Bouton

Albi



La cathédrale Sainte Cécile, pour rappeler au Albigeois qu'ici c'est l'Église qui commande, et toute velléité de rébellion, contre sa toute puissance sera sévèrement réprimée. Si l'aspect de cette construction est une imposante masse de brique rouge, dès que l'on a franchi le porche, c'est un ravissement. Le porche de la cathédrale est un seul bloc de calcaire qui a été sculpté et ajouré dans le plus pure style de la Renaissance flamboyante.

 
Le Tarn à Albi

Le palais de la Berbies est encore aujourd'hui le siège de l'évêché. Au XVIII, l'archevêque Choiseul-Stanville, frère du duc de Choiseul qui transforme l'ancienne forteresse en jardin d'agrément, et notamment  en aménageant les remparts en lieux de promenade avec une superbe vue sur le Tarn.


Albi en 1840



Cette ville est située dans une belle plaine, sur une éminence dont la base est baignée par le Tarn. Comme la plupart des anciennes villes, ses rues sont étroites, mal percées et bordées de maisons en général fort mal construites. Les places intérieures sont petites et peu remarquables, à l'exception de celle du nouveau quartier du Vigan qui est vaste et régulière, sans pourtant être belle. Les avenues et les promenades qui aboutissent à cette place sont charmantes. Jadis elles furent célébrées par tous les géographes sous le nom de lices d'Albi ; c'étaient alors de longues terrasses bordées de grands arbres, séparées des remparts de la ville par un fossé très profond qui servait au jeu de mail. Sous ces lices sans doute s'étaient rassemblés dans les temps chevaleresques les seigneurs de toute la contrée, pour se livrer au plaisir des courses et des tournois ; c'était là aussi que se rassemblait le peuple pour assister à ces duels juridiques et à ces épreuves de l'eau ou du feu, dont l'atroce cérémonie est décrite dans quelques manuscrits de la bibliothèque publique d'Albi. Aujourd'hui tous les fossés sont comblés et les remparts abattus. De la place du Vigan aux bords de la rivière, vers le nord, s'étend une large voie publique entre des terrasses uniformes et des parapets à hauteur de siège, garantissant une double allée d'ormes. De cette place, en se dirigeant un peu vers le sud, est un beau jardin public planté de tilleuls et de marronniers, entouré pareillement d'ormes de haute futaie, qui aboutissent à trois grandes allées conduisant entre deux chemins, sur une double rampe de marronniers de laquelle on découvre au loin la belle façade de l'hospice tandis que de toutes les autres allées de cette promenade la vue s'étend sur des coteaux plantés de vignes ou sur de riants vallons.
Dans chaque quartier d'Albi sont des fontaines abondantes et salubres; celle de Verdus se réunit les eaux de quatre sources qu'elle jette continuellement par cinq bouches de bronze; et les eaux formeraient une grande rivière si, à quelques centaines de pas, elles ne débouchaient dans le Tarn, après avoir toutefois mis en mouvement deux moulins à blé, Les faubourgs d'Albi, depuis qu'il n'existe plus de remparts agrandissent la ville et l'embellissent; leurs rues sont plus larges et plus populeuses. U n seul pourtant, celui de Castelviel, se trouve dans une position qui ne lui permet ni de s'agrandir ni de s'embellir on y voit les vestiges d'un château fort qui commandait le Tarn et qui garantissait cette petite cité, aujourd'hui réunie à la ville d'Albi. Ce qu'on appelle le faubourg du Pont est un quartier sur la rive droite du Tarn, traversé par deux grandes rues principales dont l'une aboutit à la route de Cahors et l'autre à celle de Rodez. C'est principalement dans ce faubourg que se trouvent les manufactures.


Toulouse Lautrec


Toulouse Lautrec


Affiche du Moulin Rouge

Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa est né le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901 au château Malromé. Bien que né dans cette cite d'Albi, Toulouse Lautrec, a été un peu l'âme de Montparnasse et ont le pourrait le qualifier de publiciste car nombre imortant de ses oeuvre ont été directement inspiré par la vie du quartier. Le Moulin Rouge, l'un des plus célèbre cabaret de Paris, a lontemps bénéficié des peintures de Toulouse-Lautrec.
Mort très jeune, puisqu'il n'avait que 35 ans, il est enterré, au coté de sa mère dans une bourgade de la Gironde, Le Verdelais, célèbre également pour son superbe chemin de Croix.



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