Histoire du Cantal


C'est de la haute Auvergne qu'a été formé
le département du Cantal. Il doit son nom au Plomb du Cantal,
montagne volcanique, la plus élevée de la haute Auvergne, et
dont les cimes, comme celles des Alpes, sont presque toujours
couvertes de neige. Cette montagne, très connue des anciens,
s'appelait Mons Celtarum qui signifie Mont des Celtes;
elle est, en effet, située dans la Gaule celtique.
On croit
que la via Celtica de la Table de Peutinger passait près du
Plomb. Ce qui est certain, c'est que ce pays, comme toute l'Arvernie
dont il faisait partie, était, avant la conquête romaine, habité
par l'un des plus anciens, des plus puissants et des plus célèbres
peuples de la Gaule.

On connaît les expéditions des Arvernes au-delà des Alpes et leurs luttes contre Rome; on sait que, joints aux Allobroges, ils s'opposèrent longtemps au progrès de ses armes conquérantes; mais enfin, vaincus par César à Alesia, ils se soumirent et restèrent fidèles aux Romains, qui leur laissèrent leurs lois et leurs libertés. Du temps de Pline et de Ptolémée, ils étaient encore peuple libre. Rome fonda chez eux des colonies et les fit participer aux bienfaits de sa civilisation. Il y a, dans la haute Auvergne, notamment dans le canton de Saignes, de nombreux vestiges du long séjour qu'y firent les Romains. Alors ce pays, déjà converti au christianisme par saint Mamet et saint Mary, faisait partie de la première Aquitaine il était gouverné par des présidents et des comtes.

Vers l'an 475, les Wisigoths l'envahirent
et s'en rendirent maitre mais, en 507, Clovis parvint fi les
en chasser. Il le donna, en 511, à Thierry, son fils aîné, roi
de Metz. Pendant les guerres domestiques des fils de Clovis,
l'Auvergne passade Thierry à son frère Childebert ; mais Thierry
ne tarda pas à la reprendre. Après les Francs vinrent, en 505,
les Saxons, puis, en 751, les Sarrasins, qui la pillèrent et
la ravagèrent. « Des ruisseaux, dans l'arrondissement de Mauriac,
dit un historien du Cantal, portent encore leur nom, et la tradition
rapporte que les eaux furent teintes du sang de ces barbares.
»
A peine délivrée des Sarrasins, la haute Auvergne se vit
disputée par les armes de Pépin et celles de Vaïffer, duc d'Aquitaine.
Pépin s'empara du château de Tournemire en 767.
De 851 à
925, les Normands parurent cinq fois dans ce pays, d'où le comte
d'Auvergne les chassa. Après diverses vicissitudes, cette province
fut enfin réunie à la couronne en 1213, par Philippe-Auguste.
Cependant, vers 1317, les Anglais portèrent la guerre en Auvergne
et s'y emparèrent de plusieurs châteaux mais partout les habitants
leur firent la chasse.
Après la guerre, Charles VII vint
remercier les habitants de la haute Auvergne de leur patriotique
assistance. À Aurillac, comme à Saint-Flour, les magistrats
lui firent présent de douze tasses d'argent en 1437.

À la suite des Anglais vinrent les grandes compagnies. Aimerigot Marcel, dit le roi des pillards, parut dans la haute Auvergne à la tête de l'une de ces bandes. Il s'empara du château de Carlat, qu'il vendit aux Anglais. Cependant, une trêve ayant été conclue entre la France et l'Angleterre, Aimerigot jura, sous peine de la vie, de l'observer. Vain serment il ne tarda pas à recommencer ses ravages ; les habitants effrayés recoururent au roi, qui leur envoya Robert de Béthune, vicomte de Meaux, avec une armée de quatre cents lances et de cent vingt arbalétriers. Aimerigot s'était retranché dans le château de la Roche-Vandeix Robert essaya de l'en débusquer. Ne se sentant pas assez fort pour résister, Aimerigot laisse le commandement de la forteresse à Guiot d'Ussel, son oncle, et en sort secrètement pour aller demander du secours aux Anglais. A son retour, il trouve Robert de Béthune maître de la place. Il ne savait où se réfugier.

Par suite d'un traité passé en 1387 entre
le comte d'Armagnac et les trois États d'Auvergne, du Velay
et du Gévaudan, à l'effet de chasser les capitaines anglais
des places qu'ils occupaient dans le pays, le comte prit possession
du château de Carlat : C'est là que Jacques d'Armagnac, duc
de Nemours, engagé dans la ligue du Bien public, soutint, en
1469, contre les troupes de Louis XI, un siège de dix-huit mois.
Cependant le roi lui avait déjà fait grâce, et Nemours lui avait
juré solennellement fidélité sur la croix de Saint-Lo. Voyant
qu'il ne cessait de conspirer, Louis XI ordonna au duc de Beaujeu
de l'arrêter dans son château de CarIaI. Nemours s'y défendit
vigoureusement ; mais, sur la proposition d'un envoyé du duc
de Beaujeu, qui lui promit, sur la foi et conscience du roi
très chrétien, qu'il ne lui serait rien fait, il se rendit.
Ce n'était qu'un piège. Conduit prisonnier à la forteresse de
Pierre-en-Seize, à Lyon, et de là à Paris, à la Bastille, où
on l'enferma dans une cage de fer, il fut, contre la foi des
traités, et malgré son nom, sa qualité et l'illustration de
sa race, déclaré criminel de lèse-majesté et condamné à être
décapité.
Au XVIème siècle, la haute Auvergne
eut à souffrir des guerres civiles et religieuses. À peine rendue
à la tranquillité par l'avènement de Henri IV, elle se vit de
nouveau troublée par les déprédations des seigneurs féodaux,
que Louis XIV fit châtier pendant les Grands Jours tenus en
Auvergne en 1665. Depuis ce temps jusqu'à nos jours, ce pays
n'a pas cessé de jouir du repos mais il n'a pu encore se refaire
de la perte de ses forêts, qui couvraient alors ses montagnes;
elles avaient disparu, et les vents boréens ne trouvant aucune
résistance portèrent leur souffle glacé dans cette contrée et
la dépeuplèrent.

Aussi n'est-elle plus habitée qu'à de grandes distances. « Si, à quelques égards, dit Monsieur. Bouillet, la haute Auvergne est dépourvue de richesses dont jouissent d'autres contrées, l'œil, cependant, y est rarement attristé par le spectacle de la misère. L'émigration, que chez des peuples voisins la nécessité commande impérieusement et rend souvent perpétuelle, se renouvelle ici tous les ans. Une partie des habitants va porter dans d'autres départements et même à l'étranger son travail et son industrie, et les bénéfices obtenus par ces déplacements assurent l'existence de nombreuses familles et sont souvent l'origine de grandes fortunes. Ces émigrations offrent encore d'autres avantages aux individus qui s'y livrent; leur fréquentation avec les peuples d'autres provinces, avec les habitants des villes surtout, a pour effet d'adoucir leurs mœurs et de développer leur intelligence naturelle mais peut-être aussi, il faut bien le dire, quelques-uns d'entre eux rapportent dans leur village des vices qui y étaient ignorés. » A quelle époque commença dans la haute Auvergne ce système d'émigration? C'est ce qu'il est impossible de déterminer. « Peut-être, dit M. de Laforce, date-t-il des premiers temps où les montagnes furent habitées. On ne saurait douter qu'il ne remonte à une époque fort reculée, puisqu'on voit dans l'histoire que les Arvernes étaient dans l'habitude d'aller faire le commerce en Espagne, où ils se rendaient par troupes et sans chefs.

Quoi qu'il en soit, le climat et le besoin
en furent certainement la première cause déterminante. Le froid
rigoureux qui règne dans ces hautes contrées y suspendait, comme
aujourd'hui, toute occupation pendant plus de la moitié de l'année
leur sol, peu susceptible de culture et, d'ailleurs, couvert
dans l'origine d'immenses forêts, était loin de pouvoir fournir
l'alimentation nécessaire à ses habitants ; ils durent le quitter
pour aller chercher sous un ciel plus doux du travail et du
pain. Ces premiers émigrants, simples et laborieux, se chargèrent
des travaux les plus pénibles et se contentèrent des salaires
les plus modestes. Partis après les semailles d'automne, ils
ne manquaient jamais de revenir au printemps pour porter à leurs
familles le fruit de leur industrie et partager leurs occupations
agricoles. Mais bientôt les communications extérieures et les
voyages agrandirent le cercle de leurs idées ; d'ouvriers ils
devinrent commerçants, et les fers, les cuivres, les indiennes,
les quincailleries devinrent pour eux l'objet d'un négoce. Dès
lors il recherchèrent les grands centres de population les uns
se dirigèrent vers Paris et Bordeaux; et les autres vers la
Normandie, la Flandre, la Picardie, la Belgique, la Hollande
et la Suisse quelques-uns passèrent en Espagne et y fondèrent
des établissements qui ne tardèrent pas à prendre un développement
considérable.
Quatre cents Auvergnats des arrondissements
d'Aurillac et de Mauriac formèrent deux sociétés, dont les principaux
entrepôts étaient établis dans les deux villes de Chinson et
Naval-Carnéros, et qui en avaient de secondaires dans les autres
villes d'Espagne.

Ces sociétés furent d'abord composées de compatriotes, et ensuite exclusivement de fils et de gendres de sociétaires qui, pour y être admis, devaient faire une première mise de fonds de quatre mille francs. Elles reconnaissaient quatre chefs, qui n'étaient que les premiers parmi des égaux, mais qui commandaient et étaient, à cause de leur âge et de leur expérience, chargés des achats et de la correspondance. D'après leurs statuts, chaque associé, à tour de rôle, devait passer deux ans en Espagne et deux ans en France mais il était tenu de fournir une première campagne de sept ans. L'époque du départ avait été successivement fixée d'abord en novembre, puis en septembre ; celle de la rentrée en mars. » Ces compagnies avaient conquis un crédit immense par leur exactitude à tenir leurs engagements et faisaient des affaires avec toute l'Europe. Elles étaient en pleine prospérité, lorsque les révolutions d'Espagne vinrent tout à coup les anéantir. À cette époque de triste mémoire, leurs magasins furent pillés et leurs associés dispersés ou massacrés ; elles ne se sont plus reformées depuis. » Les émigrants du Cantal ne s'associent plus aujourd'hui avec cet ensemble et cette intelligence ; presque tous même n'opèrent qu'isolément dans les genres d'industrie où les portent leurs instincts. » Il est presque impossible de donner le chiffre exact de cette population voyageuse, parce qu'il est essentiellement variable et va toujours croissant. Il est probable qu'il s'élève en ce moment à dix mille individus au moins, dont neuf mille cinq cents émigrants à l'intérieur et cinq cents hors de France. Les premiers partent isolément ou par petits groupes et en se faisant suivre d'apprentis, qui n'obtiennent de rétribution qu'après trois ou quatre années de travail gratuit les seconds partent par troupes à l'étranger et surtout en Espagne, où ils exercent toutes sortes de professions. » On compte qu'il sort, année moyenne, de l'arrondissement d'Aurillac environ deux mille trois cents porteurs d'eau, commissionnaires, savetiers, chaudronniers, fondeurs d'étain, portefaix, marchands de parapluies, de bestiaux et de fromage, etc.; de celui de Saint-Flour, deux mille sept cents scieurs de long, pionniers, maçons, merciers, colporteurs, bergers, portefaix, commissionnaires, chaudronniers, ferblantiers, lanterniers et porteurs d'eau; de celui de Mauriac, deux mille marchands de parapluies, cordonniers, boisseliers, terrassiers, quincailliers, merciers et chaudronniers de celui de Murat, enfin, trois mille commissionnaires, porteurs d'eau, marchands de parapluies, colporteurs, merciers, chaudronniers et fondeurs d'étain. Ces émigrants réalisent à peu près un million quatre cent quarante-trois mille francs de bénéfices mais, si quelques-uns gagnent honnêtement une somme de trois cents francs en sept mois d'absence, beaucoup rapportent des sommes assez considérables, mais trop souvent mal acquises. Tels sont ces industriels sortis des environs de Massiac, de Marcenat, de Saint-Flour, de Mauriac et d'Allanche, et signalés, sous le nom de leveurs, comme le fléau du commerce.

C'est aussi le nom d'un pays, le Cantalès.
Ce pays s'étendait au nord-ouest d’Aurillac. En date de 885,
une donation fut faite à l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue d'une
église, au lieu dit Campellus, et d'une manse dans la villa
de Karidoà.
Le Cantalès s’étendait de Pleaux à Saint-Rémy
au nord, de Saint-Santin-Cantalès à Saint-Étienne-Cantalès à
l’ouest, et de Saint-Étienne jusqu’aux frontières d’Aurillac
au sud, en passant par Viescamp. À l’est, le Cantalès s’arrêtait
avant Naucelles et Marmanhac, se poursuivant peut-être jusqu’aux
montagnes.
Aurillac


Cette ville doit son nom à Aureliacum,
le domaine d'Aurelius soldat romain qui y installe sa demeure.
Au IXème siècle les comtes d’Auvergne vienne construire
le Château Saint Etienne ainsi qu’une Abbaye placé sous le patronage
de son fondateur Saint Géraud. C'est Géraud d'Aurillac qui,
en 885, jette les fondements de la nouvelle abbaye, délimite
l'enceinte de son enclos dans la plaine qui est en contrebas
du château Saint-Étienne et de l'ancienne église Saint-Clément
où ses parents étaient enterrés, et qui, pendant dix-huit ans,
fait bâtir la première église abbatiale dédicacée en 916 ou
918 sous le vocable de Saint-Pierre et Saint-Paul. Après la
consécration de la première église abbatiale en 916, Géraud
d'Aurillac affranchit les cent premiers serfs (nombre maximum
que permettait le droit romain), et délimite un vaste territoire
entre quatre croix qu'il donne à tous ceux qui voudront s'y
établir. Ce franc alleu, qui est à l'origine de la ville d'Aurillac,
est une des premières sauvetés connues. Géraud avait voulu l'affranchissement
gracieux de tous les serfs de son domaine. Par la suite on ne
trouvera jamais aucune trace de servage dans cette région ;
Vers 910 l’abbaye devient un important lieu de pèlerinage
sur la route de Saint Jacques de Compostelle.
Elle accueillera
et formera le moine Gerbert, qui sera élevé au pontificat sous
le nom de Sylvestre II. A la fin du XIIe siècle, les "bourgeois"
d'Aurillac, apparaissent pour la première fois dans les textes
avec la nomination des consuls en accord avec le Père abbé qui
reste le seigneur. Le château sera détruit en 1233, ravagé par
la croisade des Albigeois. En 1366, le siège de Bailliage Royal
des Montagnes fut définitivement fixé à Aurillac, affirmant
ainsi son rôle de capitale administrative de la Haute-Auvergne.
Mauriac

Mauriac, siège d'un archiprêtré puis d'une prévôté (juge de 1re instance et police), confirme au moyen âge son statut de ville-centre de Haute Auvergne. François Ier y installe en 1543 le siège d'une Election (justice fiscale). La cité obtient en 1554 du pouvoir royal, des consuls et son indépendance de ville, en se détachant du pouvoir seigneurial du Doyen du monastère. Un collège de Jésuites s'y installe au XVIe siècle, l'un des premiers en Auvergne, fermé et vendu comme bien national ecclésiastique par la Convention et rouvert, après rachat des biens, en 1802 sous fonds municipaux. L'intendant d'Auvergne nomme un subdélégué à Mauriac au XVIIIe siècle, que le Consulat transformera en 1800 (an VIII) en sous-préfet d'arrondissement après une période révolutionnaire plutôt intense marquée par des destructions et l'exécution d'un prêtre réfractaire. La sous-préfecture est ensuite confirmée. En 1846, l'église romane de Notre-Dame des Miracles reçoit du pape le titre de basilique en raison de sa qualité d'église de pèlerinage.

Saint-Flour

Les premières traces d'occupation découvertes dans le secteur de Saint-Flour remontent à l'âge du Bronze. On retrouve notamment de nombreux dolmens comme la table du loup, dolmen de Touls près de Coltines, dolmen de Mons à Saint-Flour. En effet, au Xème siècle encore, la montagne d’« Indiciac » ne compte que quelques maisons autour d’une petite église abritant les reliques de saint Florus. Celle-ci fait partie des domaines de la famille possessionnée à Brezons, branche issue, comme celle des Nonette, de la famille des vicomtes de Clermont. Or vers 980, Eustorge II de Brezons, dit « le Clerc », donne le sanctuaire qui s’y trouve au monastère de Sauxillanges, lequel dépend de l’abbaye de Cluny. Vers 980/990, son successeur, Eustorge III le Taureau Rouge reprend la propriété ancestrale, apparemment sur ordre de son parent Amblard II de Nonette, qui agit comme ce que l’on appellera plus tard un suzerain. En avril 998, à la demande de l’abbé général de Cluny Odilon de Mercœur, le pape Grégoire V condamne ce genre d’usurpation : Indiciac est nommément cité. En août 999 (ou 1000), Eustorge III rend Indiciac à Cluny. Cependant, à la première occasion, les Nonette et Brezons reprennent leur bien et accroissent leur emprise sur la Planèze environnante, non sans exactions.


À Brezons, un autre Amblard succède à Eustorge III : il se laisse convaincre de rendre Indiciac à l’Église. Amblard II de Nonette refuse d’abord de valider ce don, mais, après avoir assassiné Guillaume Brunet, un proche parent cohéritier pour certaines terres, il est forcé de composer, eu égard à l'horreur de ce crime. Il se présente à l’évêque de Clermont, qui le renvoie devant le pape. À Rome, après une pénitence au sanctuaire de Saint-Michel, il rend officiellement Indiciac. Mais rentrant en France, il fait mine de revenir sur sa parole, obtenant ainsi un dédommagement de la part d’Amblard de Brezons, dont il pense qu’il a négocié dans son dos avec Cluny, plaçant son fils comme prévôt du nouveau monastère. La situation peinant à se stabiliser, l’abbé Odilon doit venir en personne et réunir les puissants de la région. Plus encore, une cérémonie symbolique est organisée pour attester du don du domaine à l’Église : les deux Amblard viennent « en étrangers » demander au domaine de Saint-Flour du pain, du vin et de l’eau, qu’on leur sert sous un frêne. Enfin, suprême précaution, Odilon de Mercœur fait ratifier la donation par un diplôme royal (1020). Ce lieu deviendra, non sans vicissitude le prieuré de Saint-Flour.
Saler


En France, il existe des lieux où le temps semble s’être figé dans un passé lointain et qui offrent au regard de superbes édifices, témoins muets d’un glorieux passé. Le village de Salers est l’un de ces lieux enchanteurs qui nous rappelle que notre pays est le miroir de notre passé. Ville du XVème siècle, elle nous présente ses édifices, que les flétrissures du temps n’ont fait qu’effleurer, gardant ainsi son précieux patrimoine. Salers est un ancien baillage royal, c'est-à-dire une circonscription administrative où le Bailli, représente le roi. A ce titre il exerce les fonctions de gardien de l’ordre royal, il collecte les impôts, nomme les gents d’armes qui assureront la défense de la cité et le maintien de l’ordre. Il assure également la justice et il juge également les différents entre noble. Le Baillage de la Haute Auvergne fut crée en 1564 et Salers en fut le siège. Nous sommes à deux pas du Plomb du Cantal et également à proximité du Puy Mary en plein cœur du parc des Volcans d’Auvergne. Aujourd’hui Salers est une petite cité coquette, perchée sur son aplomb rocheux à près de 1000 mètres d’altitude, où de très nombreux artisans d'art viennent s'installer pour offrir au regard le travail du cristallier ou le talent du confectionneur de sorcières portes bonheurs.