Bouton

La Bourgogne


Armoirie de burgogne La bataille de Poitiers
La bataille de Poitiers. Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche !

Des peuples celtes venus des rives de la Mer Noire s'Installent en Bourgogne comme les Sénons, les Lignons, les Mendubiens, les Séquanes. Les Eduens contrôlent les échanges commerciaux sur l'axe Saône-Rhône et la Loire. Avec leur cité Bibracte Ils sont les créateurs de l'un des plus grands et les mieux pourvus des oppidums de la Gaule celtique avec ses forgerons, ses fondeurs de cuivre et ses émailleurs. C'est d'ailleurs dans cette cité que Vercingétorix a été proclamé chef suprême des armées gauloises face à l'envahisseur Romain.
Après la défaite des forces gauloises de Vercingétorix face aux légions de César en 52 avant J.C. à Alésia Sainte Reine, la Bourgogne s'installe dans la paix romaine et elle connait un essor commercial important grâce notamment aux grandes voies navigables qui la sillonnent. Cette région devient un carrefour d'échange entre les peuples méditerranéens et les peuples vivants près des côtes de la Manche. À partir du IIIème siècle, le déferlement successif de vagues de barbares venus de l'est, ajouté à l'instabilité du pouvoir de l'Empire romain d'Occident, va mettre un terme à la période de prospérité de la Bourgogne. Le premier raid des Alamans atteint la région vers 256-259 et y sème un peu partout la ruine. Ils réapparaissent en 275-276 et recommencent leurs ravages, qu'aggrave le péril nouveau des bagaudes, ces bandes de paysans chassés de leur terre qui pillent pour leur propre compte..
La Bourgogne tire son nom des Burgondes, peuplade germanique, qui parvinrent, malgré les défaites que leur infligèrent les Huns en 430 et le Gallo-Romain Aétius en 436, à se fixer entre le Massif Central et le Rhin au Vème. Leur capitales furent Lyon, Vienne et Genève. C’est assez dire que le mot « Bourgogne » fut appliqué à des régions très différentes, avant de désigner la province.

D’abord royaume indépendant, la Burgondie fut incorporé auè royaume Franque après la victoire de Clovis et des ses fils sur les rois Sigismond et Godomar entre l’an 500 et l’an534. En 561, Gontran, fil de cClotaire constitua un second royaume de Bourgogne qui subsista jusqu’en 613. Revenue de nouveau au royaume Franque, la Bourgogne fit partie de l’Empire Carolingiens. Au IXème, à la dissolution de l’Empire de Charlemagne, la Bourgogne se morcelle en royaume, duché et comté qui suivront un sort différent.
Le royaume de Bourgogne doit sa naissance à Rodolphe de la grande famille des Welfs, fils de Conrad, comte d'Auxerre. Avec le titre de marquis, il exerce son autorité sur la région située entre le Jura et les Alpes lorsqu'en 888, à mort de Charles le Gros et de la dissolution définitive de l'empire de Charlemagne, il transforme ce duché (issu du pagus Ultrajuranus du VIème siècle qui comprend les territoires de Sion et d'Avenches, avec peut-être une portion du diocèse de Besançon, en royaume. Rodolphe réussit à se faire reconnaître par les grands et prélats réunis à Saint-Maurice d'Agaune, comme souverain et créé le « royaume de Bourgogne ».


Jean sans Peur
Philippe le Bon recevant un manuscrit

Son pouvoir s'étend également sur le diocèse de Besançon. Le duché de Bourgogne Seule le duché de Bourgogne, dont l’histoire a peu de rapport avec celle des deux autres Etats à garder le nom de l’ancienne Burgondie. Dès 880, Boson a perdu son autorité sur ses possessions bourguignonnes. À cette même date, en effet, le comté de Mâcon est donné à Bernard Plantevelue et le comté d'Autun est sous la dépendance du frère de Boson Richard II de Bourgogne, dit Richard le Justicier. Richard, profitant de la constitution par les rois carolingiens d'un grand commandement militaire, de la persistance d'un particularisme et de l'éclosion d'un patriotisme bourguignons, forme une première ébauche d'un ducatus Burgundionum, un duché de Bourgogne. Richard est le beau frère du roi de France Charles le Chauve qui eu pour successeur son fils Raoul, élu roi de France en 923. Raoul céda le duché à son beau frère Gislebert de Vergy. A partir de 938, le duché est gouverné par des princes capétiens, l’un deux, Robert, fils du roi Robert le Pieux, réussit en 1032 à s’y établir définitivement et à fonder la première maison capétienne de Bourgogne.La Bourgogne et Dijon vont bénéficié des faste des ces très puissants seigneurs et Dijon s'embellit de nouvelle constructions comme le palais ducal, et la sainte Chapelle et Dijon deviendra un prodigieux foyer artistique avec des artistes venus de Flandre et de Paris. En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, Louis XI annexe la Bourgogne et fait intervenir ses troupes sous prétexte de défendre les droits de sa filleule Maris de Bourgogne et modifiant sa position en réclamant la réunion de la Bourgogne à la Couronne de France, affirmant qu’en l’absence d’héritier male, le duché comme apanage devait revenir au domaine royal. Des gouverneurs représentant le pouvoir royal seront nommés, comme la Trémouille qui en 1513 fit lever le siège que les Suisse avaient mit devant de Dijon.


Les Ecorcheurs

Les Ecorcheurs

Les Etats de Charles le Téméraire

Les Écorcheurs est le nom donné à certaines Grandes Compagnies, des bandes armées formées d'anciens mercenaires, qui sévirent dans la France du XVème siècle, sous le règne de Charles VII.Sous le commandement de plusieurs grands capitaines qui, du temps de Jeanne d'Arc avaient formé le « parti de la guerre ». On peut citer La Hire, Antoine de Chabannes, le bâtard de Bourbon, Jean de La Roche, Jean Poton de Xaintrailles ou Rodrigue de Villandrando.etc.. Ces routiers désolèrent par leurs ravages plusieurs provinces comme le Centre, le Languedoc, La Bourgogne, etc., se livrant à toutes sortes de rapines, de pillages et d'atrocités comme le massacre des habitants de Germagny, en Bourgogne, brûlés vifs, le 1er novembre 1438, dans l'église du village où ils s'étaient réfugiés. Le roi Charles VII parvint finalement à en débarrasser le royaume en les détournant vers les cantons suisses, où un grand nombre d'entre eux furent massacrés à Saint-Jacques-sur-la-Birse (1444), puis en enrôlant le reste dans l'armée régulière



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