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Troyes


Plan de Troyes
La Cathédrale de Troyes Troyes

Cette ville fut sans doute la capitale de la tribu des Tricasses dont parle Pline, et telle était son importance qu'on y frappait monnaie. Les Romains y construisirent trois tours (tres arces) dont on prétendait naguère encore retrouver des vestiges de là, suivant quelques-uns, son nom de Trecæ ou Treces. Quoi qu'il en soit de ces étymologies, la cité des Tricasses semble avoir eu quelque importance dès le temps d'Auguste. Ptolémée nous apprend qu'elle fut dédiée à l'empereur et prit le nom d'Augustabona. Adrien, Antonin, Marc-Aurèle, Aurélien y passèrent. En 356, Julien, à la poursuite des Allemans, qu'il devait écraser près de Strasbourg, traversa Troyes avec toute son armée. La ville était déjà entièrement fermée de murs.
Dès le milieu du IIIème, siècle, saint Potentien et saint Savinien, prêtres grecs, y avaient apporté de Samos les lumières de l'Évangile. Saint Patrocle, saint Jules et plusieurs autres chrétiens y furent martyrisés. Vers 340, Troyes était déjà siège épiscopal. Son premier évêque fut saint Amator.
Après avoir été repoussé d'Orléans, Attila, se retirant par la Champagne, parut sous les murs de Troyes, qui fut épargnée, grâce aux prières et au dévouement de son illustre évêque, saint Loup, l'adversaire des pélagiens, le compagnon de saint Germain l'Auxerrois. Saint Loup négocia pour la ville sans défense et dut se remettre comme otage entre les mains d'Attila, qui l'emmena jusqu'au Rhin et le renvoya ensuite avec honneur. Moins heureuse au VIIIème et au IXème siècle, la ville de Troyes fut saccagée par les Sarrasins d'Espagne (720) et réduite en cendres par les Normands en 889. Menacée une seconde fois par les Normands au commencement du Xème siècle, elle est sauvée par l'évêque Anségise. Ce même évêque s'empara de l'autorité temporelle, et sans doute que le service qu'il avait rendu favorisa son usurpation. Il disputa la ville au comte Robert, qui parvint à l'en chasser. Mais l'évêque, protégé par l'empereur Othon, revint avec une armée de Saxons, qui, après un long siège, fut contrainte de se retirer. Robert releva les murailles de la ville et se fit bâtir un palais. Il y eut, en 1128, un concile à Troyes; saint Bernard s'y fit remarquer par son éloquence.
Un incendie détruisit une partie de la ville en 1188, sous le règne de Henri II, roi de Jérusalem, la cathédrale Saint-Étienne, l'Hôtel-Dieu disparurent en 1196, la Seine déborda, envahit et mina un grand nombre de maisons.
La mère du comte, alors à la croisade, s'appliqua à réparer tous ces désastres. En 1229, la plupart des grands barons ligués contre la régente Blanche de Castille ayant envahi la Champagne pour se venger de la trahison de Thibaut, le duc de Bourgogne assiégea Troyes. Les bourgeois tinrent ferme ; le sire de Joinville, père de l'historien, vint se mettre à leur tête et réussit non seulement à défendre la ville, mais à faire lever le siège.
Devenue la capitale des comtes de Champagne, la ville de Troyes s'agrandit beaucoup et s'embellit par leurs soins. Elle prospéra surtout par le commerce auquel les nobles mêmes de la province ne dédaignaient pas de prendre part. Les coutumes parlent expressément de nobles vivant noblement et de nobles vivant marchandement.
« La coutume de Troyes, dit AI. Michelet, qui consacrait l'égalité des partages, a de bonne heure divisé et anéanti les forces de la noblesse. » Les nobles appauvris essayèrent de se relever en mariant leurs filles à de riches roturiers. La même coutume décide que le ventre anoblit. Cette précaution illusoire n'empêcha pas les enfants des mariages inégaux de se trouver fort près de la roture. La noblesse ne pas à cette addition de nobles roturiers. Enfin, ils Jetèrent la vaille honte et se firent commerçants. Le malheur, c'est que ce commerce ne se relevait ni par l'objet ni par la forme. Ce n'était point le négoce lointain, aventureux, héroïque des Catalans ou des Génois. L'industrie champenoise était profondément plébéienne. Aux foires de Troyes, fréquentées de toute l'Europe, on vendait du fil, de petites étoffes, des bonnets de coton, des cuirs. Ces vils produits, si nécessaires à tous, firent la richesse du pays. Les nobles s'assirent de bonne grâce au comptoir et firent politesse au manant. Ainsi peu à peu commença l'égalité. Et le grand comte de Champagne aussi, tantôt roi de Jérusalem et tantôt de Navarre, il se trouvait fort bien de l'amitié de ces marchands. »
Cette dégradation précoce de la féodalité, ces grotesques transformations de chevaliers en boutiquiers, tout cela ne dut pas peu contribuer à égayer l'esprit champenois et lui donner ce tour ironique de niaiserie maligne qu'on appelle je ne sais pourquoi, naïveté dans nos fabliaux. C'était le pays des bons contes, des facétieux récits sur le noble chevalier, sur l'honnête et débonnaire mari, sur M. le curé et sa servante. Le génie narratif, qui domine en Champagne, en Flandre, s'étendit en longs poèmes, en belles histoires. La liste de nos poètes romanciers s'ouvre par Chrétien de Troyes et Guyot de Provins.
Les grands seigneurs du pays écrivent eux-mêmes leurs gestes, Villehardouin, Joinville et le cardinal de Retz nous ont conté eux-mêmes les croisades et la Fronde.
L'histoire et la satire sont la vocation de la Champagne. Pendant que le comte Thibaut faisait peindre ses poésies sur les murailles de son palais de Provins, au milieu des roses orientales, les épiciers de Troyes griffonnaient sur leurs comptoirs les histoires allégoriques et satiriques du Renard et de Ysengrin. Le plus piquant pamphlet de la langue est dû en grande partie à des procureurs de Troyes c'est la Satire Ménippée. Les comtes s'appliquèrent toujours à encourager cette industrie qui les enrichissait. Différentes chartes octroyèrent aux bourgeois d'assez larges privilèges la Seine fut divisée en un grand nombre de canaux sur lesquels s'établirent de nouvelles manufactures, quelques-unes fondées par les comtes eux-mêmes ; de vastes halles furent construites ; des lois protectrices et libérales, où les juifs mêmes trouvaient des garanties, attirèrent en foule les marchands de tous les pays. A partir de la réunion de la Champagne à la couronne, le commerce de Troyes perdit de son importance. La décadence des grandes foires de Troyes commença lorsque Philippe le Bel, en 1291, força les négociants italiens à s'enfuir, et qu'une ordonnance de Louis le Hutin défendit tout trafic avec les Flamands. La population décrut en même temps elle était de cinquante mille habitants au XIIIème siècle, elle était tombée à quinze mille au XVIIIème.
Un autre changement important aux institutions du pays fut la réforme des Grands jours de Troyes, cour de justice où siégeaient à certains jours les comtes de la province; les Grands jours furent conservés, mais le roi s'y fit représenter par quatre membres de son parlement.
Une terrible famine en 1304, le mariage de Charles IV avec la fille de l'empereur Henri VII en 1322, plusieurs attaques des Anglais en 1359,1370, 1380 sont les seuls événements remarquables avant l'avènement de Charles VI.
Sous le triste règne de ce prince, Troyes fut plusieurs fois la résidence d'Isabeau de Bavière, du roi et du duc de Bourgogne. Le parlement de Paris y fut transféré en 1418, et un des plus célèbres traités de notre histoire y fut conclu. Le 21 mars 1420, quelques mois après l'assassinat de Jean sans Peur au pont de Montereau, le nouveau duc de Bourgogne, Philippe le Bon, arriva à Troyes avec les ambassadeurs anglais. Il venait faire ratifier au roi Charles VI le traité qu'il avait conclu avec Henri V d'Angleterre. Le 20 mai suivant arriva Henri V, accompagné de ses frères les ducs de Clarence et de Glocester, et dès le lendemain fut signé l'acte honteux qui porte le nom de traité de Troyes. Le roi de France déshéritait son fils, le soi-disant dauphin et donnait au roi d'Angleterre sa fille et la France. Quinze cents bourgeois réunis à la cathédrale jurèrent fidélité au régent. Le 2 juin, dimanche de la Trinité, le roi d'Angleterre épousa Catherine de France dans l'église Saint-Jean. Henri de Savoisy, archevêque de Sens, les maria et bénit le lit. « S'y furent faictes ce jour-là parles Anglois grands états et bombanz, estant richement vêtus et parés de draps d'or et de soie de riches couleurs et chargiés de pierres, que François et Bourgoignons s'émerveilloient où telles richesses pouvoient avoir été prinses. Là estoient du parti du roi le duc de Bourgoigne, par le moyen duquel les traités et alliances se faisoient, et avec lui le prince d'Orange, le seigneur de Joinville. »Dès le lendemain, Henri V emmenait sa femme, le roi, la reine et le duc de Bourgogne au siège de Sens. Pour prix de ses services, Isabeau s'était fait assigner deux mille francs par mois sur la monnaie de Troyes. Depuis, les Anglais occupèrent Troyes le régent Bedfort y épousa la sœur du duc de Bourgogne mais le dauphin, en montant sur le trône, sous le nom de Charles VII, ne tarda pas à reprendre la ville.

Note

Après la prise d'Orléans, Jeanne d’Arc, allant faire sacrer le roi à Reims, s'arrêta devant Troyes, qui, dominée par les étrangers, avait fermé ses portes. Jeanne fit commencer le siège, et au bout de sept jours (9 juillet1429) les habitants se rendirent aux patriotiques exhortations de l'évêque, Jean Léguisé, et capitulèrent. Le roi accorda une amnistie générale et fit une entrée solennelle dans la ville.
Pendant les guerres de Charles-Quint et de François 1er, la Champagne fut plusieurs fois envahie. Le 21 mai 1524, des émissaires impériaux mirent le feu à la ville. L'incendie commença rue du Temple, à la maison de l'Homme sauvage, et dura plus d'un jour et d'une nuit il dévora vingt-deux rues, la porte Bertefroy, reste d'un château de construction romaine où Louis le Bègue avait reçu, en 878, le pape Jean VIII le château de la vicomté les églises de Saint-Jean-du-Temple, du Saint-Esprit, de Saint-Nicolas, de Saint-Pantaléon, de Saint-Bernard.
Troyes se releva promptement de ce désastre et trouva dans l'octroi qui lui fut accordé vers ce temps assez de ressources pour réparer ses murailles et armer ses remparts. L'époque de la Réforme fut marquée à Troyes par des scènes sanglantes. Dès 1550, il y avait des calvinistes, l'évêque Antoine Caraccioli abjura publiquement le papisme, et aussitôt trois prédicants de Genève s'établirent dans une grange. En 1562, cent calvinistes de Sens sont noyés dans l'Yonne ; leurs frères de Troyes, épouvantés, prennent les armes, se rendent un instant maîtres de la ville, puis, forcés de s'enfuir, vont se venger sur les catholiques de Bar-sur-Seine. Dix ans de luttes acharnées et de représailles furieuses précèdent la Saint-Barthélemy, aussitôt imitée à Troyes quelques huguenots furent enterrés vivants. Dès l'année 1568, Henri de Guise, alors gouverneur de Champagne, fit signer au clergé de Troyes la formule de la Sainte-Union, et, en 1577, la ville adhérait publiquement à la Ligue et promettait des troupes. Après la journée des barricades, le cardinal de Guise vint occuper Troyes il l'occupa en maître, s'empara des caisses du roi et de la province, révoqua les magistrats et en fit nommer d'autres par le peuple. « Ayant de l'argent et de l'autorité comme peut en avoir un roi en son royaume, aussi faisoit-il de la dépense de même car il tenoit table ouverte à tous venants, que l'on faisoit boire en grandes coupes d'argent à la santé du duc de Guise et du cardinal, et aucuns buvoient à leurs prédécesseurs morts de longtemps. » Troyes ne reconnut Henri IV qu'après son abjuration, et le roi y fit solennellement son entrée le 30 mai 1595. Sous les Bourbons, l'histoire de Troyes ne présente aucune particularité remarquable deux ou trois visites royales vinrent seules distraire la ville de son existence calme et paisible. Cependant, en 1787, le parlement de Paris fut exilé à Troyes par Louis XVI, et la ville servit alors de refuge aux mécontents, qui formèrent ainsi une petite cour aux indociles parlementaires.
La Révolution fut accueillie avec joie à Troyes, parce qu'elle se présentait comme une œuvre réparatrice. Heureusement, la ville eut peu à souffrir ; elle fut pourtant le théâtre de plusieurs émeutes. Il n'en fut pas ainsi en 1814 et en 1815, car elle fut prise et reprise par les alliés et eut à subir tous les maux qu'une guerre d'invasion traîne après elle. Le 6 février 1814, Napoléon se décidait à quitter Troyes pour se rendre à Nogent. Il y laissait le maréchal Mortier, qui dut lui-même évacuer la place le lendemain. Celui-ci, grâce à un stratagème, opéra sa retraite sans être inquiété par le prince de Schwartzenberg. La grande armée alliée entra dans Troyes le 7. « Jusqu'alors, dit un historien, aucune ville de France n'avait fait de mouvement en faveur de la maison de Bourbon ; celle de Troyes reçut bien les alliés et ne montra ni opposition ni adhésion aux démarches faites auprès d'Alexandre par quelques royalistes. » « La chronique scandaleuse de Troyes rapporte, dit de son côté Girault de Saint-Fargeau, une aventure curieuse arrivée à plusieurs belles dames de la ville lors de l'invasion étrangère. Pour témoigner aux bons alliés l'admiration où il était de leurs succès, un haut et puissant personnage invita les officiers autrichiens, russes et prussiens à un grand gala, auquel succéda un bal où avaient été invitées tout ce que la ville renfermait de cœurs féminins bien pensants. Les officiers, enflammés à la vue de toutes ces beautés champenoises et excités sans doute aussi par les nombreuses libations du dîner trouvèrent plaisant de témoigner à leur hôte leur satisfaction en expulsant de la maison les pères, les frères et les maris de ces dames. Après cette équipée, les galants du Nord rentrèrent dans la salle. Le bal commença aussitôt, et les dames, qui ne supposaient dans l'éloignement de leurs maris ou de leurs parents qu'une innocente plaisanterie, se livrèrent avec ardeur au plaisir de la valse. Tout à coup, à un signal donné, les lumières furent éteintes, et danseurs et danseuses furent plongés dans une complète obscurité, qui ne se dissipa qu'aux rayons du jour naissant. » Moins de trois semaines après sa retraite le 24 février, l'avant-garde de l'armée française rentrait dans la ville. Cette fois, les soldats furent reçus et traités en libérateurs. Les malheurs de Troyes n'étaient pas finis. Le 4 mars, l'ennemi se présentait en force devant cette ville que l'armée française fut forcée d'abandonner. Le prince de Schwartzenberg y établit de nouveau son quartier général. Située sur plusieurs bras de la Seine, à gauche du chemin de fer et à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer, la ville de Troyes est en général mal bâtie ; les maisons, construites en bois à charpente apparente, sont d'un assez triste aspect; cependant, elle offre de jolies promenades plantées d'arbres qui occupent l'emplacement des anciens fossés. Parmi ces promenades ou mails, dont le développement est de 4 kilomètres environ, la plus fréquentée, bordée d'élégantes maisons modernes, part du canal et mène au faubourg Saint-Martin. Il ne reste plus rien du palais des comtes de Champagne un grand nombre d'abbayes, dont les plus célèbres étaient celles de Saint-Loup et de Notre- Dame-aux-Nonnains, ont disparu ; mais on admire encore à Troyes deux églises, chefs-d’œuvre d'architecture gothique et classées parmi les monuments historiques.
L'église cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul offre un remarquable spécimen des diverses phases de l'art ogival. C'est, pour l'étendue du vaisseau, la hauteur des voûtes et surtout l'harmonie, l'effet majestueux de l'ensemble, une des plus belles cathédrales de France. L'église fut construite sur l'emplacement d'une plus ancienne élevée au IXème siècle, ruinée en 898 par les Normands, rebâtie et détruite par le grand incendie de 1188 ; commencée en 1208, elle ne fut achevée qu'au XVème siècle; la tour, qui malheureusement jure avec le reste de l'édifice, et le portail sont du XVIème siècle. La construction de cet édifice n'a pas duré moins de quatre cents ans ; on ne doit donc pas s'étonner si son état, qui depuis longtemps menaçait ruine, exigeait d'urgentes réparations. En 1849, sous l'épiscopat de Monseigneur Cœur, la restauration commença ; elle fut confiée à M. Millet et se continua durant seize ans. La longueur totale de la cathédrale de Troyes, qui affecte la forme d'une croix latine, est de 117 mètres ; sa largeur, de 55,33 mètres au transept, de 45,30 mètres à la nef et de 39 mètres au chœur. Elle mesure en hauteur 30,20 mètres sous voûte. Deux tours surmontent le portail occidental la tour du Sud est inachevée ; la tour du Nord, qui est complète, a une hauteur de 62 mètres. Le trésor de cette église contient de nombreux émaux et deux coffrets qui proviennent du pillage de Constantinople en 1204. La grande rose et les vitraux sont magnifiques ; on y remarque un grand nombre de portraits de comtes de Champagne, de rois de France, d'évêques et d'autres personnages du XIIIème siècle. Cette église a été restaurée de 1849 à 1866.
La collégiale de Saint-Urbain, dans le goût le plus pur du XIII siècle, est égale à la Sainte-Chapelle de Paris. Ce charmant édifice fut fondé par le pape Urbain IV sur l'emplacement de la maison où il était né. Ce pape était le fils d'un cordonnier de Troyes nommé Pantaléon. Élevé par charité et distingué par ses maîtres, Jacques Pantaléon fut envoyé aux écoles de Paris par l'évêque de Troyes. De difficiles et heureuses missions dans le nord de l'Europe lui valurent le patriarcat de Jérusalem, et, en 1262, il fut élevé au trône pontifical. C'est ce pape qui offrit la couronne de Sicile à saint Louis. Un beau tableau de Mignard, un des plus remarquables de ce maître, et deux anges de Girardon décorent le maître-autel de l’église Saint-Jean. L'église Saint-Remi possède un magnifique Christ en bronze de Girardon. On remarque dans l'église de Sainte-Madeleine, qu'on croit la plus ancienne de la ville, de très précieux vitraux et un jubé, chef d'œuvre de hardiesse et d'élégance. Il est d'un Italien du XVIème siècle, nommé Gualdo. L'église Saint-Nicolas, pour quelques-unes de ses statues et ses jolies grisailles, l'église Saint-Pantaléon, pour la richesse de sa décoration intérieure ; l'église Saint- Nizier, pour ses portails et ses vitraux ; l'église Saint-Martin-ès-Vignes, pour ses peintures sur bois, et la chapelle de Saint-Gilles, monument historique, méritent aussi d'être visitées. Il y a dans ces différentes églises un certain nombre de statues fort remarquables, qu'on attribue à François Gentil, mort à Troyes en 1580.
La façade de l'hôtel de ville, achevé en 1670, est de Mansard. La grande salle est ornée des bustes des hommes les plus remarquables nés à Troyes et d'un médaillon de Louis XIV, sculpté en marbre blanc par Girardon ; et enfin, comme curiosité, ces fameuses boucheries de Troyes, si fraîches, si bien disposées que, dit-on, aucune mouche n'y pénètre.



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