Histoire de l'Ariège


Le département de l'Ariège a été formé
de l'ancien comté de Foix et de presque tout l'ancien Conserans,
qui dépendait de la Gascogne. L'histoire primitive de ces contrées
se confond, dans ses commencements, avec celle de la race ibère
ou basque, que les plus lointains souvenirs nous représentent
installée sur le versant septentrional des Pyrénées et dans
les vallées qui s'étendent à leur pied. L'existence nomade de
ces tribus de pasteurs dut ses premières modifications aux relations
commerciales que lièrent avec elles les Phéniciens d'abord et
les Phocéens ensuite. Les paillettes d'or trouvées dans le sable
des torrents, la résine recueillie au pied des sapins, attiraient
la cupidité des colons grecs, qui laissaient en échange, au
milieu de ces populations agrestes les premiers germes de la
civilisation orientale.
Cependant l'indépendance et la fierté,
vertus inhérentes au caractère des Consorani (de consortiri,
partager le même -sort), habitants des montagnes rendirent aux
Romains longue et difficile la conquête de ces provinces. Les
Volces Tectosages y avaient, antérieurement, trouvé d'intrépides
compagnons dans leur expédition en Asie Mineure. Les Consorani
sont cités parmi les peuplades que les vainqueurs groupèrent
dans une de leurs divisions administratives, et qu'ils désignèrent
sous le nom de Novempopulanie.


Plus tard, après les quatre siècles de
la domination civilisatrice des Romains, le pays de Foix, compris
d'abord dans la première Lyonnaise, puis dans la première Narbonnaise
sous Honorius, passe, en 415, au moment de la grande invasion
de l'empire, sous la domination des Wisigoths, dont Clovis détruisit,
en 507, la prépondérance en Gaule. Après la bataille de Vouglé,
le pays de Foix resta donc annexé à la monarchie franque jusqu'à
la constitution du duché d'Aquitaine ; il fut associé à toutes
les vicissitudes de cette lutte acharnée et sanglante dans laquelle
les populations étaient entraînées, surtout par l'espoir de
reconstituer un État indépendant dans les anciennes limites
de l'empire des Wisigoths. Les exploits et les revers des ducs
d'Aquitaine, la légitimité de leurs droits comme descendants
des premiers mérovingiens, la bonté de leur cause en face de
l'usurpation si peu déguisée des maires du palais, sont de trop
vastes sujets pour la petite contrée qui nous occupe; mais n'oublions
pas cependant que ces discordes y amenèrent les Sarrasins, appelés
par les ducs d'Aquitaine contre leurs redoutables adversaires.
Pendant près d'un demi-siècle, de 719 à 759, les Sarrasins dominèrent
dans le pays de Foix. Charles-Martel et son petit-fils Charlemagne,
qui les en chassèrent, étaient alors l'étranger et l'ennemi
pour les montagnards des Pyrénées, auxquels on peut attribuer
en partie la sanglante revanche de Roncevaux.

L'appui que trouva ce prince auprès des
habitants de la vallée d'Andorre devait être un fait bien exceptionnel
puisqu'il leur valut une indépendance et des privilèges qui
datent de cette époque.
La puissante main du grand monarque
sut retenir les provinces conquises dans l'obéissance mais,
dès que la faiblesse de ses successeurs permet à la féodalité
de se constituer, l'esprit provincial se réveille, l'autorité
centrale est oubliée ou bravée, et des provinces entières passent
aux mains des seigneurs, qui y établissent leur domination presque
sans contestation et sans obstacle. C'est ainsi que la puissante
maison de Toulouse possède le pays de Foix dès 779.

Trente ans après, il échoit à la branche
des comtes de Carcassonne, qui le conserve jusqu'en 1050, époque
à laquelle est fondé l'apanage de Foix au profit de Bernard-Roger
1er, fils puiné de Roger, comte de Carcassonne. Les possessions
de Bernard comprenaient la plus grande partie du département
de l’Ariège et une portion de celui de la Haute-Garonne. Il
réunit le Bigorre par son mariage avec Gersende, héritière de
celle provinceLe second des trois fils de Roôer-Beruard lui
succéda sous le nom de Roger II; c'est lui qui obtint l'érection
du pays de Foix en comté, et qui le premier fixa sa résidence
dans le château autour duquel s'étendait la ville soumise à
l'abbaye de Saint-Volusien. Son neveu, Roger III, posséda le
comté, de 1070 à 1125; il alla expier en Palestine le crime
de simonie dont il avait été reconnu coupable et pour lequel
il avait été frappé d'excommunication par Pascal II. À son retour
de la croisade, il fonda Pamiers. Le règne de Roger IV, qui
posséda l'héritage paternel en indivis avec ses frères, n'est
signalé que par les prétentions soulevées au sujet de la seigneurie
de Carcassonne par la maison de Foix.
De 1141 à 1188, le
comté est gouverné par Roger-Bernard l’habile négociateur, qui,
mettant à profit les rivalités des seigneurs du voisinage, se
fait céder, par Raymond V de Toulouse, Carcassonne, le Carcassez,
le Basez et tous les domaines de Rober-Trencavel se fait investir,
par Alphonse II d'Aragon, du gouvernement de Provence, et dispute
à l'abbé de Saint-Volusien la possession d'une partie de la
ville de Foix.
Après le diplomate vient le batailleur, Raymond
Roger, fidèle allié des comtes de Toulouse, intrépide champion
de la cause des Albigeois; il fut le grand adversaire du fameux
Simon de Montfort.

Son fils, Roger-Bernard II, surnommé
le Grand, suivit les traditions paternelles, et s'associa aux
derniers efforts de Raymond VII de Toulouse, jusqu'à l'arrivée
de Louis VIII et de sa formidable armée. Le roi pardonna plus
vite que le pape. Roger-Bernard put laisser ses domaines à son
fils Roger IV mais, pour obtenir l'absolution de ses fautes,
il dut comparaître devant le tribunal de l'inquisition et prendre
l'habit monastique dans le couvent de Bolbone, où il mourut
l'année suivante, en 1241.
Le nouveau comte, éclairé par
l'expérience de ses aïeux effrayé par les conséquences probables
de la bataille de Taillebourg, se retira de la ligue que la
noblesse du Midi avait formée contre l'autorité royale, et se
soumit à Louis IX. Son humeur belliqueuse s'exerça sans danger
et sans résultats contre le roi d'Aragon et contre son beau-frère,
le comte d'Urgel. Il en coûta cher à son fils, Roger-Bernard
III, de ne pas avoir suivi ce sage exemple. Ses insolences et
ses rébellions amenèrent dans son comté Philippe le Hardi, et
lui coûtèrent plusieurs années de liberté. Il avait à peine
obtenu son pardon qu'il dirigeait de nouvelles tentatives contre
Pierre d'Aragon et retrouvait un nouveau vainqueur et une autre
prison. Libre encore, il employait les dernières années de sa
vie à guerroyer contre Gaston VII, au sujet de la vicomté de
Béarn. L'inconstance de ce caractère, l'ardeur de ce tempérament
et la confusion dans laquelle se trouvaient les affaires du
comté durent influer sur la position des seigneurs qui régnèrent
ensuite. Gaston Ier hérite de la querelle avec les Armagnacs,
et y consume une partie de son existence ; l'accord ne se rétablit
que sous Gaston II, véritable paladin, qui met son épée au service
des Navarrais contre les Castillans, assiste ensuite Alphonse
XI assiégé par les Maures dans AIgésiras et meurt à Séville
en 1343, au milieu de ses glorieux exploits, et après avoir
en outre largement payé sa dette dans la lutte de la France
contre l'Angleterre. Il laissait une veuve, Éléonore de Comminges,
femme d'un mérite éminent, et un fils âgé de douze ans, ce Gaston
III qui devint depuis si célèbre sous le nom de Gaston- Phébus.

Ce jeune seigneur fit ses premières armes contre les Anglais pendant l'invasion de 1345, et le roi sembla dès lors attacher un grand prix à son amitié ; car après avoir congédié ses gens d'armes il nomma, lui et Bertrand de L'Isle-Jourdain, ses lieutenants spéciaux et généraux en Gascogne, Agenais, Bordelais et autres parties de la langue d'oc. Gaston se mit alors à visiter les châteaux et villes commis à sa garde, et l'on put admirer déjà la courtoisie et la magnificence du très haut, très noble et très puissant seigneur, qui passa bientôt pour le plus fastueux chevalier de son siècle. Il épousa, en 1349, Agnès, fille de Jeanne de France et de Philippe III, roi de Navarre. Bientôt il quitte sa brillante cour d'Orthez et se lance dans cette série d'aventures qui, sous la plume de Froissart, ont fait de son histoire le roman le plus varié et le plus merveilleux alliance avec Charles le Mauvais, qui lui vaut une courte captivité au Châtelet; croisade contre les Prussiens avec les chevaliers de l'ordre Teutonique, en compagnie du Captal de Buch délivrance des princesses de la famille royale, assiégées dans Meaux par les Jacques; victoire de Laurac contre les Armagnacs; lutte et rivalité avec le duc d'Anjou, glorieusement terminée dans les plaines de Revel; réconciliation avec ses anciens ennemis; vieillesse honorée, bien remplie ; visite du roi Charles VII, qu'il reçoit, avec toute sa cour, dans son château de Mazères; loisirs dignement occupés par la littérature et la chasse, telle est l'esquisse rapide de cette existence, véritable type de la chevalerie à cette époque

En 1395, Matthieu, fils de Gaston-Phébus, mourut sans enfants ; sa sœur et unique héritière, Isabelle de Foix, était mariée à Archambaud de Grailli, captal de Buch; ce seigneur, en recueillant l'héritage de sa femme, changea son nom pour prendre le titre de comte de Foix. Cette maison ne régna que soixante-quatorze ans et avec trois comtes seulement le dernier d'entre eux Gaston IV, ayant épousé Éléonore, fille de Jean II, roi de Navarre, laquelle succéda à son père, réunit son comté au royaume de sa femme. De la famille royale de Navarre, le comté passa dans la maison d'Albret, en,1484, par le mariage de la reine Catherine avec Jean d'Albret ; et enfin dans la maison de Bourbon, par l'union de Jeanne d'Albret avec Antoine de Bourbon, père de Henri IV. C'est sous ce dernier prince que le comté fut réuni à la monarchie française encore l'ordonnance qui établit officiellement cette réunion n'a-t-elle été rendue que par Louis XIII, en 1620. .

L'ardeur avec laquelle la maison d'Albret
se jeta dans le parti de la Réforme peut donner une idée de
la part que dut prendre le comté de Foix dans les discordes
civiles du XVIème siècle.
Sauf quelques tribulations
à l'époque des derniers démêlés de la France avec l'Espagne,
le pays fut tranquille jusqu'aux orages de la Révolution ; mais,
du moins, cette dernière secousse a eu des résultats qui peuvent
faire oublier quelques années d'épreuves. Le pays a repris enfin
possession de lui-même; toutes les richesses enfouies dans ce
sol peu connu et plus mal exploité encore voient enfin le jour
l'agriculture fait chaque jour de nouveaux progrès dans les
vallées et étend ses fécondes conquêtes sur les pentes des montagnes,
les mines, si abondantes et si longtemps négligées, alimentent
d'importantes usines; la haute industrie se développe dans les
villes que le commerce commençait, déjà à vivifier, et l'amélioration
des routes, l'établissement de voies ferrées assurent et facilitent
les communications entre des points qui restaient presque étrangers
les uns aux autres. N'oublions pas, toutefois, que nous parlons
d'une contrée confinée à l'extrémité de la France, adossée à
cette muraille inaccessible des Pyrénées, plus étroitement fermée
encore par le système douanier qui régit l'Europe, et on comprendra
que les progrès signalés par nous ne sont pas le dernier degré
des prospérités réservées à cet intéressant pays.
Ce que
nous désirons, c'est que la civilisation plus raffinée à laquelle
il sera appelé n'enlève pas à l'habitant de l'Ariège ses bonnes
qualités cette fierté, cette indépendance, cette loyauté, héritage
des aïeux, trésors du passé, dont aucune amélioration matérielle
ne saurait à nos yeux compenser la perte.
Foix


L'origine de, cette ville remonte à dès temps éloignés, mais l'époque en est inconnue. Elie de Pamiers et Pierre Olhagaray font remonter sa fondation à une haute antiquité, Buching et et Expilly lui donnent pour fondateurs une colonie de Phocéens de Marseille; mais, d'après le savant Dumége, il paraît que celle ville est loin d'avoir une origine aussi ancienne. Quoi qu'il eu soit, il fallait que cette ville existât au moins dans le V siècle, puisqu'il paraît certain qu'il y avait alors une basilique dédiée à saint Nazaire, dans laquelle furent transférées les reliques de saint Volusien. Foix et son château sont célèbres par les sièges qu'ils ont soutenus : ils résistèrent, en 1210, aux efforts de Simon de Montfort et de l'armée croisée contre les Albigeois ; les habitants, armés seulement de pierres, repoussèrent les croisés et les mirent en fuite après leur avoir tué beaucoup de monde.

En 1272, le comte de Foix, enhardi par la situation avantageuse du château, où il s'était renfermé, osa défier le roi de France, Philippe le Hardi, coutre lequel il s'était révolté. Philippe, plein d'indignation el respirant la vengeance, vint l'assiéger avec une puissante armée, el fit serment d'emporter la place, à quelque prix que ce fût. La résistance fut si longue et si opiniâtre que le roi entreprit de faire abattre l'énorme rocher qui porte le fort. A une époque où la poudre n'était pas encore inventée, c'était une entreprise difficile. Néanmoins on se mit à l'œuvre ; de vastes quartiers de pierre étaient déjà renversés, et le rocher commençait à surplomber d'un coté, lorsque le comte, effrayé, se soumit el demanda grâce. Dans le XVI siècle, la ville et le château, pris et repris par les catholiques et par les religionnaires, eurent beaucoup à souffrir des violences des deux partis. Les temps qui suivirent, plus paisibles, permirent à Foix de réparer ses désastres ; toutefois cette cité en a peu profiter pour s’embellir.
Pamiers

Pamiers trouve son origine dans une abbaye
abritant les reliques de Sant Antonin, petit-fils de Théodoric
Ier, roi wisigoth de Toulouse en 506.
À son retour
de la croisade au début du XIIème siècle, le comte
de Foix Roger II fit construire un château auquel il donna le
nom d'une ville de Phrygie, Apamée, qui est devenu Pamiers.
La ville devint un évêché en 1291. Son premier évêque, Bernard
de Saisset, entra en conflit avec le roi Philippe le Bel. Au
XVIIème siècle un autre évêque, Caulet, entra en
conflit avec un autre roi, Louis XIV, à propos de la régale,
droit qu'avaient les rois de France de toucher les revenus des
évêchés vacants.
Pamiers est la patrie du grand musicien
Gabriel Fauré.
Le château féodal de Miglos, qui dresse ses
imposantes ruines en un point stratégique de la vallée du Vicdessos,
entre Niaux et Capoulet, défendait au Moyen Âge une grande partie
de la contrée.
Outre le Château de Foix, qui domine de toute
sa majesté la ville de Foix, comporte également d’autres demeures
féodales construites entre le IXème et le XIIIème
siècle, citons Montségur, haut lieu du catharisme, Le château
de Quié, Le château de Miglos, le château du Calames, Le château
de Roquemaure, Le château de Montorgueil, et bien d’autres encore
qui furent tous plus ou moins liés à l'épopée cathare.
Cette
contré décèle encore d’autres trésors naturels, rivière souterraines,
grottes, et également des lieux de villégiatures estivales et
hivernales qui en font un département très visité. L'Ariège
est également la porte qui conduit à la Vallée d'Andorre.
Le Mas d’Azil

L'épisode le plus remarquable de son
histoire se rattache aux guerres de religion. La population
tout entière était calviniste : en 1625, le maréchal de Thémines
voulut s'emparer de la place il vint en faire le siège à la
tête d'une nombreuse armée catholique. Les habitants eux-mêmes,
ne se croyant pas assez forts pour résister à un si redoutable
ennemi, offrirent de se rendre, pourvu qu'on épargnât à leur
ville les horreurs du pillage. Le refus qu'ils essuyèrent leur
inspira le courage du désespoir ils résolurent de se défendre
jusqu'à la dernière extrémité. Leur résistance fut, en effet,
héroïque ; dans l'espace d'un mois ils repoussèrent trois assauts
et forcèrent Thémines à se retirer. Plus tard cependant la ville
fut obligée d'ouvrir ses portes aux catholiques mais les conditions
de la capitulation furent moins rigoureuses, et les fortifications
seules furent sacrifiées.
Le Mas-d'Azil est situé sur les
bords de l'Arize, dans un vallon très fertile entouré de hautes
montagnes. Sur le sommet de deux d'entre elles, au nord et à
l'est, on trouve deux dolmens bien conservés. Le seul monument
que possède la ville est son église paroissiale, dépendante
autrefois d'une abbaye de Saint-Benoit, dont la seule trace
est une mosaïque découverte sur l'emplacement de l'ancien monastère.
La caverne de l'Arize, que traverse maintenant la route de Saint-Girons
à Pamiers, à cause de sa proximité, est une des curiosités que
la ville peut revendiquer comme siennes. C'est une ouverture
creusée par l'eau et le temps à travers un âpre et énorme rocher
: l'Arize se précipite dans cet antre avec un effroyable fracas
en suivant son cours, on arrive dans la caverne, dont un pilier
de roc soutient au milieu les voûtes immenses on pénètre de
là dans une seconde grotte plus obscure et plus profonde qui
servit d'asile dans les anciennes guerres; elle était alors
fermée par un mur, et la pierre mobile qui servait de porte
a conservé l'empreinte des armes de la maison de Foix. Non loin
de là, à Camarade, existait une source salée.
Saint Girons
La ville apparaît assez tardivement,
mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité
voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de
la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les
Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum, le
siège de la civitas des Consoranni.
Cette cité devint, par
la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché. Inversement,
le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des
entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae. Le lucus
(bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l'actuel territoire
de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit sont nom. En
1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l'ancienne
gare un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte
une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia,
de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur
de Saint-Lizier
C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît
en tant que ville, à la suite d'une période, l'An Mil, qui voit
de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté
n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue
économique que démographique. Les populations qui s'étaient,
au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de
montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les
plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles.
Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIIIème
siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée
du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche.
Mirepoix

Dépendante du comté de Foix, la ville fut gagnée par le catharisme à la fin du XIIème siècle. Un concile en 1206 y rassembla 600 cathares. La ville fut prise en 1209 par Simon de Montfort qu'il donna à un de ses lieutenants Guy de Lévis, d'où la famille de Lévis-Mirepoix. La ville, initialement établie près du lit de l'Hers, sur sa rive droite, est inondée par une violente crue (accompagnée de la rupture du verrou du lac de Puivert) en 1289, et non 1279, comme l'erreur ancienne d'un copiste l'a longtemps fait croire. Totalement détruite, elle est rebâtie immédiatement sur l'autre rive de la rivière, mais cette fois sur une terrasse naturelle surélevée, cédée par le seigneur de Mirepoix. Mirepoix n'est donc pas à proprement parler une « bastide » (ville nouvelle de repeuplement), mais une ville ancienne reconstruite sur les plans urbanistiques en vigueur à cette époque, et qui sont typiques des bastides. Mirepoix fut un évêché jusqu'en 1801
Varilhes

Varilhes serait d'origine fort ancienne, s'il est vrai qu'on doit l'identifie avec la Villa Saxosa des anciens itinéraires. Ce qui est plus certain, c'est qu'autrefois elle était beaucoup plus importante qu'aujourd'hui elle avait un château et elle était fortifiée. Les habitants incendièrent eux-mêmes le château en 1211, pour le soustraire à la domination de Simon de Montfort ; mais celui-ci, arrivé à temps, éteignit l'incendie et s'empara de la ville et du château. Le comte de Foix reprit le château, et comme Gui de Montfort, frère de Simon, venait l'y assiéger, il fut atteint d'une flèche et tué sur le coup. Plus tard, Varilhes fut disputé entre les catholiques et les protestants, et Richelieu, après avoir fait ruiner le château et abattre les fortifications, fit pendre 40 religionnaires aux noyers de la place.
Le Pont du Diable de Montoulieu

Plan du site |
Moteur de recherche
| | Page Aide |
Contact
© C. LOUP 2025
.