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Besançon


Plan de Besançon
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Besançon (Bisuntio, Vesuntio, Chrysopolis), sur la rive gauche du Doubs, qui la divise en deux parties, dans une presqu'île formée par un contour de cette rivière, et sur un rocher escarpé où s'élève la citadelle, est l'une des plus fortes villes de. Cette ville était l'une des plus anciennes et des plus prospères de la Gaule, lorsque Jules César parut dans cette contrée. Ses murs virent, à cette époque, le conquérant suève Arioviste et furent menacés par le grand déplacement des Helvètes ; mais les Helvètes et Arioviste furent vaincus ; la Séquanaise, dont Besançon était la capitale, fut soumise à l'influence romaine, et ce ne fut pas pour cette grande ville l'époque de sa moindre prospérité. Des aqueducs, de superbes édifices dont il subsiste des restes, et que nous décrirons plus loin, attestent la splendeur de la cité, que l'on appelait aussi Chrysopotis (ville d'or). Quatre grandes routes se rattachant à Argentoratum (Strasbourg), Augusta Rauracorum ( Augst ), Andomatunum (Langres), Augustodunum (Autun), Avanticum Avenches et Geneva (Genève), s'y croisaient. Aurélien aima particulièrement Besançon et se plut à l'embellir. Déjà Galba, pour la récompenser du zèle que toute la Séquanaise avait montré pour sa cause, à la mort de Néron (69), l'avait érigée en municipe. Les écoles de Besançon avaient joui d'une grande réputation, et l'on dit que Quintilien y professa dans le IIème siècle de notre ère.
Vers le commencement du IIIème siècle de Jésus- Christ, deux disciples de l'évêque de Lyon, saint Irénée, Ferréol et Ferjeux, vinrent à Besançon enseigner la foi nouvelle. Nous avons vu qu'ils y subirent le martyre. Les persécutions du paganisme, puis des empereurs ariens, n'empêchèrent pas la religion catholique de s'étendre et de régner bientôt par toute la contrée. Mais, à cette époque, la ville naguère florissante fut si souvent exposée aux incursions des barbares, qu'elle ne fut plus, au dire de Julien, alors césar et résidant en Gaule, qu'un monceau de ruines. Cependant, en 407, ses habitants purent résister aux efforts des Vandales pour s'en emparer ; mais, quarante-quatre ans plus tard, les hordes du terrible Attila la traversèrent, après leur défaite de Châlons-sur-Marne, et la ruinèrent de fond en comble.
Elle se releva sous les Burgondes, passa aux mains des fils de Clovis, puis, trois siècles après, de ceux de Louis le Débonnaire et de Lothaire. De nouveaux désastres signalèrent cette dernière époque ; les Normands, puis au Xème siècle les Hongrois, la détruisirent de nouveau. A la place qu'elle avait occupée, ces derniers ne laissèrent qu'un monceau de cendres et de décombres. Grâce à l'industrie et au zèle infatigable de ses habitants après quelques années Besançon était sortie de ses ruines. Elle vit, en 1043, les fêtes du mariage de l'empereur Henri III avec Agnès, petite-fille. d'Othe Guillaume, l’un des plus puissants comtes qu'eut jamais le comté de Bourgogne.

La citadelle Vauban de Besançon

La grande puissance des archevêques de Besançon date de cette époque. Henri, qui voulait étendre l'influence allemande dans la Comté, combla l'archevêque de bienfaits pour s'en faire un allié utile contre les comtes ; il lui conféra la souveraineté de Besançon, à condition du service militaire et de l'hommage. C'est ainsi que l'ancienne capitale de la Séquanaise devint ville impériale. Le comte Rainaud Ier protesta vainement par les armes contre cette usurpation faite sur ses droits. Le pape Léon IX confirma à l'archevêque Hugues les privilèges accordés par l'empereur. Hugues s'occupa aussitôt de donner une constitution fixe à sa ville. Il institua un tribunal supérieur, la Régalie, qui fut sa cour suprême, et, au-dessous d'elle, un maire et un vicomte, chargés de conduire les hommes à la guerre et d'administrer la justice. Sous le gouvernement de ce prélat, tous les écarts du clergé furent sévèrement punis, des écoles s'ouvrirent, les édifices et les églises détruites par les Hongrois se relevèrent ; des foires fameuses dans toute la Bourgogne firent de Besançon le centre d'un commerce actif, et ce fut pour cette ville un temps de prospérité générale. Les successeurs de Hugues restèrent dévoués aux empereurs et embrassèrent leur cause avec chaleur dans la fameuse querelle des investitures. En 1076, Henri IV, allant à Canossa s'humilier devant l'inflexible GrégoireVII, passa presque seul à Basançon et y fut reçu en grande pompe. Frédéric 1er Barberousse épousa la fille du comte de Bourgogne, Rainaud, et se rendit à Besançon pour s'y faire reconnaître roi d'Arles et de Bourgogne. À cette occasion, la ville fut témoin des plus somptueuses cérémonies.
En 1162, l'empereur reparut à Besançon et y tint un concile dans lequel il appuya les prétentions de Victor à la papauté contre son rival Alexandre III. Jusqu'à cette époque, l'archevêque avait régné, sous l'influence de l'empereur, sans contestation de la part des habitants mais Frédéric plaça sur le siège archiépiscopal l'Allemand Herbert, qui ne put se faire pardonner son origine étrangère, malgré des concessions et des remises de tailles et de collectes. En 1167, une troupe de bourgeois en armes incendia plusieurs maisons de l'archevêché. L'empereur essaya vainement d'arrêter ce désordre ; les insurrections contre l'archevêque devinrent chaque jour plus menaçantes, et ne s'arrêtèrent même pas lorsque, à la mort d'Herbert, Frédéric lui donna pour successeur un Bisontin. De ce moment, la révolte des habitants contre leurs prélats fut presque continuelle jusqu'à la réunion de Besançon à la France. L'un d'eux, pourtant, Thierry de Montfaucon, était doué de bien des qualités, si l'on en croit une chronique contemporaine qui s'exprime sur son Compte en ces termes

Quid de archipresule dicam Bisuntino ?
Vir est totus deditus operi divino
Orat pro fidelibus corde columbino,
Sed pugnat cum perfidis astu serpentino.


Le siège de Besançon par les troupes de Louis XIV en mai 1674 - Jean-Baptiste Martin

Ce Thierry mourut de la peste devant Saint-Jean d'Acre, où il était allé combattre les infidèles-(1191). Les habitants de Besançon avaient mis à profit l'absence de ce prélat guerrier pour obtenir de l'empereur Henri VI une constitution qui autorisait chacune des sept bannières ou quartiers à élire, pour administrer la commune un certain nombre de prud'hommes, et subordonnait le tribunal institue par l'archevêque à une cour de bourgeois. En 1224, sous le règne de Frédéric II, l'archevêque Gérard de Rougemont sollicita l'annulation des concessions faites à la bourgeoisie par l'empereur Henri VI. Les bourgeois irrités se soulevèrent et chassèrent le prélat. Celui-ci, retiré à Berne, lance l'interdit sur la ville rebelle et provoque un édit du roi des Romains qui interdisait d'y faire entrer des vivres. La famine réduisit les habitants à traiter, non avec Gérard, qui venait de mourir, mais avec son successeur, Jean Allegrin. Le nouvel archevêque imposa de dures conditions ; 100 notables furent frappés de verges, et les concessions furent abolies.
En 1259, pendant le grand interrègne, les Bisontins se vengèrent des humiliations qui leur avaient été imposées en détruisant plusieurs châteaux appartenant à l'archevêque, et la lutte eût été à ce moment très violente entre les deux partis, si le roi Louis IX n'eût interposé sa médiation et engagé le prélat à reconnaître la commune.
Lorsque l'élection de Rodolphe de Habsbourg termina le grand interrègne, les bourgeois se liguèrent avec ceux de Montbéliard, le seigneur de Ferrette et le comte de Bourgogne, contre le nouvel empereur; Rodolphe vint assiéger Besançon ce siège n'offrit rien de remarquable. Rappelé par de graves intérêts en Allemagne, Rodolphe, pour faire reconnaître son autorité par la ville de Besançon, lui accorda la confirmation de toutes ses franchises (1289): La guerre entre les bourgeois et les archevêques recommença ,dès lors, avec plus de violence. En 1291, l'archevêque Eudes de Rougemont fut forcé d'abandonner la construction d'un château fort qu'il élevait pour tenir la ville en respect mais, en 1307, les habitants eurent le dessous dans un combat qu'ils livrèrent sous les murs à Jean d'Arlai, frère et vicomte de l'archevêque. 28 notables furent exilés, et la commune acheta le droit de subsister moyennant 20,000 livres. Jean d'Arlai, devenu de la sorte maître de Besançon, entraîna cette ville dans une guerre qu'il eut à soutenir contre Eudes, duc de Bourgogne. Eudes vint mettre le siège sous ses murs ; les habitants firent une sortie malheureuse où périt l'élite de leur jeunesse l'endroit où eut lieu ce désastre a pris le nom de l'effroi de Malcombe.
Ce n'était là que le prélude de maux plus grands encore: la peste de 1348 (la peste noire) décima cruellement la population, et un incendie consuma, l'année suivante, l'église Saint Étienne et tout le quartier avoisinant. Les querelles avec l'archevêque et les désordres se renouvelèrent plus que jamais ; les prélats étaient ambitieux et regrettaient la puissance de leurs prédécesseurs, la ville, de son côté, se montrait jalouse de ses moindres privilèges-. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne et maître de la Comté, ne vit pas, de son côté, sans peine la ville de Besançon échapper à son autorité il attaqua les privilèges des citoyens et de l'archevêque, et défendit à ce dernier, Guillaume de Vergy, de battre monnaie ; celui-ci voulut soutenir son droit par les armes il fut vaincu, et Philippe le remplaça par une de ses créatures Gérard d'Athier.
Les bourgeois se révoltèrent contre le nouveau prélat et contre son successeur, Thiébaud de Rougemont ; ils obtinrent de l'empereur Venceslas qu'il les dégageât entièrement de l'autorité temporelle de l'archevêque, et, lorsque Venceslas eut été déposé, ils préférèrent faire hommage au duc de Bourgogne, Jean sans Peur, plutôt que de subir la domination immédiate de l'archevêque. Thiébaud de Rougemont se retira alors à son château de Gy, lança l'interdit sur les habitants et brava les menaces du duc de Bourgogne ; Jean sans Peur fit alors saisir son temporel. La paix se fit cependant entre le duc et l'archevêque ; mais ce fut au détriment des habitants, qui perdirent leurs tribunaux indépendants et la plupart de leurs privilèges de plus, tant de luttes et les désordres qui en avaient été la suite avaient ruiné complètement le commerce et appauvries citoyens. En 1425, il fallut encore payer une amende considérable, 40,000 écus d'or à l'empereur Sigismond, pour avoir méconnu les droits de l'autorité impériale puis, en 1445, une indemnité de 3,899 livres à l'archevêque Quentin Ménard pour son château de Brégille, incendié par les bourgeois.
Au milieu de ces troubles et de ces misères, il y eut une grande sédition excitée par un homme du peuple, simple batteur d'or, du nom de Boisot, qui, par son éloquence sauvage et sa hardiesse, s'était rendu l'idole de la foule ; il renversa les anciens gouverneurs, accusés d'user de leur autorité pour pressurer le peuple et établir de nouveaux impôts. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, voulut intervenir ; son maréchal Thiébaud de Neuchâtel, qu'il avait envoyé pour faire accepter sa médiation, faillit être égorgé, le duc envoya aussitôt une armée. C'était avant 1350 ; la peste sévissait avec fureur ; les habitants, découragés, n'opposèrent presque pas de résistance et les principaux séditieux furent décapités, et Philippe imposa, par une convention à laquelle il donna le nom de traité d'association, et qui avait été consentie par les notables, son autorité immédiate. Il eut un capitaine à la tête des troupes de la ville et un juge qui assistait au conseil (1451). La fin de ce siècle et une grande partie du siècle suivant furent encore troublées par les dissensions de l'archevêque et des habitants; cependant, grâce à la protection de Charles-Quint, qui affectionnait Besançon, et qui étendit ou confirma ses privilèges et l'autorisa à prendre sa propre devise, Utinam avec ses armes, cette cité recouvra quelque splendeur elle eut des écoles brillantes où s'apprenaient les sciences et la théologie; depuis 1489, l'imprimerie y avait été introduite par un prélat éclairé, Charles de Neuchâtel. Charles-Quint accorda à Besançon un hôtel des monnaies, avec l'autorisation d'y frapper des espèces d'or et d'argent. Les habitants se montrèrent tres reconnaissants envers leur bienfaiteur ; ils lui élevèrent une statue colossale, et c'est de cette époque que date leur attachement pour l'Espagne.
A l'époque de la Réforme, Besançon accueillit les prédicateurs luthériens Farel et Théodore de Bèze quelques exécutions eurent lieu en 1529 et 1537. Les persécutions se renouvelèrent en 1572. Trois ans plus tard, le parti protestant tenta un coup de main hardi pour se rendre maître de la ville. Un gentilhomme de la religion, Paul de Beaujeu, assisté de ses coreligionnaires des pays voisins, entra dans la place, se saisit de l'artillerie, prit tout un quartier, et il se fût emparé de la ville entière si le gouverneur, Monsieur de Vergy, n'eût saisi le moment où la troupe ennemie était rassemblée sur la place Saint-Quentin pour faire tirer dessus plusieurs canons chargés à mitraille ; le seigneur de Beaujeu périt, un grand nombre de ceux qui l'avaient accompagné furent massacrés, les autres furent pris on leur fit leur procès et on les brûla (1575).
Philippe II, pour prévenir le retour de pareilles tentatives de la part des hérétiques, eut soin de donner à la ville un archevêque qui déployât contre eux toutes ses rigueurs. Il choisit le fils d'un ancien chancelier de son père, le futur gouverneur des Pays-Bas, le fameux cardinal Granvelle.
À l'époque de l'invasion française de Henri IV en Franche-Comté, Besançon repoussa Tremblecourt, envoyé par le roi pour la soumettre mais, peu après, elle fut obligée d'acheter pour une somme de cent mille francs la paix du roi de France. Louis XIV prit deux fois Besançon pendant la guerre de dévolution ; il rendit cette ville en f668, au traité d'Aix la- Chapelle, et dans la guerre qui se fit peu après et se termina par le glorieux traité de Nimègue. Besançon devint alors, mais non sans peine, une ville française.
Louis XIV lui enleva son gouvernement communal, établit un bailliage auquel il donna les attributions judiciaires de la régalie, tribunal des archevêques, et créa un corps de magistrats pour administrer la ville. Le parlement de Dôle fut transféré à Besançon en 1676, puis l'université en 1691. Vauban éleva sur l'emplacement des anciennes forteresses une magnifique citadelle.
Pendant la Révolution, Besançon ne fut pas ensanglantée par les excès de la Terreur; cette ville se montra hostile au gouvernement consulaire. En janvier1814, le général Marulaz y soutint un siège contre l'armée autrichienne et ne se soumit qu'après un blocus de quatre mois. Elle ne fut pas occupée par les Allemands durant la guerre de 1870-1871 ; mais, dégarnie de vivres, elle ne put servir que durant quelques jours de refuge à l'armée de l'Est, forcée de battre en retraite. La ville est l'une des mieux bâties de France; ses maisons sont construites tout en pierre et les rues sont spacieuses et bien percées. Les monuments les plus remarquables sont l'église cathédrale de Saint-Jean, construite vers le XIIème siècle et présentant les caractères du gothique de cette époque. On y remarque un magnifique maître-autel, des tableaux de Vanloo, de Natoire et de Detroye, deux toiles rares de Frà Bartolommeo et del Piombino. Les autres églises, Sainte-Madeleine, Saint-Pierre et Saint-François-Xavier, sont en partie récentes et peu remarquables. L'ancien palais Granvelle est une construction du XVIème siècle dans le goût espagnol; chaque étage offre un ordre d'architecture différent. La salle de spectacle est vaste et d'un extérieur assez agréable.

La Porte Noire de Besançon

On y remarque encore le palais archiépiscopal, qui date du XVIIème siècle, la préfecture, autrefois palais de l'intendance; l'hôpital Saint-Jacques, l'école d’artillerie et l'arsenal.
La colline de Chaudanne et celle de Brégille sont dominées par des forts récemment construits et agrandis. Au-dessus du fort Brégille se trouvent le fort Beauregard, la redoute de Brégille, et, sur la rive droite du Doubs, le fort Griffon. Depuis 1871, afin d'agrandir et de renforcer les lignes de défense de Besançon, on a construit des forts détachés sur les hauteurs de Chailluz, de Châtillon, de Rognon, de Planoise, de Fontain, de la Chapelle des Buis et de Montfaucon.
Les antiquités romaines et les monuments archéologiques des temps anciens abondent dans la vieille cité franc-comtoise on ne creuse pas le sol, soit dans la ville, soit aux environs, sans trouver des restes de mosaïques ou des marbres chargés d'inscriptions. A la fin du XVIIIème siècle, on montrait les restes de quatre temples dédiés à Mars, à Vénus, à Apollon, à Mercure. Marc-Aurèle avait fait construire le bel aqueduc d'Acier, dont il reste des vestiges. On attribue à l'empereur Aurélien ou à Crispus, fils de Constantin, celui des monuments antiques qui s'est le mieux conservé ; on l'appelle la Porte-Noixe : c'est un arc de triomphe de grande dimension et de beau style qui, bien qu'en partie ruiné, conserve un grand air de magnificence la cathédrale a été bâtie tout auprès, et cet arc romain lui sert comme de portique. Il faut encore remarquer une des portes de la ville qu'on appelle Porte taillée ou Rocker percé ; on prétend que César fit tailler ce rocher pour ouvrir un passage dans la ville au superbe aqueduc qu'il fit construire. Au commencement du XVIIIème siècle, Louis XIV fit élargir et orner cette porte, qui alors était sombre et peu commode une inscription rappelait que cet ouvrage avait été commencé par César et achevé par Louis le Grand. Longtemps considérée comme la capitale française de l'horlogerie, Besançon se distingue aujourd'hui par son savoir-faire dans le domaine des industries de précision.


La Lettre du Promeneur



Promenade à Besançon


Plan de Besançon

Besançon Encore une nouvelle fois, cette ville, je l’ai traversée à toute vitesse sans avoir eu le temps de m’y arrêter. Ce que je regrette profondément. Mais un prochain déplacement est prévu du côté de Montbéliard et une halte est programmée dans cette cité.


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