Jean-Jacques Waltz dit HANSI. Né à Colmar en 1873, Hansi avait des
talents multiples. Ecrivain, dessinateur, caricaturiste, il touchait
à tout. L'enseigne de la pharmacie du Cygne, celle de la boucherie
Fincker sont des exemples de son savoir-faire. Il aimait les enfants
et son oeuvre le montre bien. Il est mort en 1951
La reproduction du Manneken-Pis de Bruxelles
Colmar Cette ville est un pure joyau et une des
plus belles vitrines représentative de l'art alsacien. Un dédale de
petites rues toutes plus fleuries les uns que les autres, de vieilles
maisons à colombage. La Lauch où dans ses eaux claires se mirent les
maisons de la petite Venise. Voilà pour le décor. Ville natale de Bartholdi,
la ville lui rend un hommage marqué par une immense statue de la Liberté
qui orne le premier rond point lorsque l'on pénètre dans Colmar. La
ville lui a également consacré un musée dans la maison natale du sculpteur.
De même place Bartholdi, une fontaine œuvre du sculpteur représente
le baron Lazare Schwendi, qui à la tête de l'armée impériale s'opposa
à la dernière offensive de Soliman le Magnifique en Hongrie en 1566
La maison Pfister
La maison Zum Kragen
Dans une rue presque oubliée, a l'abri du regard
du passant pressé, une curieuse fontaine attire le regard. Et oui, c'est
bien le personnage le plus populaire et le plus connu de la ville de
Bruxelles qui urine doucement dans une vasque, c'est bien le Manneke
Pis offert par la ville de Bruxelles à la Ville de Colmar. Un jour que
je demandais où pouvait bien se situer ce curieux personnage à un buraliste
d'une rue commerçante, celui-ci éclatant de rire me dit : « Vous vous
trompez, mon brave, elle est à Bruxelles, mais pas à Colmar, ça fait
trente ans que je tiens ce tabac et je n'en ai jamais entendu parler.»
Elle se trouve à moins de cent mètres de sa boutique ! Il faut d'ailleurs
remarquer que beaucoup de nos concitoyens ne connaissent
pas toutes les richesses qu'offrent au regard la ville qu'ils habitent.
Colmar, ville qui de 1870 à 1918 a vécu la domination allemande plutôt
mal que bien a également conservé dans ses murs la trace des ses occupants
qui ont bâtit dans cette cité nombre de demeures et de bâtiments officiels
comme la poste centrale, le château d'eau et aussi la pittoresque gare;
où l'on décèle un mélange de la renaissance allemande et d'art nouveau.
A découvrir, lorsque l'on se promène dans cette
cité la superbe maison Pfister finement décorée de scènes bibliques.
Ne manquez pas d'admirer également la maison Zum Kragen qui orne sa
façade d'un drapier avec son aune. Une visite au musée Unterlinden de
Colmar s'impose, là les vieux poêles en carreaux de faïence, des armures,
et surtout le fabuleux retable d'Inssenheim, peint par Grünewald en
1510
Le retable d'Inssenheim
Commandé pour le couvent des Antonins
d'Issenheim, situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar,
le retable d'Issenheim est réalisé entre 1512 et 1516 par Matthias
Grünewald pour les panneaux peints et Nicolas de Haguenau pour
la partie sculptée. Le polyptyque, qui ornait le maître-autel
de l'église du couvent avant la Révolution, fut commandé par
l'un des supérieurs de l'ordre, Guy Guers, précepteur de la
commanderie des Antonins de 1490 à 1516. L'ordre de Saint-Antoine
a pour vocation de soigner les malades atteints du feu sacré
ou feu de saint Antoine, véritable fléau au Moyen Âge. Le retable
est constitué d'un ensemble de plusieurs panneaux peints qui
s'articulent autour d'une caisse centrale dans laquelle prennent
place des sculptures. Il possède au total trois faces illustrées.
Les volets pouvaient être ouverts pour illustrer les différentes
périodes liturgiques durant le culte, lors des fêtes correspondantes.
Pendant les jours ordinaires, c'est la Crucifixion qui était
donnée à voir aux malades. C'est une œuvre de grandes dimensions
(3,30 m de haut et 5,90 m de large) qui répond à un programme
iconographique dense : représenter la vie du Christ et celle
de saint Antoine l'Ermite (231-356). Grünewald y mêle réalisme
morbide et fantastique, maniérisme et dépouillement, intensité
dramatique et naturalisme, réalisant un ensemble monumental,
unique et sans précédent. Il est resté conservé dans le couvent
des Antonins d'Issenheim jusqu'à la Révolution et pour empêcher
sa destruction, il est transporté à Colmar, en 1792, à la Bibliothèque
Nationale du District. En 1852, il est transféré dans l'église
de l'ancien couvent des Dominicaines d'Unterlinden, où il constitue
le joyau du musée qui s'y organise alors et où il ne cesse de
fasciner et d'envoûter ceux qui le contemplent.
L'Identité
de son auteur, Grünewald n'est qu'un pseudonyme, et pose un
problème, on hésite entre Matis Nithart ou Gothart et Matis
Grün. Le panneau central du retable, consacré à la Crucifixion
présente un Christ au corps atrocement déchiré, couvert de plaies
sanguinolentes. Près de lui, Marie, sa mère, s'évanouie dans
les bras de l'apôtre Jean. Les autres panneaux sont consacrés
à Saint Antoine et saint Sébastien, à l'Annonciation, la Nativité
et la Résurrection, enfin à la vie de Saint Antoine, le patron
des Antonites, commanditaires de l'œuvre.
Retable ouvert
Panneau intermédiaire
Retable fermé