Histoire de la Seine Saint-Denis



Les départements de la grande couronne de l’Ile de France - Essonne (91) - Hauts-de-Seine (92) - Seine-Saint-Denis (93) – Val de Marne (94) – Val d’Oise (95) -, crées par la loi du 10 juillet 1964, non pas d’histoire propre. En effet, ils sont tous issus du démembrement du département de la Seine et Oise. Une notice historique est disponible en consultant cet ancien département en cliquant sur l’icone ci-contre.
Bobigny

Bobigny, village de l'ancienne province de l'Ile-de France, aujourd'hui du département de la Seine, de l'arrondissement de Saint-Denis et du canton de Pantin, est situé après ce bourg en partant de Paris par la Petite-Villette et suivant la route d'Allemagne. A l'opposé de Pantin et d'Aubervilliers, c'est-à-dire à l'est, le territoire de Bobigny est limité par celui de Bondy; au nord, il est terminé par les territoires de la Courneuve et de Drancy, et au sud par ceux de Noisy-le-Sec et de Romainville. Des tours de l'église métropolitaine au clocher de Bobigny, on compte dix kilomètres trois hectomètres de distance, et de la muraille d'enceinte au Petit-Bobigny deux kilomètres trois hectomètres environ. Bobigny, au dire d'Adrien de Valois et de l'abbé Lebeuf, remonterait au temps où les Romains dominaient encore dans les Gaules, vers 450. Il aurait reçu son nom d'un capitaine de cette nation appelé Balbin, lequel, en ces jours de décadence pour l'empire, commandait un poste à cet endroit. « Balbiniacum a Balbino aliquo nomen habet. » Ce nom, du reste, était assez commun chez le peuple conquérant. Aussi, en plus du village dont il est ici parlé, s'en trouve-t-il en France deux autres qui le portent également, l'un dans l'arrondissement de Beaune (Côte d'Or), et l'autre dans l'arrondissement de Valognes (Manche). De Balbiniacum Balbiniaci, on a fait en français Baulbigny, puis Baubigny, et enfin Bobigny. Cette orthographe, adoptée aujourd'hui, était déjà en usage au milieu du xv" siècle. Le terrier de cette époque, des hoirs de Charles de Montmorency d'Auvrayménil et de Goussainville, seigneur de Bobigny. Après Balbin, nous ne trouvons point d'autre personnage important à citer dans les temps reculés que la riche dame Hermentrude, qui vivait vers l'an 650, avait du bien aux environs de Paris et particulièrement à Bobigny. Autorisée par le comte de Paris Mommole, et par son lieutenant Baudacharius à faire son testament, elle légua à son cher fils la bonne moitié de ce qu'elle possédait à Bobigny, tant en habits qu'en meubles et en bestiaux. Nous ne pouvons pas certifier que la villa ou le hameau de Bobigny fût déjà une commune ou communauté d'habitants possédant une administration et un maire à sa tête pour le règlement de ses intérêts temporels, non plus qu'une paroisse ou famille chrétienne, avec son curé et ses administrateurs des intérêts religieux. Cependant en l'année 1050, sous le règne de Henri 1er, fondateur du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, et du temps d'Imbert de Vergy, évêque de Paris, il y avait un bénéficier de la cure et de l'église de Bobigny; c'était Gualéran, chantre de la cathédrale de Paris. Et nous voyons qu'en 1089, étant dans un âge avancé, ce chanoine de la Métropole se démit de son bénéfice, afin de laisser à Geoffroy de Boulogne, successeur d'Imbert, l'agrément de le transmettre au prieuré de Saint-Martin-des- Champs de Paris. Ce que fit cet illustre évêque dans le courant de cette même année 1089, après avoir obtenu néanmoins le consentement de Drogon, archidiacre de l'archidiaconé de Paris, duquel relevait la cure et l'autel de Bobigny. Ainsi donc Bobigny, dès l'an 1050 au plus tard, forma une communauté d'habitants érigée en paroisse, une chrétienté possédant son église sous le vocable de saint André, apôtre, et faisant partie du premier des trois archidiaconés du diocèse, le grand archidiaconé1, et du doyenné de Montreuil. La division du diocèse de Paris en trois archidiaconés, ceux de Paris, de Brie et de Josas, qui s'est maintenue sans variation aucune jusqu'en 1790, remonterait à Charlemagne. Plus tard le siège du doyenné, situé à l'est du grand archidiaconé de Paris, fut transféré de Montreuil-sous-Bois à Montfermeil et en dernier lieu à Chelles.
Le Raincy
Cette sous préfecture de la Seine Saint-Denis
fut appelé Livry en Launoy, du nom d'une abbaye qui se trouvait
à l’emplacement de la ville actuelle. Sa population en 1840
était d’environ 1 100 habitants, la commune en accueille de
nos jours près de 14 000
Livry est un village fort ancien,
longtemps célèbre par son abbaye et par son château fort, qui
appartenait en 1128 à Etienne de Garlande. Ce château fort était
tellement considérable, qu'il fallut toutes les forces de Louis
le Gros pour le réduite. L'abbé Suger raconte, dans sa Vie de
Louis le Gros , qu'Etienne de Garlande avait pris parti pour
Amaury deMontfort, qui était en guerre contre ce monarque, celui-ci
forma aussitôt le siège du château d'Etienne. Le roi d'Angleterre
et Thibaud, comte de Champagne, volèrent en même temps à son
secours, et mirent dans le château assiégé une forte garnison.
Louis n'en devint que plus opiniâtre dans le dessein de se rendre
maître de la place ; des deux côtés on fit des préparatifs pareils
pour la défense et pour l'attaque. Louis doubla le nombre de
ses troupes , et fit construire et amener toutes les machines
alors en usage dans les sièges. Il livra plusieurs assauts toujours
rendus inutiles par la vigoureuse résistance des troupes renfermées
dans la forteresse.

Enfin, après un dernier assaut où il
avait employé tous ses soldats et ses machines de guerre, le
monarque français se rendit maître de la place ; mais les assiégés
s'étaient défendus avec tant d'acharnement, que l'armée française
y fit une perte immense en morts et en blessés, Raoul, comte
de Vermandois , cousin de Louis, perdit un œil à cette attaque,
et le roi lui-même y fut blessé à la cuisse par une pierre qu'une
des machinés de la placé avait lancée contre lui. Ces deux accidents
lui inspirèrent une telle fureur , qu'il ne fit aucun quartier
aux assiégés, et fit détruire de fond en comble le château.
Lés rois de France ont eu aussi un château ou maison royale
à Livry, car on à d'eux plusieurs chartes datées de cette résidence.
Philippe le Bel y était en 1305 et 1311, et Philippe le Long
en 1317. L'abbaye de Livry devait son origine à une chapelle
située près de Livry , que Guillaume de Garlande et sa femme,
en 1186 , voulurent faire desservir par des chanoines réguliers
de l'abbaye de Saint-Vincent de Senlis. Le roi Philippe Auguste
accorda d'abord en 1197 , une somme de quarante livres pour
aider à établir cette abbaye, et confirma les donations faites
par le seigneur de Livry , en sorte que dès l'an 1200, l'abbaye
se trouva fondée , et l'église élevée. Cette abbaye, qui eut
parmi ses abbés plusieurs hommes remarquables pour leur temps,
fut détruite pendant la révolution, et vendue comme bien national.
Le village de Livry possède une petite place publique ornée
d’une élégante fontaine. Les promenades des environs sont délicieuses.
Saint-Denis


Ce village, dont les premières maisons
touchent aux barrières de la capitale, forme la continuation
du faubourg St-Denis. Il forme cependant une commune séparée,
qui doit son origine à une chapelle élevée en l'honneur de sainte
Geneviève. Les Anglais le brûlèrent en 1358, et les Armagnacs
en 1418. C'est sur son territoire que se tenait autrefois la
fameuse foire du Landit, le mercredi avant la fête de saint
Barnabé et les jours suivants.
A l'extrémité de ce village
commence la belle avenue qui conduit à St-Denis, dont on découvre
de là les clochers; à gauche s'élève la butte Montmartre
La ville de St-Denis est située dans une belle plaine, sur les
rivières de Croud et du Rouillon, près de la rive droite de
la Seine, et sur un canal qui fait communiquer cette rivière
au canal de l'Ourcq. Elle était autrefois fortifiée et a soutenu
plusieurs sièges. Les Orléanais la prirent en 1411l sous le
règne de Charles VI pendant qu'il assiégeait Paris.
L'année
suivante elle tomba au pouvoir des Anglais. Les ligueur et les
frondeurs s'en emparèrent également dans le siècles suivants.

En 1567, les catholique et les protestants se livrèrent une bataille sanglante dans la plaine qui avoisine cette ville. Le 1 octobre 1789, le maire de St-Denis fut massacré par suite d'une insurrection causée par la cherté du pain. En 1814, cette ville fut prise par les armées des puissances étrangères, après une vigoureuse résistance de la part des Français chargés de la défendre
Explosion à Saint Denis

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