# # # # # # Bouton

Bordeaux


Plan de Bordeaux
Place de la Bourse

Bordeaux, son nom est une déformation du bourg d'eau que les colporteurs du Moyen-âge utilisaient lorsqu'ils voulaient se rendre au grand marché qui se tenait dans cette ville qui se situe au bord de la Garonne. Bordeaux se trouve en Gironde, mais c'est la Garonne qui le traverse ! Cette ville vénérable, puisque cette vieille dame fut créée sans doute par les Bituriges Vivisque, non pas à Bordeaux même, mais sur une colline qui surplombe la Garonne à Lormont. Bordeaux c'est construit sur rive gauche, à l'endroit où la terre est la plus ferme, contrairement à la rive droite qui n'était que boue et marécage. Cette cité dont le nom nous apparait pour la première fois sous le règne de l'Empereur Tibère est un carrefour entre le Nord et le Sud, entre Méditerranée et Atlantique. Les premiers échanges commerciaux se faisant avec les comptoirs phéniciens installés sur le littoral Méditerranée.

Le pont de Bordeaux, dont la longueur est de 486 mètres, appelé le Pont de Pierre, et dont le nombre d’arches correspond au nombre de lettres contenues dans Napoléon Bonaparte, sépare le port maritime du port fluviale. Bâtie en plaine, la ville de Bordeaux se développe en demi-cercle suivant la courbe du fleuve qui s’étale sur une largeur de 500 à 700 mètres et forme, en aval du pont, une magnifique rade couverte de navires et qu’on a pu justement dénommer « la Corne d’or française ». La façade des quais fort majestueusement, s’incurve sur une longueur de 9 kilomètres environ.

Replongeons-nous dans une passé très lointain à l’époque où nos grands ancêtres se déplaçaient par tribus entières pour chercher le lieu où s’installer Imaginez-les lorsque qu’ils arrivent à la fin du plateau de Lormont et découvre ce qui sera le lieu le futur cité car ce qui se dévoile à leurs yeux est un enchantement. Une immense plaine, avec à vos pieds la courbure du fleuve en forme de croissant, Une immense forêt sillonnée de petits cours d’eau et de grands étangs. De quoi nourrir la tribu pendant des décennies entières.
Si leurs toutes premières constructions se situent sur le plateau de Lormont, comment ont-ils fait pour traverser ce qui sera la Garonne ? Est-ce eux, ou bien d’autres arrivants en suivant le cours du fleuve. Car ce qui sera Bordeaux, est un l’aboutissement d’un long cheminement depuis les berges de la Méditerranée, jusqu’aux plages sableuse de l’Océan.
Ce chemin est tout tracé, il suffit de remonter le cours de l’Aude et de suivre la plaine du Lauragais pour retrouver le cours de la Garonne et de la suivre jusqu’à son embouchure.

Dans une ville où le vin est le produit incontournable par la richesse de son terroir et par sa qualité, nous ne pouvions pas passer sous silence le plus ancien des grands buveurs en la personne du dieu Bacchus. Voici un tableau intitulé « La jeunesse de Bacchus », œuvre signée William Bouguereau, dont le musée des Beaux Arts de Bordeaux ne présente qu’une reproduction !
C’était hier, en 1909, la place des Quinconces, la célèbre place de Bordeaux, transformée en une vaste scène lyrique pour interpréter Bacchus Triomphant Opéra, livret d’Henri Cain, musique de Camille Erlanger, représenté à Bordeaux le 11 septembre 1909

C’est sans aucun doute, ce qui permis les échanges entre les peuples de la Méditerrané et les peuples de l’Ouest de ce qui deviendra la France. Lorsque les Bituriges Vibisci prennent possession des lieux, ils commencent à instaurer un péage sur toutes les embarcations qui descendent ou remontent la rivière. Les premiers plans de vignes arrivent, et comme les terres sont très pauvres, la vigne y prospère rapidement. La cité de Burdigala devient florissante.
Comment les romains prennent possession de l’Aquitaine, personne est en mesure de le dire mais la position de la ville ancienne de Burdigala à Bordeaux est prouvée par les mesures des routes de la Table de Peutinger et de l'Itinéraire d'Antonin, qui partent de Mediolanum (Saintes), Vésuna, (Périgueux), Aginnum, (Agen), Elusa, (Eause), Aquoe Tarbellicoe (Dax) (Aqs) et les monuments qu'on y a trouvés, ainsi que l'édifice antique dit palais Gallien, confirment l'exactitude de ces mesures.

La Grosse Cloche

L'époque de la fondation de Bordeaux se perd dans la nuit des siècles. Strabon est le premier qui en fasse mention sous ce nom, que lui donne aussi Ptolémée. Elle fut d'abord, comme toutes les villes, un village, un bourg, dont les maisons étaient de bois et de terre: c'est l'idée qu'en donne César ; mais, agrandie par la succession du temps, et surtout grâce à son heureuse situation, elle devint, sous les Romains, la capitale de la seconde Aquitaine; ils la firent entièrement démolir pour la reconstruire (an 260 de notre ère) d'après les dessins et l'architecture des cités d'Italie, et l'embellirent de plusieurs beaux édifices.
C'est dans cet état qu'Ausone en a laissé une description dont on reconnait encore de nos jours l'exactitude. La splendeur antique de Bordeaux disparut avec la présence et par l'invasion des barbares. D'abord, les Visigoths, qui la trouvèrent sur leur chemin en se rendant en Espagne, la saccagèrent et l'occupèrent pendant près d'un siècle; ils en furent chassés par Clovis, en 509, après la bataille de Vouillé.
Les Sarrasins, appelés par Eudes, duc de Guyenne, prirent et pillèrent la ville de Bordeaux en 729.
Les Alain et les Normands, pirates du Nord, non moins insatiables que ceux du Midi, pillèrent cette ville, détruisirent ce qu'ils ne purent enlever, et abattirent la plupart des édifices.
Vers 911, les ducs de Gascogne étant devenus paisibles possesseurs d'un des plus beaux pays que leur enviaient leurs rivaux, les autres grands vassaux de la couronne, la firent rebâtir, mais dans le gout barbare de leur temps, et y appelèrent de nouveaux habitants.
En le 25 juillet 1137, le jeune roi Louis VII, second fils de Louis VI et d’Adélaïde de Savoie épouse avec faste, Aliénor, la fille de Guillaume X d’Aquitaine, Le mariage est célébré dans la cathédrale Saint André de Bordeaux. Par ce mariage l’Aquitaine, la plus riche province de France tout en restant le domaine d’Aliénor rentre dans le giron de la couronne, mais au retour de la seconde croisade, Aliénor conteste ouvertement la validité de son mariage et le 21 mars 1152, le concile de Beaugency reconnait la nullité de l’union pour cause de consanguinité.

La cathédrale Saint André
Le port de Bordeaux vue du château Trompette

Après un très court séjour à l’abbaye de Fontevrault l'Abbaye, Aliénor court se réfugier dans ses terres d’Aquitaine, avant d’épouser le 18 mai 1152, Henri Plantagenet, qui sera sacré roi d’Angleterre le 19 décembre 1154. Par ce mariage l’Aquitaine passe à la couronne d’Angleterre et le restera jusqu’en 1451.
L’aquitaine devient alors la plus grande et la plus riche province de France et sera l’enjeu de plusieurs guerre dont la Guerre de 100 ans. Cette guerre prendra effectivement fin le 29 aout 1475, avec la signature du Traité de Picquigny entre Édouard IV d’Angleterre et le roi de France Louis XI.
Charles VII, après avoir chassé les Anglais de la Normandie, voulut aussi leur enlever la Guyenne. Fronsac, Blaye, Dax et la Roche-Guyon furent les premières villes qui tombèrent en son pouvoir. Le comte de Dunois vint ensuite mètre le siège devant Bordeaux. Cette ville n'était pas en état de soutenir un long siège; elle se soumit et ouvrit ses portes. Dunois en prit possession au nom du roi, l'an 1451.


Note

Bordeaux se révolta l'année suivante le reste de la Guyenne suivit son exemple, et Talbot, l'un des meilleurs généraux que l'Angleterre eût alors y fut envoyé avec des troupes ; mais il fut vaincu devant Castillon. Toute la Guyenne rentra alors dans l'obéissance, et Charles VII arriva bientôt en personne devant Bordeaux; il l'investit par terre, tandis que des vaisseaux, stationnés à l'entrée de la Gironde interceptaient tous les convois, et arrêtaient tous les secours. Cent députés furent alors envoyés au roi; ils offrirent de rentrer sous son obéissance, à condition de conserver intacts leurs biens et leur vie. Mais Charles leur signifia qu'ils pouvaient se retirer, que son intention était de se rendre maitre de la ville, et d'en avoir tous les habitants à discrétion, afin que leur punition servît d'exemple aux siècles à venir.
Les Bordelais se rendirent alors à discrétion. Ils payèrent une amende de cent mille marcs d'argent, perdirent leurs privilèges, prêtèrent un nouveau serment, et firent sortir la garnison anglaise.
Au milieu de l'été de l548, les paysans de plusieurs villages se refusaient absolument d'aller prendre le sel aux greniers qui leur étaient assignés. Les habitants de Bordeaux, ardemment attachés à leurs privilèges, auxquels l'impôt de la gabelle portait atteinte, prirent les armes, s'emparèrent de l'hôtel de ville, mirent en fuite plusieurs magistrats, et massacrèrent le lieutenant du gouverneur Tristan de Monein, ainsi que quelques commis de la gabelle mais bientôt les séditieux furent battus ou pris, et les plus coupables punis du dernier supplice.

Vue des Quinconces
Plan de Bourdeaux (1729)

Tout était calmé, lorsque Henri II, qui commençait à régner, crut devoir punir d'une manière tout exemplaire tous les habitants de Bordeaux. Il envoya dans cette ville, à la tête d'une forte armée le connétable Anne de Montmorency qui, bien que la ville n'opposât aucune résistance, fit pointer le canon sur les murs et y entra par la brèche, comme dans une ville prise d'assaut. Une contribution de 200,000 livres fut imposée aux habitants, qui furent en outre obligés de livrer leurs armes. « Le peuple, dit de Thou, fut privé de tous ses privilèges, du droit d'élire un maire et des jurats, de faire des assemblées de ville, de tenir des sceaux, d'exercer aucune juridiction, d'avoir un trésor commun et des possessions publiques. La maison de ville devait être rasée, et toutes les cloches des églises transportées dans les châteaux, qui seraient fortifiés aux dépens du peuple. Il fut condamné encore à équiper à ses frais deux galères pour servir à la défense des gouverneurs contre les entreprises des citoyens mêmes. Enfin, pour expier l'horrible attentat qu'ils avaient commis contre la personne de Monneins, la sentence portait qu'ils le déterreraient eux-mêmes, non avec le secours de quelque instrument, mais avec leurs propres ongles, et que le corps de ce seigneur serait conduit de nouveau à la sépulture par les jurats, et vingt-six bourgeois en habits de deuil, et le flambeau à la main ».

Le chantier naval
Bourdeaux

Toutefois, cette punition ne parut pas encore suffisante au duc de Montmorency ; il avait amené avec lui des juges qui, après avoir fait le procès à la ville, condamnèrent, de dix en dix maisons, un Bordelais à être pendu et la plupart des officiers municipaux à être suppliciés sur la place publique. Il y en eut de brulés, de rompus vifs, de pendus aux battants des cloches qu'ils avaient sonnées. Après avoir exercé ces actes de barbarie sur les malheureux habitants de Bordeaux, le connétable de Montmorency se déshonora par un trait de férocité qui a couvert à jamais son nom d'ignominie.
Un des jurats de Bordeaux, nommé Lestonat, ayant été condamné à perdre la vie en vertu des jugements précités, la femme de ce magistrat vint se aux jeter pieds du connétable pour lui demander la grâce de son mari. Elle était d'une beauté rare. Montmorency en fut frappé, et lui fit entendre que la grâce qu'elle sollicitait dépendait du sacrifice de son honneur ; condition à laquelle cette femme eut l'héroïsme ou la faiblesse de consentir. Après avoir passé la nuit avec elle, le connétable ouvrit une des fenêtres de son appartement et le premier objet qui frappa les yeux de cette malheureuse femme fut une potence à laquelle était suspendu le corps de son mari.
Une telle situation eut cependant un terme. Les Bordelais, poussés à bout, firent entendre au roi leurs réclamations et, leur voix fut enfin écoutée. Le parlement fut réintégré; on remit à la ville une partie de l'amende exigée, et la plupart de ses privilèges lui furent restitués par un édit en date du mois d’aout
Photo Le célèbre auteur des essais, Michel Eyquem, sieur de Montaigne fut maire de Bordeaux. Bordeaux reconnut Henri IV, mais après délibération publique ; on députa vers lui pour le supplier de rentrer dans le giron de l'Église romaine.
Le 25 novembre 1615, Louis XIII épousa dans la cathédrale de Saint-André de Bordeaux l'infante d'Espagne ; quelques jours auparavant, on avait célébré dans la même église les fiançailles de la sœur de ce roi avec le prince de Castille, le fils Philippe III.
En 1635,une insurrection éclata à Bordeaux au sujet d'un édit du roi qui établissait un nouvel impôt d'un écu par tonneau de vin sur les cabaretiers.
En 1675, une nouvelle révolte éclata dans cette ville à l'occasion de l'établissement de l'impôt du papier timbré et de la marque d'étain. La sédition fut réprimée par la fermeté du maréchal d'Albret, qui, pour punir les habitants, les contraignit de loger à discrétion pendant plus de six mois 18 régiments d'infanterie et 4 régiments de cavalerie.
En 1787, le parlement de Bordeaux ayant refusé d'enregistrer les édits bursaux, fut transféré à Libourne, où il resta pendant quatre mois.

Vue de Bordeaux en 1550
Les allées Tourny

En 1793, Bordeaux subit le joug de la Montagne ; Tallien et Isabeau vinrent lui notifier ses ordres, et pendant dix mois firent exécuter dans cette ville les ordres du gouvernement révolutionnaire.
En 1814, le maire de Bordeaux, Linch, livra aux Anglais, réunis aux Espagnoles et aux Portugais, l'entrée de cette ville où il fit proclamer les Bourbons
Lors du retour de Napoléon, la duchesse d'Angoulême après avoir vainement pressé les troupes en garnison à Bordeaux de prendre les armes pour les Bourbons fut obligée de quitter cette ville, où s'avançait le général Clausel, pour aller s'embarquer à Pauillac.
Si pendant la durée du règne de Napoléon Ier avait été particulièrement néfaste pour le commerce bordelais, notamment en raison des perpétuels conflits entre la France et les autres nations européennes, il est tout autre avec l’avènement de second empire.
D’ailleurs c’est à Bordeaux que le futur Napoléon III dans un discours prononcé le 7 octobre 1852, annonce la modernité de la France. La création de nouvelles voies de communication tant ferroviaires que maritimes va donner un essor considérable au commerce bordelais.
De nouveaux débouchés s’ouvrent à l’exportation des vins de Bordeaux, en Chine, aux États-Unis et en Amérique Latine. La Chambre de Commerce de bordeaux devient la troisième puissance de la ville de Bordeaux, après les services de la ville et les services de l’État. Et ce qui n’est pas négligeable, elle ne coute rien aux contribuables contrairement aux deux autres. Les fortifications de Bordeaux Bordeaux nœud de communication incontournable et dont la vocation première est le commerce et c'est à lui que Bordeaux doit sa prospérité et sa renommé. Son principal produit d'exportation étant le vin et c'est par lui qu'elle est connue du monde entier. Bordeaux est connu pour son vin et la ville lui doit les riches demeures qui bordent ses grandes artères. Cours de l'Intendance, la façade des quais sont le miroir de son très riche passé commerciale, même si certaines marchandises; proposées à la grande noblesse de France recherchant pour son service des gens de couleur; procurent aujourd'hui une certaine honte de la part des bordelais. Certain veulent ignorer délibérément cette période peu glorieuse où l'on vendait les plus beaux spécimens d'esclaves avant de faire partir le reste vers les colonies américaines.
Si un jour, vous allez à Bordeaux ne manquez pas la visite du Musée d'Aquitaine. Vous y découvrirez une maquette de ce qu'était un navire négrier de l'époque où la traite était à son apogée.

Le Quai de Bourgogne et la place de la Bourse. La Ville de Bordeaux , dans sa forme actuelle, est surtout l’œuvre du XVIIIème siècle : c’est alors que ses intendants, et en particulier Aubert de Tourny entreprirent les grands travaux qui ont fixé sa physionomie et donnent encore un rare cachet d’élégance à son quartier central dont la façade, sur le fleuve, est composée par les Quinconces, les places Richelieu et la Bourse ; cette dernière est due tout entière à Gabriel, ainsi que les deux grands édifices qui l’encadrent : La Douane et la Bourse. On considère cet ensemble comme un chef d’œuvre de l’architecture française du XVIIIème siècle.

Lorsqu'on se promène aujourd'hui dans cette ville on est avant tout étonné du nombre de portraits qui ornent les façades. Mascarons grimaçants, souriants, vieux, jeunes, imberbes, barbus, femmes au beau visage, vieux laiderons, avec des cornes, avec des dents etc. etc.. Toute une galerie de portraits défile devant nos yeux étonnés. Beaucoup sont les portraits des futurs propriétaires des lieux qui voulaient que le passant sache qui habitait ces riches demeures. D'autre pour chasser les mauvais esprits qui pouvaient nuire à la tranquillité de l'habitant du lieu. Plus de 3000 mascarons ont été dénombré dans la bonne ville de Bordeaux.
Aujourd'hui, Bordeaux peut s'enorgueillir de faire partie des plus belles villes de France et d'avoir vue la façade de ses quais inscrit au patrimoine de l'humanité par l'UNESECO.


La Lettre du Promeneur


Promenade à Bordeaux


Symbole de Bordeaux : Le monument des Girondins

Note personnelle :
Lorsque je suis arrivé à Bordeaux en 1985, cette ville n'était qu'un immense dépotoir. Lorsque l'on vient de l'Est de la France, où chaque maison a son parterre de fleurs, ou des vasques, propriétés de la ville qui les fleuries et les entretiens, sont placées à chaque lampadaire, à chaque coin de rue, le promeneur est surpris du peu d'entrain que les habitants du Sud-Ouest mettent pour fleurir leur demeure et leur balcon. A Bordeaux les balcons fleuris sont une rareté. Bref, arrivé dans cette cité en hivers, le ciel était à la couleur de ses habitants, gris et sales. Des constructions délabrées obstruaient les quais, des rails de chemin de fer traversaient la ville sans que jamais un convoi ferroviaire ne s'engage sur ces voies désaffectées. Les façades des quais croulaient sous la crasse, et plus personne ne semblait s'en plaindre. J'avais défini Bordeaux de la façon suivante : « Dix pour cent de la population de cette cité est très riche; les quatre vingt dix pour cent restant veulent faire croire qu'ils appartiennent à ces dix pour cent.» En bref une ville de m'as tu-vu ! A l'époque j'avait même écrit une stance à Bordeaux où je fustigeais sa crasse. Et puis les années ont passées et Bordeaux offre aujourd'hui un tout nouveau visage et peut être fiers d'être devenue l'une des plus belles villes de France.



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