Valence - Préfecture de la Drôme

Retour au Département
Retour Ville d'Art et d'Histoire
#
Plan de Valence
#

Valence ( Palentia), chef-lieu du départementde la Drôme. Suivant les uns, Valence devrait son nom à trois mots celtiques qui signifient lucbitations pleines de sources, à cause des eaux abondantes qui arrosent les environs de cette ville; selon d'autres, d'un mot grec qui signifie vaillance, à cause du courage de ses habitants. Quoi qu'il en soit, cette ville est très ancienne. C'était, avant la conquête romaine, la cité des Segalauni, à l'occident de la vallée du Rhône, et le siège d'une de ces écoles que l'exemple des Phocéens, établis à Massilia, avait fait ouvrir dans ces contrées. Pline, Ptolémée, Ammien Marcellin et la Notice de l'empire font mention de Palentia. « La position de cette ville à Valence moderne, dit Walckenaër, est démontrée par les mesures des itinéraires romains pour les routes qui se rattachent à Vienno (Vienne), Avenio (Avignon), et Dia (Die) elle l'est encore par les monuments de l'histoire le diocèse de Valence, qui n'a point subi d'altération, paraît même représenter dans toute son intégrité l'ancien territoire des, Segalauni. » Colonie romaine sous Auguste, Valence ajouta à son nom celui de Julia, en souvenir de la protection et du séjour de, César. Auguste la peupla de vétérans invalides.
Rangée par Valentinien dans la première Viennoise, elle était gouvernée par un chef militaire ou par un magistrat civil, suivant les circonstances. Pendant les guerres civiles de l'empire, elle fut plus d'une fois traversée par les armées romaines. Vers la fin du second siècle, le christianisme y pénétra. Saint Irénée, évêque de Lugdunum, y envoya trois de ses disciples, Félix, Fortunat et Achillée, prêcher l'Évangile.
Pendant l'invasion des barbares, Valence eut sa part de calamités. C'est à Valence que Jovin et Sébastien se firent proclamer empereurs ; mais Astaulphe, roi des Wisigoths, ayant pris la ville d'assaut, les nouveaux césars, faits prisonniers, furent décapités, et leurs têtes envoyées à Honorius en 41).

#
Cette oeuvre de Jean-Paul Ravit, inaugurée en 2010, représente Bonaparte dans sa tenue de lieutenant en second au régiment de La Fère en 1785.

Après les Wisigoths, la ville tomba successivement au pouvoir des Alains, des Huns et des Bourguignons.
Vers l'an 565 les Lombards, passant pour la première fois les Alpes, vinrent l'assiéger; mais le patrice Mummol les obligea à se retirer.
A ce siège se rattache une légende qui ne nous paraît pas manquer d'intérêt. Il y avait alors à Valence une jeune fille appelée Galla et renommée pour sa sainteté. Tout le peuple vint à elle en criant. « Servante de Jésus-Christ, secourez-nous, nous périssons tous ! Ne craignez point, leur dit-elle saint Pierre, qui a dans votre ville une église consacrée à son honneur, combat pour vous il a déjà répandu la consternation dans les troupes de vos ennemis. Allez retirer les dépouilles qu'ils ont laissées. » Ce qu'elle prédit se trouva accompli. Le peuple crut lui devoir sa délivrance et vint la remercier. Ainsi, comme Paris, l'antique cité ségalaunienne eut sa Geneviève.
Brûlée dans le VIIème siècle par les Sarrasins, pillée par les Normands en 860, tour à tour enclavée dans les royaumes de Bourgogne et de Provence, Valence fit enfin partie des États de l'Empire sous le règne de Conrad le Salique. Après le démembrement du royaume de Bourgogne, fief soumis à l'évêque, et chef-lieu du comté de Valentinois, Valence eut à souffrir des guerres que se firent les évêques et les comtes.
L'empereur Frédéric Barberousse avait, en 1157, donné la ville de Valence à Odon, son évêque, avec défense aux habitants de s'ériger en commune, sous peine, en cas de révolte, d'une amende de 100 livres. Plus d'une fois, las du joug de leur nouveau maître, les Valentinois s'en plaignirent aux empereurs. Ils firent plus, ils se révoltèrent, menaçant de chasser Humbert de Miribel, qui avait succédé à Odon mais les seigneurs voisins intervinrent et la ville rentra dans l'obéissance. Cependant, les évêques ne se succédaient pas seulement dans leur siège, mais dans leur tyrannie. A l'exemple de Humbert, Guillaume de Savoie voulut opprimer la ville. Celle-ci s'insurgea de nouveau chassa l'évêque, se déclara indépendante ; mais le gouvernement populaire qu'elle organisa sous le nom de confrérie ne fut pas de longue durée. Déjà l'évêque, sollicitant des secours, assemblant une armée au dehors, se disposait à mettre le siège devant la ville, lorsque, par la médiation de Crussol, les partis se rapprochèrent. On signa la paix le 19 octobre 1229.

#
Le siège de Valence par les troupes du duc de Savoie
#
Valence

A peine rétabli, Guillaume oublia ses promesses et retourna à ses tyrannies. « Tant il est vrai, dit Chorier, que la foi donnée à la révolte armée est toujours foi manquée à la révolte désarmée. » (Histoire du Dauphiné.) C'était peu pour les évêques valentinois de régner en maîtres sur leur ville épiscopale ils voulurent entreprendre sur les églises et sur les seigneuries voisines. C'est ainsi qu'Amédée de Roussillon dépouilla les chanoines de Saint-Augustin et ceux de Saint-Ruf de trois églises situées à Crest et dans la terre de Puygros. C'étaient de riches prieurés. Aymar, comte de Valentinois dont les ancêtres avaient fondé et doté ces églises, ne se contenta pas de reprocher à l'évêque son ambition et sa cupidité il lui fit la guerre. De là deux partis dans le Valentinois l'un celui d'Aymar, et qui s'appuyait sur la noblesse et sur les communautés de Saillans, d'Aoste et de Romans l'autre, celui de l'évêque, auquel le peuple du Diois s'était rallié. Amédée s'attacha à ruiner le parti du comte il en détacha par argent le sire de Monteil-Aymar enfin le comte, ne pouvant s'opposer aux progrès des épiscopaux, se soumit, à la médiation du pape et de Philippe, roi de France. Après ce succès, l'évêque marcha en armes contre la communauté da Romans et mit le siège devant la ville, qui lui résista vaillamment. Sa mort mit fin à cette guerre, mais non à l'oppression. Alors les Valentinois appelèrent à leur aide le dauphin Humbert, qui, par lettres patentes du 27 février 1345, mit sous sa sauvegarde les habitants opprimés par l'évêque.
Plus tard, en 1425, Valence reconstitue sa municipalité, détruite par ses évêques. Pour mettre leur constitution à l'abri de leurs entreprises, les Valentinois leur faisaient jurer de maintenir leurs franchises, lorsqu'ils prenaient possession de leur siège. Les consuls, placés à la porte de la ville, au moment où le nouvel élu y faisait son entrée s'avançaient au-devant de lui et recevaient son serment qu'il prononçait, la main sur l'évangile. Ces consuls représentaient la commune ; ils occupaient la troisième place aux états généraux du Dauphiné; mais leur pouvoir étant entravé par l'évêque, Louis XI y mit ordre en obligeant l'évêque à se reconnaître son vassal pour le temporel de son église (1456.) C'est encore pour s'arracher à la tyrannie épiscopale, dont les justiciers exerçaient sur eux une dure et sévère domination, que les Valentinois demandèrent au roi, en 1629, l'établissement d'une sénéchaussée et d'un siège présidial à Valence, « espérant, disaient-ils dans leur requête, passer avec plus de tranquillité le reste de leurs jours sous la protection de la justice royale. » De leur côté, les évêques défendirent leurs privilèges, se fondant sur ce que les empereurs les avaient investis de tous droits de justice dans la ville de Valence; mais la royauté, qui tout en s'élevant, travaillait au grand œuvre de l'unité et de la nationalité française, qu'elle personnifiait dans ces temps d'anarchie féodale, ne pouvait tenir compte de ces droits qui faisaient d'une ville française une ville étrangère, et d'un évêque sujet du roi un prince de l'Empire. Après de longues contestations, la sénéchaussée et le présidial furent établis.

Visitée, en 1536, par François 1er, qui en fit réparer les fortifications, Valence avait trop souffert de la domination de ses évêques pour ne pas saluer avec joie tout ce qui pouvait tendre ou l'aider à s'en affranchir.
C'est une chose à remarquer que, bien avant Luther et Calvin, l'Église elle-même avait travaillé à sa propre ruine dans les esprits en se mêlant trop des choses de ce monde. Valence prit donc parti pour la Réforme. Ce fut même la première ville du Dauphiné où la Réforme fut prêchée publiquement, en 1560. Cette même année, plus de 5,000 personnes se présentèrent à la cène. Déjà l'hérésie des vaudois et des albigeois y avait fait des prosélytes. Il s'y était tenu, en 1248, un concile qui avait anathématisé les hérétiques et décrété l'inquisition. Un des canons défendait aux inquisiteurs d'admettre les avocats, « parce que, disait-il, leur loquacité gênerait la célérité de la procédure. » Cependant, malgré la persécution, il y avait encore des sectateurs de Valdo dans cette ville, lorsque le grand mouvement religieux du XVIIème, siècle éclata. Valence, l'une des premières, fonda une église protestante en France. « C'estoit merveille, dit Théodore de Bèze, de voir le peuple qui affluoit aux prêches de 6 et 8 lieues à la ronde. » Il s'empara de l'église des Cordeliers et des salles de l'Université. Boujas, sénéchal de Valence, exhorta vainement les deux partis à la paix. Pour toute réponse, les protestants se présentèrent, le jour de Pâques, plus de 5,000 à la cène. Arrive Matigiron, lieutenant du roi, avec des forces et un pouvoir illimité les protestants se retranchent dans l'église des Cordeliers mais, cernés par les catholiques ils se rendent. Plusieurs pasteurs furent condamnés à mort et exécutés le 25 mai 1560. Ces violences ne profitèrent qu'à la Réforme. Appuyés par Montbrun, les protestants valentinois avaient repris l'avantage lorsque Lamotte Gondrin, l'ami et la créature des Guises, vint déployer à Valence l'appareil de la terreur. Après avoir fait périr Duval, l’un des pasteurs de la ville, il s'empara, par une odieuse perfidie, de Guy de la Côte Saint-André, et, non content de le faire exécuter à Romans, il fit suspendre son cadavre à la porte de son logis. Alors les parents et les nombreux amis de Guy jurent de le venger. Ils se joignent à des Adrets, et le 25 avril la petite armée protestante se présente à la porte Saint-Félix elle entre dans la ville; mais Gondrin a pris la fuite. Poursuivi jusque sur les toits, sommé de se rendre ou d'être précipité dans la rue, il se livre à ses ennemis. Vainement les chefs veulent le sauver les parents et les amis de Guy se jettent sur lui, le poignardent et suspendent son corps à une fenêtre dans la grande rue de Valence.

#
Ruines du château de Crusol

Après la Saint-Barthélemy, il y eut à Valence quelques victimes puis vint la révocation de l'édit de Nantes qui lui fit perdre un tiers de sa population. Au milieu de ces guerres civiles et religieuses, les lettres, les sciences et les arts brillaient du plus vif éclat dans cette ville. Son université était célèbre, grâce à ses maîtres savants et illustres Roalde et Cujas y propageaient la science du droit, Scaliger, ce goût de la critique et de l'érudition qu'il sut porter à un si haut degré. Valence avait droit une représentation aux états du Dauphiné par ses consuls, en vertu du droit réservé à la province par l'acte de 1349 d'accorder ou de refuser l'impôt. Déjà elle était parvenue à recouvrer quelque ombre d'indépendance au moyen de la charte d'affranchissement qu'elle avait obtenue des évêques en 1331. Plus tard, en 1415, elle se plaça sous la protection de Louis XI, qui la maintint dans ses anciens privilèges, avec promesse que ses habitants jouiraient en outre, de tous bons usages, coutumes et libertés, dont jouissaient ceux de sa province en Dauphiné. Valence reçut plusieurs visites royales, entre autres celles de Louis XII et de François ler; les registres de la ville ont conservé le souvenir de la réception triomphale qu'elle fit à ces augustes hôtes. A la joyeuse entrée de Louis XII, seigneurs, bourgeois, manants, corporations et confréries, toute la ville fut en liesse. On se porta processionnellement au-devant du roi et de la reine en tête marchaient le corps communal, les syndics et les consuls revêtus de leurs insignes puis venaient l'université, le recteur en robe noire et en bonnet carré, précédé de ses massiers et suivi du chancelier, des professeurs et des pédagogues enfin, la milice bourgeoise ouvrait et fermait la marche faisant de beaux saluts d'arquebusades. Les consuls présentèrent au roi, sur un plat d'argent, les clefs de la ville ce dont fut si émerveillé qu'il fit don au peuple, en reconnaissance, de vingt muids de sel.
Avant la Révolution, Valence était le siège d'une commission extraordinaire du conseil chargée de connaître des délits de contrebande. C'est devant elle que, le 24 mai 1755, comparut le fameux Mandrin. Elle avait pour ressort toutes les provinces méridionales. Alors, avec ses murailles flanquées de tours et percées de plusieurs portes, sa citadelle, dont François ler avait jeté les fondements en 1530, son université, l'une des plus anciennes de France, son siège épiscopal, si célèbre dans les guerres du moyen âge, sa collégiale, son chapitre nombreux et bien doté, son industrie, son commerce et sa population, la cité valentinoise était des plus importantes du royaume; mais la révocation de l'édit de Nantes lui porta un coup funeste, en la dépeuplant. Aussi, comme tout le Dauphiné, cette ville salua-t-elle avec joie la Révolution de 1789, croyant y voir la fin du despotisme religieux et politique. Napoléon passa à Valence les premières années de sa jeunesse. Au sortir de l'école militaire, il vint s'y former dans l'art de la guerre, de 1785 à 1790. Alors, simple lieutenant en second d'artillerie au régiment de la Fère, il habitait, près d'un libraire, une modeste chambre qu'on montre encore. Après avoir été, en quelque sorte, le second berceau d'un empereur, il était réservé à cette ville d'être le tombeau d'un pape. Pie VI, pendant sa captivité, en 1799, y fit séjour.

#
Le Rhône à Valence

Il y mourut, le 29 août de la même année, à l'âge de quatre-vingt-deux ans. Un mausolée, qui renferme son cœur et ses entrailles, lui fut érigé dans l'église Saint-Apollinaire, en 1811, par ordre du gouvernement impérial. C'est un monument fort simple, orné de bas-reliefs et surmonté d'un buste, œuvre de Canova.
Valence, avant la suppression des ordres religieux, possédait deux beaux couvents, l'un des Jacobins et l'autre des Cordeliers. C'était, en outre, la résidence de l'abbé de Saint-Ruf, général d'un ordre de chanoines réguliers, fondé, en 1050, à Avignon, et que la guerre des Albigeois força d'abandonner cette ville pour venir s'établir, en 1192, dans une île du Rhône, nommée l'Esparvière, près de Valence. Ce monastère fut détruit dans les guerres du xvil, siècle, et une maison d'exploitation s'éleva sur ses ruines. Destinéà réformer le clergé, l'ordre de Saint-Ruf avait fini pal' avoir besoin lui-même de réforme il dut principalement sa destruction aux procès qui divisaient les abbés et les chanoines. Dans le cloître de ce monastère, on voyait la figure d'un squelette de géant qui avait quinze coudéesde haut. D'après une inscription latine, ce géant, nommé B2ctc~·dus, aurait été la terreur du Vivarais. Valence est dans une situation charmante, sur la rive gauche du Rhône, que l'on y traverse sur un pont suspendu. Ce pont n'a que deux arches, bien que le Rhône, en cet endroit, soit très large. Sur les bords du fleuve sont des jardins et des terrasses, d'où l'on jouit de la plus belle perspective. Une tour penchée, des ruines que baigne le Rhône, des colonnes milliaires, c'est à peu près tout ce qui reste de la vieille cité romaine. Suivant la tradition, la tour se serait penchée lorsque les martyrs Félix, Fortunat et Achillée, conduits au supplice, passèrent par cet endroit, l'an 212 de Jésus-Christ. Valence est assez bien bâtie, sur la pente d'un coteau qui s'élève en amphithéâtre. Divisée en ville haute et en ville basse, elle a des remparts et une citadelle remarquables par leur vétusté, mais mal fortifiés. Ses rues sont irrégulières, mais les campagnes qui l'environnent, couvertes de prairies et de fontaines, dédommagent le touriste et le voyageur du triste séjour de la ville. . Au bord du plateau s'étend le Champ de Mars, d'où l'on découvre la riante vallée du Rhône et le rocher à pic de Saint-Péray, que surmontent les ruines du château de Crussol. A part le clocher de forme carrée et qui s'élève en arcades, la cathédrale, plusieurs fois restaurée, n'a rien de remarquable comme architecture. Sa fondation remonte aux premiers siècles du christianisme. Cette église possède un Saint Sébastien, œuvre selon les uns du Carrache, selon d'autres, du Corrège, et le tombeau du pape Pie VI, par Maximilien Laboureur.
On remarque à Valence la façade d'un ancien édifice couverte de sculptures gothiques, l'escalier intérieur d'une maison orné de bas-reliefs qui datent de la Renaissance ; le palais de justice, style toscan, le musée, l'hôtel du gouvernement, l'arsenal, le théâtre, le polygone et surtout le pendentif.

#
Le Pendentif de Valence

C'était un oratoire funéraire, élevé dans l'ancien cloître de l'église Saint-Apollinaire. Il est petit et carré les quatre faces sont vermiculées et historiées. A chacun des quatre angles, une jolie colonne d'ordre corinthien. « La clef qui est au milieu du cintre de chacune des quatre ouvertures est ornée d'une tête et d'une armoirie. C'est le premier pendentif construit en France, et qui fit donner à ce genre de construction dont celle-ci est le type, le nom générique de pendentif de Valence. » (Delacroix, Statistique du département de la Drôme.)Le Pendentif de Valence Aux environs, à 3 kilomètres au sud de Valence, se dressent sur un rocher les ruines du château de Crussol, connues dans le pays sous le nom de Cornes de Crussol, à cause de deux pignons élevés, restes du vieux donjon. De ce point, on jouit d'un des plus beaux points de vue sur la vallée de la Drôme et sur les montagnes du Vivarais. Ce château appartenait aux Uzès-Crussol, famille puissante, dont l'un de ses membres, surnommé le Capitaine d'acier, se montra, dans les guerres du XVIème siècle, le digne compagnon du baron des Adrets.



Plan du site | Moteur de recherche | Page Aide | Contact © C. LOUP 2025.