Strasbourg - Préfecture du Bas Rhin
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La première chose que l'on remarque, lorsque
l'on visite Strasbourg, ce sont les fleurs; chaque balcon, chaque place,
chaque fenêtre est un parterre de fleurs. dans les rues pimpantes de
cette grande cité, les maisons à colombages sont les survivantes de
cette ville glorieuse à plus d'un titre. D'ailleurs, en parlant de Strasbourg,
Erasme dira : « C'est à Strasbourg que j'ai vu une monarchie sans tyrannie,
une aristocratie sans factions, une démocratie sans tumulte, de la richesse
sans luxe, de la prospérité sans arrogance. »
République libre pendant,
plusieurs décennies, ville du Saint Empire Germanique, ville acquise
à la réforme, ville dont s'est accaparé Louis XIV, elle est aujourd'hui
capitale de l'Europe. Patrie de notre hymne national, il fut écrit
par Claude Joseph Rouget de Lisle, capitaine du Génie alors en poste
à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration
de guerre à l'Autriche du 20 avril 1792. De même elle y a vue naitre
l'imprimerie, et si cette découverte est l'œuvre de Gutenberg, dont
la statue orne la place du même nom, elle n'oublie pas aussi un certain
Jean Mentelin qui lui aussi revendique la paternité de cette découverte
qui révolutionna le monde du XVème siècle.

D'ailleurs le
sieur Mandelin, qui repose dans la cathédrale de Strasbourg, a rédigé
lui même son épitaphe :
«C'est ici que je repose, moi Jean Madelin
qui, par la grâce de Dieu, ai le premier inventé à Strasbourg les caractères
d'imprimerie et fait parvenir cet art qui doit se perpétrer jusqu'à
la fin du monde. »

De ses anciennes fortifications elle a conservé son pont couvert dont ne subsiste plus que les tours. Strasbourg et sa Petite France, où sur les canaux aux rives fleuries déambulent mollement les bateaux dans lesquelles s'entassent les touristes venant découvrir le charme de cette vieille cité. Après avoir parcouru l'Ill, une promenade s'impose devant la cathédrale Notre Dame, ce magnifique monument du gotique flamboyant, où une foule bigarrée se presse pour admirer le plus haut clocher du monde chrétiens.

Les lourdes cloches de la cathédrale rythment
le ton avec une gravité de bon ton, tandis que celles de l'église Saint
Thomas carillonnent plus gaiement. Les alsaciens nous rappellent ainsi
que les fidèles de Luther font tinter leurs cloches quelques minutes
avant celle de Notre Dame. En revanche tout les soirs à dix heures la
suprématie de Rome sur la Réforme est totale. toute la ville a droit
au grand concert donnée par les cloches du beffroi de la cathédrale,
qui quatre siècles durant, sonnèrent le couvre feu enjoignant les juifs
à sortir de la ville.
Particularité l'Orchestre Philarmonique de
Strasbourg a été dirigé par de très grands noms de la musique, comme
Berlioz, Mahler, Wagner, Brahms, Strauss, qui l'on soit dirigé soit
joué avec lui. 1994, sir Yehudi Menuhin, âgé de soixante dix huit ans,
a dirigé et interprété, avec le philarmonique de Strasbourg, les neuf
symphonies de Beethoven durant le festival de musique de Strasbourg
qui est le doyen en âge des festivals de musique classique.
Strasbourg se déguste comme un bretzel, un kouglof, où du foie gras, spécialité que l'Alsace revendique haut et fort, d'ailleurs, Michel de Montaigne ne se trompait pas en déclarant que les Alsaciens « Ont plus de soucys de leur disners que du demeurant», ce qui fait dire à un autre « Faire un bon repas signifie aussi qu'il n'y a pas de guerre. Ce pays en a connu tellement».
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