Clotaire Ier, le deuxième partage du Regnum Francorum fait de Gontran le roi de la Burgondie. Fils de Clotaire Ier et d'Ingonde, il est né en 545 à Châlons-en-Champagne. En 565 il repousse une invasion des Lombards et il tente de réconcilier son frère Sigebert Ier avec leur demi-frère Chilpéric mais il se rend compte qu'il est plus facile de repousser une invasion Lombarde que de tenir tête à sa belle-sœur Frédégonde. Il accepte alors la proposition de Brunehaut de faire du fils de celle-ci, Childebert II son héritier et son successeur. Ses largesses envers le clergé lui vaudront d'être honorer comme saint.

Childebert II ( 570-595) - Royaume de Bourgogne

Par le traité d'Andelot signé en 587 entre son oncle Gontran et et de sa mère Brunehaut, il hérite de la couronne de Bourgogne. Il meurt empoisonné en 595 et c'est son second fils, Thierry II qui hérite de la couronne de Bourgogne avant de ceindre la couronne de l'Austrasie à la mort de son frère ainé.

Thierry II (587-613) - Royaume de Bourgogne

Thierry 1er Thierry II

A la mort de son père, Childebert II, Thierry n'a que sept ans lorsqu'il hérite de la couronne de Bourgogne. C'est donc sa grand-mère Brunehaut qui assume la régence. Celle-ci profite du fait qu'elle dirige les deux royaumes D'Austrasie et de Burgondie pour lancer ses forces contre Clotaire II, le roi de Neustrie qui est aussi le fils de sa pire ennemie Frédégonde. En 596 les Neustriens seront vainqueurs à la bataille de Laffaut mais en 599 les deux frères Thibert II et Therry II réussiront à vaincre les troupes de Clotaire II et s'emparent d'une partie de la Neustrie. Toujours soutenu par son aïeul Brunehaut, Thierry II défait, à Etampes Landry, le Maire du Palais de Neustrie et délivre sa propre capitale assiégée Orléans, réussissant même à occuper Paris. Une brouille survenant entre les deux frère permet à Thierry II de vaincre son frère Thibert près de Toul. Thierry II livrera le vaincu à Brunehaut qui l'enfermera dans un cachot avant de le faire disparaitre. Thierry II succombera de dysenterie en 613.

Clovis II (637-657) - Royaume de Bourgogne

A la mort de Dagobert Ier, son fil Clovis II ceint la couronne de Bourgogne et de Neustrie alors qu'il est âgé d'un an. Sa mère Nanthilde assume donc la régence, mais ceux qui gouvernent réellement ce sont les Maires du Palais tant de Neustrie que de Bourgogne, laissant le jeune roi à sa layette et sa mère à son fuseau. A sa mort en 657, il laisse un fils Clotaire III qui lui succèdera.


Clotaire III (652 - 673) - Royaume de Bourgogne

Clotaire_III Frédégonde
Une famille de Mérovingiens

Fils aîné de Clovis II et de Bathilde, il n'a que cinq ans lorsque qu'il hérite de la couronne de Bourgogne et de Neustrie, c'est donc le Maire du Palais Erchinoald qui va assumer la régence jusqu'en 558 date de sa mort, c'est donc sous la tutelle du Maire du Palais Ebroïn que ce jeune roi décèdera en 673 laissant les deux royaumes à son frère Thierry III

Thierry III (675-691) - Royaume de Bourgogne

A la mort de Clotaire III, Ebroïn, le Maire du Palais, avait cru pouvoir d'imposer le troisième fils de Clovis II et de Berthilde, mais les seigneurs de Guerre, soutenus par Childéric II, le second fils de Clovis II qu'à l'âge de six ans on avait placé sur le trône d'Austrasie refusèrent ce choix. Thierry fut donc tonsuré et placé chez les moines de Saint-Denis. Ebroïn fut expédié à Luxeuil et c'est Childéric II qui montât sur le pavois comme roi de Neustrie et de Bourgogne. A sa mort, les Neustriens et Bourguignons rappellent sur le trône Thierry III. Le nouveau roi tente de protéger son trône en attaquant les Austrasiens. Malgré l'assassinat de Dagobert II, roi d'Austrasie, par Ebroïn ne donne pas pour autant le royaume d'Austrasie à Thierry III. Le Maire du Palais d'Austrasie, Pépin de Herstal écrase les armés de Thierry III lors de la bataille de Tertry. Cette victoire donne à Pépin de Herstal la main mise sur les trois royaumes Francs, l'Austrasie, la Bourgogne et la Neustrie. Thierry III gardera son titre de roi, mais le pouvoir sera désormais entre les mains de Pépin de Herstal. A la mort de Thierry III, c'et son fils Clovis IV qui lui succèdera inaugurant ainsi la série des rois fainéants et qui sonnera le glas de la dynastie des Mérovingiens.

Les Rois fainéants (691-751)


Les Rois fainéants
Les Rois fainéants

Injustice de l'histoire qui qualifie des gamins de moins de dix ans de fainéants. Rois souvent éphémère dont le règne ne dépassait guère les quatre ans. Ces «Rois des Francs» seront tous rois des trois royaumes, la Bourgogne, l'Austrasie et la Neustrie n'ayant plus été séparés à partir de Thierry III. Ces gamins n'étant roi que de nom, le pouvoir étant entre les mains des Maires de Palais d'Austrasie qui dirigent réellement le pays. Ces rois éphémères ne seront en fait que des figurants servant essentiellement à légitimer le pouvoir de Pépin de Herstal, de Charles Martel et de Pépin le Bref

Clovis IV succède à Thierry III . Roi à neuf ans, il servira de prête nom à Pépin de Herstal qui gouvernera à sa guise le pays. Clovis IV décède à l'âge de treize ans. Le trône revient donc à son frère âgé de douze ans et qui s'appelle Childebert III. A sa mort c'est son fils Dagobert III qui lui succède à l'âge de 12 ans. Mort à seize ans, c'est un certain Chilpéric III qui sera le dernier roi, de nom seulement, de la dynastie mérovingienne.

Curosité de l'histoire car en mourrant, Chilpéric III s'eteindra avec lui la dynastie des Mérovigiens qui avait, trois cents ans auparavent débuté par un monarque de même nom.

Note importante :
Dans un ouvrage découvert sur le site Gallica de la B.N.F. intitulé « Soixante-deux portraits des rois de France depuis Pharamond ; jusqu’à Henri III », œuvre signée Solis et Virgil rédigée entre 1514 et 1562, j’ai trouvé les portraits de rois. S’ils ont coiffé la couronne de France, n’en demeure pas moins totalement inconnus des historiens. Les légendes de ces gravures étant rédigées en latin, leurs traductions s’avèrent être une réelle énigme.
Voici pêle-mêle quels portraits de rois dont le nom ne peut être attribué à aucune notice.


Clotaire_III Clotaire_III


Clotaire_III
Clotaire_III




Les grandes invasions
La Gaule en 561
Accroissement de la puissance des Francs dans la Gaule

La Gaule en 561
La Gaule en 561

Rome n'étant plus en mesure d'assurer la protection des frontières du grand empire romain, des hordes sauvages vont prendre possession de la gaule. Les Alamands, les Vendales, les Wisigoths, Les Francs, Les Huns, vont déferler sur la Gaule détruisant et massacrants tout ce qui s'opppose à leur conquête. Plus tard, on verra même arriver les arabes suivit des peuplades nordiques. Bientôt ses tributs prendront possession de la Gaule et elles y implanterons leur royaume. De conflits en mariages ces territoires seront regroupés sous une même est unique banière, pour former le royaume de France jusqu'à un certain jour de juillet où le nom de royaume disparaitra pour laisser la place à la nation Française

Le roi Pharamond
Pharamond
En 1841 Pierre Henry Revoil débuta un tableau intitulé Pharamond élevé sur le pavois par les Francs (Huile sur toile - H. 1.44 L 1.87). La mort venant interrompre son travail, c'est Michel Phillibert Genod (1795 - 1862) qui l'acheva en 1845

Le roi Pharamond

En 592 dans son Histoire des Francs Grégoire de Tours nous parle pour la première fois d'un des Faramond historiques. Voici le passage en question : « C'est alors que décéda Ragnemond, évêque de Paris et tandis que son frère le prêtre Faramond briguait l'évêché, un certain Eusèbe, marchand syrien de race qui avait fait de nombreux présents, fut nommé à sa place... » (Livre 10, chapitre 26). L'événement se passe en 591.
Au début du VIIème siècle , un neustrien anonyme rédige une généalogie de rois francs. Il cite pour la première fois Pharamond : « On dit que le premier roi des Francs est Faramond. Faramond engendre Clenus et Clodion. Clodion engendre Clodebaud. Clodebaud engendre Clodéric. Clodéric engendre Clovis et Clodomir. Clovis engendre Childebert, Thierry et Clotaire. Clotaire engendre Gonthaire, Caribert, Gontran, Chramn et Sigebert. Sigebert engendre Childebert. Childebert engendre Thibert, Thierry et Chilpéric. Chilpéric engendre Clotaire ». Cette généalogie, remplie d'erreur, n'est pas retenue par la plupart des historiens contemporains. •En 727, le Liber Historae Francorum : l'auteur, un moine de Saint-Denis résume les six premiers livres de Grégoire de Tours en ajoutant 21 informations. Pharamond est l'une de ces informations. L'auteur du Liber Historae Francorum ne connaît pas l'histoire du Vè siècle puisqu'il utilise comme unique source Grégoire de Tours. Il est donc fortement improbable qu'il découvre 300 ans après, un personnage de la généalogie des Mérovingiens alors que Grégoire lui-même n'a pas réussi avant lui.

Les invasions barbares
Les invasions barbares

Les Mérovingiens

Les rois de cette dynastie sont à l'origine de la création de la France. Même si celle-ci est encore morcellée en différents royaumes. Si Mérové est une roi dont on ne connais pas grand chose, c'est lui le premier roi des Francs Saliens. Le plus connus des rois de cette dynastie est Clovis, même s'il doit cette renommé à un certain vase ! C'est lui qui est à commencé à définir les frontières de notre Etat.

Les Mérovingien
Les Mérovingiens - Evariste-Vital Luminais (1821 - 1896)

La Neustrie

Un des États de la France mérovingienne, groupant les provinces du Nord et du Nord-Ouest. Elle se constitua en 561 au profit de Chilpéric, lors du partage successoral de Clotaire Ier. Elle s'opposa souvent à l'Austrasie (Sigebert contre Chilpéric, Frédégonde contre Brunehaut). L'autorité royale s'y affaiblit rapidement et les Pippinides, maires du palais d'Austrasie, refirent à leur profit l'unité des deux royaumes (687).

Carte de la Neustrie
Carte de la Neustrie

l'Austrasie

Royaume mérovingien (capitale Metz) qui comprenait les territoires du N.-E. de la Gaule. Constitué en 561 au profit de Sigebert Ier, ce royaume substitua sa prépondérance en Gaule à celle de la Neustrie après la victoire de Tertry (687). Cette victoire fut remportée sur les Neustriens par Pépin de Herstal, dont le fils Charles Martel restaura l'unité du royaume franc (739), et le petit-fils Pépin le Bref se fit attribuer la dignité royale (751), fondant ainsi la dynastie des Carolingiens.

Carte de l'Austrasie
Carte de l'Austrasie

La Burgondie

Nom sous lequel on désigne l'ensemble des territoires relevant des royaumes des Burgondes. La Burgondie atteignit sa plus grande extension sous le règne de Gondebaud (v. 480-516) ; elle avait alors pour limites le plateau de Langres, au nord-ouest, du côté des Francs; vers le nord et le nord-est, la trouée de Belfort, l'Aar et le Jura du Nord, du côté des Alamans ; au sud, les Burgondes étaient séparés des Goths de Provence par la vallée de la Durance, qu'ils franchirent plusieurs fois ; la limite ouest de leur territoire remontait vers le nord par le cours inférieur de la Loire, la Côte d'Or et le Morvan. Après la défaite de Gondomar II devant Childebert Ier et Clotaire Ier (534), la Burgondie fut annexée au royaume franc.


Frédégonde



Note Frédégonde
Emmanuel Herman Joseph Wallet - Frédégonde armant les meurtriers de Sigebert
musée de la Chartreuse - Douai

Voilà une femme qui est sans doute le témoin le plus représentatif de l’état des mœurs au moment où les rois Mérovingiens veillaient à la destiné de la France. Grégoire de Tour nous la décrit comme une horrible mégère. Née vers 545, Frédégonde entre au service de la reine Audovère, l’épouse de Chilpéric Ier, qui est le petit fils de Clovis et roi de Neustrie. Devenue la maîtresse du roi, elle le pousse à répudier sa femme Audevère. Mais Chilpéric, pour faire pièce à son frère Sigebert, roi d’Austrasie et mari de Brunehaut, fille du roi wisigoth d’Espagne, s’empresse d’obtenir la main de Galwinthe qui est la sœur de Brunehaut. Galwinthe voyant en Frédégonde une rivale souhaite retourner dans son pays l’Espagne. Un matin on découvre le cadavre de Galwinthe qui est morte étranglée, Chilpéric épouse alors Frédégonde en 567.Sigebert désirant venger sa belle sœur, un conflit éclate entre l’Austrasie et la Neustrie et il s’ensuit une longue série de guerre attisées par la haine que se porte Frédégonde et Brunehaut.

Frédégonde bis
Frédégonde devant le lit de mort de l'évêque de Rouen Prétextat.
Lawrence Alma-Tadema (1836 - 1912) Peintre originaire des Pays-Bas

Sigebert, aidé par les Germains d’outre Rhin, commence par l’emporter, mais le jour où il se fait reconnaître comme roi de Neustrie par les sujets de son frère, deux sicaires de Frédégonde réussissent à le poignarder. Chilpéric s’empare de Brunehaut mais non de son jeune fils Childebert II, qui devient roi d’Austrasie. Chilpéric envoie alors contre lui son propre fils Mérovée, mais ce dernier libère Brunehaut et l’épouse ; toutefois, vaincu et traqué, il est acculé à la mort.
Les fils d'Audevère, qu’elle à eu avec son époux Chilpéric, meurent mystérieusement, et ceux de Frédégonde ne tardent à les suivre dans la tombe. Frédégonde accuse alors Clovis, frère de Mérové, de les avoir fait envouter. Clovis est emprisonné et on le retrouve sans vie dans sa prison.

assassinat de Galswinthe
Le roi Chilperic et Frégégonde

Un soir de 584, Chilpéric est assassiné au retour de la chasse et on soupçonne Frédégonde qui aurait craint que le roi ne découvrît sa liaison avec un grand du royaume. Elle exerce cependant la régence au nom de son fils Clotaire II qui vient de naître. Brunehaut et Childebert II alliés au roi de Bourgogne Gontran envahissent la Neustrie, s’emparent de son trésor et la contraigne à chercher refuge dans la cathédrale de Paris. Elle échappe de peu à la mort grâce à l’intervention de Gontran, inquiet de la trop grande puissance de Childebert. Les vainqueurs se partage la Gaule en signant en 587 le traité d’Andelot. A la mort de Gontran, Childebert II lui succède et Frédégonde essaie vainement de le faire assassiner. Voulant éliminer Clotaire II, son dernier rival, Childebert passe à l’attaque, mais il est battu par les troupes de Frédégonde et meurt peu après en 596, il est alors âgé de 26 ans. Brunehaut exerce alors la régence au nom de ses petits fils; Frédégonde ayant repris Paris, Brunehaut lance son armé contre elle, mais celle-ci est battue à Laffaux, près de Soisson en 596. L’année suivante, la mort de Frédégonde laisse la première place à Brunehaut.

L'assassinat de Galswinthe

assassinat de Galswinthe
L'assassinat de Galswinthe - Philastre Fils

Voyant que son frère Sigebert avait pris pour épouse la belle princesse wisigothique Brunehaut, Chilpéric fit demander en mariage la soeur de celle-ci, Galswinthe. Il promit aux ambassadeurs de renvoyer les épouses, qu'il avait déjà, parmi lesquelles la terrible Frédégonde. Le roi des Wisigoths lui envoya donc sa fille, accompagnée de grandes richesses. Chilpéric l'accueillit avec beaucoup d'honneurs. Mais son amour pour Frédégonde, qu'il avait eue auparavant comme femme, provoqua entre eux un grand différend. Comme elle se plaignait constamment au roi d'avoir à supporter des injures et de ne jouir auprès de lui d'aucune considération, elle demanda la permission de rentrer librement dans sa patrie en laissant les trésors qu'elle avait apportés avec elle. Le roi, feignant de nier la chose, l'apaisa par de douces paroles. Finalement il la fit égorger par un esclave et on la trouva morte dans son lit. Quant au roi, après avoir pleuré la morte, il reprit après quelques jours Frédégonde qu'il épousa

La fin des Mérovingiens

assassinat de Galswinthe
Le dernier Mérovingien - Évariste-Vital Luminais - (1821 - 1896)

À partir de 639, à la fin du règne de Dagobert Ier commença l'époque des souverains que le biographe de Charlemagne, Eginhard, nomma les rois fainéants, au IXème siècle dans sa Vita Karoli (Vie de Charlemagne), cela pour légitimer la prise de pouvoir carolingienne. En réalité, leur inaction s'explique surtout par leur faiblesse et leur impuissance. Souvent très jeunes – les querelles familiales pour le pouvoir ne leur laissaient qu'une espérance de vie très faible – les souverains mérovingiens devinrent les jouets de l'aristocratie.
D'autre part, dans un contexte général de crise économique en Occident, les richesses acquises par leurs prédécesseurs s'étaient considérablement amenuisées, à la suite de l'arrêt des campagnes militaires pour étendre le royaume, aux détournements de l'impôt et aux dépenses engagées pour venir à bout des révoltes et pour acheter la fidélité des vassaux.
L'autorité des Mérovingiens s'affaiblit donc pendant cette période de pauvreté et de déclin de la monarchie, tandis que s'imposaient peu à peu les maires du palais ("major domus").

Clotaire_III

Parmi les curiosités de la B.N.F. et disponible sur le site GALLICA, voici un curieux jeu de l’Oie qui trace le portrait de tous les rois qui ont coiffés la couronne de France. .